EDITO DE LA SEMAINE DU 27 JUILLET AU 2 AOUT

EDITO

« Parle de ta mère et tu raconteras toutes les mères du monde ». Paco Leon.

« Carmina », matrone redoutable, affectueuse et manipulatrice, décide, avec la complicité de sa fille, de cacher pendant quelques jours la mort de son mari pour toucher son ultime pension. Comédie loufoque, teintée d’humour noir, ce film de Paco Leon, récompensé par le prix Jules Verne lors du festival du cinéma espagnol de Nantes, nous parle avec cynisme de ces mères, gardiennes féroces et rusées de leurs progénitures, prêtes à tout pour défendre les leurs.
A travers l’histoire de Samir, grand dégingandé maladroit et tendre, tombant amoureux d’une maitre-nageuse, Solweig Anspach, dans     « L’Effet Aquatique », nous transporte d’un lieu hautement démocratique, la piscine de Montreuil, aux espaces sauvages islandais parsemés de sources chaudes. Comédie posthume, fantaisiste, poétique, la réalisatrice de « Lulu femme nue » nous a charmés dans ce dernier film qui nous parle avec humour et tendresse de ces petites choses de la vie incongrues et cocasses qui témoignent parfois du passage amoureux.
« La tortue rouge », de Michael Dudok de Wit, commence comme une robinsonnade, celle d’un homme seul rescapé d’un naufrage, échoué sur une île déserte dans une nature hostile. Mais aussi récit mythologique, la rencontre entre cet homme et une tortue géante, divinité marine se muant en femme par amour, permet d’aborder des thèmes tels que la correspondance entre le temps et la vie humaine, la lente évolution du milieu naturel et le cycle de la vie, la circularité du temps, la séparation et l’union. Film muet qui laisse une part belle à la musique, ce long métrage est une des grandes révélations du festival de Cannes 2016.

Que cette nouvelle semaine cinématographique vous mette en joie.
Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Lea » de Marco Tullio Giordana, est une excellente surprise de l’été. Ce film relate le combat inattendu de la compagne d’un mafieux calabrais souhaitant mettre à l’abri son enfant des turpitudes du milieu. Le scénario dénonce avec succès l’absurdité et l’impitoyable cruauté des codes mafieux, sans foi, ni loi, qui se prétendent courageux. L’actrice, qui campe une éternelle effrontée à qui rien ne fait peur, portée par le besoin impérieux de protéger par dessus tout sa fille, joue avec une telle vérité qu’on se croirait dans la réalité et non dans un film.

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents. La quête permanente de Scrat pour attraper son insaisissable noisette le catapulte dans l’espace où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge De Glace. Toute la joyeuse bande va devoir se lancer dans une nouvelle aventure pleine de rire, de suspens, et d’action pour enrayer la menace qui pèse sur le monde.

Bon cinéma, Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 JUILLET

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier, Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents. La quête permanente de Scrat pour attraper son insaisissable noisette le catapulte dans l’espace où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge De Glace. Toute la joyeuse bande va devoir se lancer dans une nouvelle aventure pleine de rire, de suspens, et d’action pour enrayer la menace qui pèse sur le monde.

« Dans les forets de Sibérie » de Safy Nebbou, est librement inspiré du livre éponyme de Sylvain Tesson. Ce film nous conte la retraite dans une cabane au bord du lac Baïkal, de Teddy, jeune homme en quête d’absolu. Un éloge du temps, de la lenteur, de la contemplation, et surtout, de la solitude. Magnifique, une invitation au lâcher prise, remarquable performance de Raphaël Personnaz, portée par la sublime musique d’Ibrahim Maalouf. Une vraie bouffée d’oxygène!

Bon Cinéma, Xavier

EDITO

 » L’idée de créer une histoire avec une grande tortue est venue assez vite.
Il fallait une créature de l’océan impressionnante et respectée. La tortue de mer est solitaire, paisible et elle disparaît pendant des longues périodes dans l’océan infini. Elle donne l’impression d’être proche de l’immortalité. Sa couleur rouge intense lui va bien et la créature ressort visuellement « 

Michael Dudok de Wit.

Prix spécial du jury dans la sélection Un Certain Regard, « La tortue rouge », de Michael Dudok de Wit, commence comme une robinsonnade, celle d’un homme seul rescapé d’un naufrage, échoué sur une île déserte dans une nature hostile. Mais aussi récit mythologique, la rencontre entre cet homme et une tortue géante, divinité marine se muant en femme par amour, permet d’aborder des thèmes tels que la correspondance entre le temps et la vie humaine, la lente évolution du milieu naturel et le cycle de la vie, la circularité du temps, la séparation et l’union. Inspiré par l’art graphique des moines japonais et chinois du XVII ème siècle, l’auteur avait déjà été vivement remarqué avec ses précédents films : « Le Moine et le Poisson » et « Père et Fille ». Film muet qui laisse une part belle à la musique, ce long métrage est une des grandes révélations du festival de Cannes 2016.
Portrait intime, sensible, d’un des plus grands chorégraphes contemporains, engagé politiquement dans la vie professionnelle comme dans sa vie privée, « Mr Gaga, sur les pas d’Ohad Naharin », de Tomer Heymann, est un documentaire passionnant sur ce chef de file de la danse contemporaine, directeur de la Batsheva Dance Company.
Récit d’aventure, « La loi de la jungle », d’Antonin Peretjako, est une farce politique, une comédie follement déjantée, dénonçant derrière des allures potaches et loufoques, l’absurdité des lois administratives et l’impérialisme européen.

