EDITO DE LA SEMAINE DU 18 AU 24 JANVIER 2017

L’ÉDITO

20 ans du festival Télérama, Gap deuxième !

Cinéaste à contre-courant, Jim Jarmusch nous revient avec « Paterson », l’histoire d’un personnage éponyme qui vit à Paterson, une ville de poètes, avec Laura et Marvin, un bouledogue anglais. Il est chauffeur de bus, écrit des poèmes, elle multiplie les expériences artistiques.

« La tortue rouge », de Michael Dudok de Wit, commence comme une robinsonnade, celle d’un homme rescapé d’un naufrage, échoué sur une île déserte. Récit mythologique, la rencontre entre cet homme et une tortue géante, divinité marine se muant en femme par amour, permet d’aborder des thèmes tels que la correspondance entre le temps et la vie humaine, la séparation et l’union.

« Ma vie de courgette », de Claude Barras et Céline Sciamma est un récit tendre et dur, sur la maltraitance et la capacité de résilience, sur l’amitié et la bienveillance des adultes. Il met en scène des figurines de pâte à modeler aux yeux ronds qui représentent des enfants cabossés par des situations familiales particulièrement difficiles.

« Julieta », le dernier film de Pedro Almodovar, résonne telle une tragédie grecque. Le réalisateur nous entraîne sur les pas d’une femme rongée par la culpabilité.

Dans, « Moi, Daniel Blake », Ken Loach, dénonce l’absurdité et la perversité de la politique du système social britannique. Il n’a en fait jamais cessé de pointer du doigt les injustices engendrées par le néo-libéralisme toujours plus impitoyable avec les laissés pour compte de notre société.

Récit choral, le dernier film de Woody Allen « Cafe Society », nous emporte dans les années trente, en Amérique, dans le milieu des artistes, des mondains, des personnalités qui fréquentaient les clubs, les cafés, les restaurants à la mode.

Mélo ou conte cruel, Ozon, dans « Frantz », revisite les thèmes qui lui sont chers, le deuil, l’absence, le remplacement et l’initiation à l’amour. En Allemagne, au lendemain de la première guerre mondiale, Anna se recueille sur la tombe de son fiancé mort au champ d’honneur. Elle y rencontre Adrien, un français qui se présente comme son ami.

« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, espiègle, libertaire, sensible, audacieux, semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille, Ines, une cadre supérieure ambitieuse qui poursuit une carrière dans un cabinet d’audit international.

« Elle », de Paul Verhoeven, est un film noir, ironique, drôle et dérangeant interprété par une immense actrice à la fois perverse et vénéneuse : Isabelle Huppert. Agressée plusieurs fois chez elle par un homme masqué et mystérieux, elle semble inébranlable.

Road-movie teinté de fantastique dans une Amérique gangrénée par les sectes, « Midnight Special », de Jeff Nichols, est un récit nimbé de mystères sur la cavale d’un père et de son fils messianique.

Séance évènement parmi les 20 films des 20 éditions

« Dans ses yeux », de Juan Jose Campanella, est un thriller politique qui nous entraîne dans l’histoire d’un meurtre pendant la période de la dictature argentine. 25 ans plus tard, l’enquêteur décide d’écrire un roman concernant cette affaire non élucidée.

Avant-première !

Biopic bouleversant de Pablo Larrain sur « Jackie », après l’assassinat en 1963 de John. F. Kennedy. Traumatisée, isolée, elle s’attache néanmoins à défendre l’héritage politique de son mari.

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Quelques minutes apres minuit » de Juan Antonio Bayona, est un conte initiatique aux accents oniriques où les sentiments se heurtent avec fracas, amorce avec délicatesse la perte d’une innocence enfantine face à la complexité, la violence et la souffrance d’un monde d’adulte. Tendre, poétique, vibrant et émouvant, une véritable réussite scénaristique et visuelle, saupoudrée d’un zest de fantastique !

« Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan est un film magnifique, puissant et intriguant ! Un mélodrame au rythme lent, noueux et cristallin comme un matin d’hiver dans un Massachusets glacé. Avec des images sublimes (des lumières et des couleurs en cohésion parfaite avec la dramaturgie du film), un récit solide, bien mené et une ambiance saisissante. Casey Affleck crève l’écran tant il est juste dans ce rôle d’un homme brisé. Il transmet tout de cette monstrueuse difficulté que vit son personnage. A voir en VOSTFR ou en VF.