Belles projections à tous. Frédérique

EDITO DE LA SEMAINE DU 13 AU 19 JUILLET

EDITO

« Le problème quand on fait des films qui ne se prennent pas au sérieux, c’est que le propos risque de ne pas être pris au sérieux non plus. Certains spectateurs n’iront pas chercher au-delà des gags ».

Antonin Peretjako.

Récit des aventures de deux stagiaires plus que trentenaires chargés de relancer le tourisme en Guyane à travers le projet européen « Guyaneige », « La loi de la jungle », d’Antonin Peretjako, est une farce politique, une comédie follement déjantée, absurde et fantaisiste, dénonçant derrière des allures potaches et loufoques, l’absurdité des lois administratives, l’impérialisme européen et la corruption.

Portrait intime, sensible, d’un des plus grands chorégraphes contemporains, engagé politiquement dans la vie professionnelle comme dans sa vie privée, « Mr Gaga, sur les pas d’Ohad Naharin », de Tomer Heymann, est un documentaire passionnant sur ce chef de file de la danse contemporaine, directeur de la Batsheva Dance Company.

« Irréprochable », de Sébastien Marnier, est le portrait d’une femme, agent immobilier, au chômage depuis un an, prête à tout pour obtenir un emploi. Sociopathe, inquiétante et opaque, Constance apprenant qu’un poste s’est libéré, revient dans sa ville natale où le job est convoité par une jeune battante, séduisante et moins coûteuse. Histoire d’une tragédie personnelle, thriller psychologique, ce film questionne : quelle est la part d’humanité chez un être confronté à la loi intraitable du marché de l’emploi ?

Belles projections à tous.
Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents. La quête permanente de Scrat pour attraper son insaisissable noisette le catapulte dans l’espace où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge De Glace. Toute la joyeuse bande va devoir se lancer dans une nouvelle aventure pleine de rire, de suspens, et d’action pour enrayer la menace qui pèse sur le monde.

« Dans les forets de Sibérie » de Safy Nebbou, est librement inspiré du livre éponyme de Sylvain Tesson. Ce film nous conte la retraite dans une cabane au bord du lac Baïkal, de Teddy, jeune homme en quête d’absolu. Un éloge du temps, de la lenteur, de la contemplation, et surtout, de la solitude. Magnifique, une invitation au lâcher prise, remarquable performance de Raphaël Personnaz, portée par la sublime musique d’Ibrahim Maalouf. Une vraie bouffée d’oxygène!

Bon cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 6 AU 12 JUILLET

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier, Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents. La quête permanente de Scrat pour attraper son insaisissable noisette le catapulte dans l’espace où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge De Glace. Toute la joyeuse bande va devoir se lancer dans une nouvelle aventure pleine de rire, de suspens, et d’action pour enrayer la menace qui pèse sur le monde.

« Dans les forets de Sibérie » de Safy Nebbou, est librement inspiré du livre éponyme de Sylvain Tesson. Ce film nous conte la retraite dans une cabane au bord du lac Baïkal, de Teddy, jeune homme en quête d’absolu. Un éloge du temps, de la lenteur, de la contemplation, et surtout, de la solitude. Magnifique, une invitation au lâcher prise, remarquable performance de Raphaël Personnaz, portée par la sublime musique d’Ibrahim Maalouf. Une vraie bouffée d’oxygène!

« Tout de suite maintenant » de Pascale Bonitzer, est un film sur l’esprit du temps. Pace que nous voulons tous réaliser nos désirs « tout de suite », avoir des résultats immédiatement, savoir gagner, être reconnu… c’est le temps millimètré. Le petit monde codifié des affaires, au milieu des histoires de familles, des faux semblants, des intrigues professionnelles où les uns et les autres se déchirent ou se retrouvent. C’est un sujet que Bonitzer, traite comme d’habitude avec drôlerie et précision. Les acteurs sont des pointures du même niveau que le film.

Bon Cinéma, Xavier

EDITO

« Je suis très touché par ces personnages dont j’aime trouver l’humanité derrière la folie
et c’est à travers eux que je me sens le plus à ma place pour parler des violences du monde. »

Sébastien Marnier.

« Irréprochable », de Sébastien Marnier, est le portrait d’une femme, agent immobilier, au chômage depuis un an, prête à tout pour obtenir un emploi. Sociopathe, inquiétante et opaque, Constance apprenant qu’un poste s’est libéré, revient dans sa ville natale où le job est convoité par une jeune battante, séduisante et moins couteuse. Histoire d’une tragédie personnelle, thriller psychologique, ce film questionne : quelle est la part d’humanité chez des êtres confrontés à la loi intraitable du marché de l’emploi ?

Un repas de famille au cours duquel le passé ambigu d’un père médecin ressurgit, deux jumeaux qui entretiennent une relation incestueuse, l’avortement, « Illégitime » d’Adrian Sitaru aborde des sujets difficiles, inconfortables, dérangeants tout en posant une relecture du régime de Ceausescu, des Etats totalitaires en général et un regard acerbe sur la société post-communiste.

Film sombre, « Diamant Noir », d’Arthur Harari nous entraîne dans le milieu des diamantaires anversois. Pier vit de menus larcins sous l’égide d’un délinquant averti remplaçant la figure paternelle. Quand son propre père trahi, chassé spolié par sa famille décède, il décide de le venger. Premier long métrage d’un cinéaste prometteur, ce film a obtenu le prix spécial du jury au festival de Beaune.

Film musical s’inspirant d’une histoire vraie, « Le Professeur de Violon », de Sergio Machado, nous conte l’histoire d’un violoniste se préparant à faire carrière dans un grand orchestre. Après un échec lors des qualifications, il accepte d’enseigner la musique à des jeunes issus d’une favela.

Que cette nouvelle semaine cinématographique soit belle. Frédérique

Le Centre / Le Club gap