« Primaire » d’Hélène Angel se passe dans une école primaire, comme si nous y étions vraiment, tant la mise en scène et les prises de vue, à hauteur d’enfants, collent à la réalité. Il s’agit d’une comédie sociale, et d’un drame à la fois, où une professeur des écoles va tout mettre en oeuvre pour « sauver » un enfant en difficulté, à ses dépens à elle et à celui de son propre fils. Dans ce film, on passe du rire aux larmes, de l’idéalisme à la raison, de l’amertume à l’enthousiasme avec bonheur.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux! Dans des décors splendides, les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 11 AU 17 JANVIER 2017

EDITO

« Ce type de lien, de rapport à la mère n’a jamais existé dans ma vie et j’avais beaucoup de curiosité pour cette relation d’amour absolu, qui prendra fin brutalement avec son décès. Je me crois assez vacciné contre un certain sentimentalisme, contre le pathos, mais je ne voulais pas pour autant aller contre le livre. Le film lui reste fidèle ». Marco Bellocchio.

Quand il doit vendre l’appartement de ses parents, Massimo, journaliste turinois, voit ressurgir les fantômes du passé liés à la mystérieuse disparition de sa mère. Récit poignant et subtil d’un traumatisme de l’enfance, des non-dits, des conséquences sur l’adolescent et l’adulte, « Fais de Beaux Rêves », entre songe et mensonge, phantasme et réalité, ombre et lumière, rêve et cauchemar, vivre et mourir, témoigne de l’extraordinaire maîtrise de la mise en scène d’un cinéaste virtuose, dernier grand représentant de la nouvelle vague du cinéma italien : Marco Bellochio.

Cinéaste prolifique (« No »… « Neruda », bientôt « Jackie »), Pablo Larrain n’a pas décidé de réaliser un biopic sur cet immense poète, écrivain, homme politique, diplomate, jouisseur, aventurier, trivial, truculent… Tant le personnage est complexe. C’est bien dans les chemins de la création, de l’invention, dans son monde, son univers, son cosmos, qu’a décidé de nous entraîner le réalisateur de « Neruda ». Alors que l’homme destitué est en fuite, poursuivi par Peluchonneau inspecteur de police, il établit entre ces deux protagonistes un étrange jeu de chat et de souris, de traqueur et traqué, interrogeant, qui est le cauchemar de l’autre ?

Belles projection à tous ! Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan est un film magnifique, puissant et intriguant ! Un mélodrame au rythme lent, noueux et cristallin comme un matin d’hiver dans un Massachusets glacé. Avec des images sublimes (des lumières et des couleurs en cohésion parfaite avec la dramaturgie du film), un récit solide, bien mené et une ambiance saisissante. Casey Affleck crève l’écran tant il est juste dans ce rôle d’un homme brisé. Il transmet tout de cette monstrueuse difficulté que vit son personnage. A voir en VOSTFR ou en VF.

« Primaire » d’Hélène Angel se passe dans une école primaire, comme si nous y étions vraiment, tant la mise en scène et les prises de vue, à hauteur d’enfants, collent à la réalité. Il s’agit d’une comédie sociale, et d’un drame à la fois, où une professeur des écoles (merveilleusement interprétée par Sarah Forestier) se dévoue entièrement à sa classe. Malgré le décalage aberrant entre les programmes rigides édictés loin de la vie d’une classe, malgré l’incompréhension de ses collègues de travail, elle va tout mettre en oeuvre pour « sauver » un enfant en difficulté, à ses dépens à elle et à celui de son propre fils. Mais elle va tellement apprendre de la vie que dans ce film, on passe du rire aux larmes, de l’idéalisme à la raison, de l’amertume à l’enthousiasme avec bonheur.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux! Dans des décors splendides, les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 4 AU 10 JANVIER 2017

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Primaire » d’Hélène Angel se passe dans une école primaire, comme si nous y étions vraiment, tant la mise en scène et les prises de vue, à hauteur d’enfants, collent à la réalité. Il s’agit d’une comédie sociale, et d’un drame à la fois, où une professeur des écoles (merveilleusement interprétée par Sarah Forestier) se dévoue entièrement à sa classe. Malgré le décalage aberrant entre les programmes rigides édictés loin de la vie d’une classe, malgré l’incompréhension de ses collègues de travail, elle va tout mettre en oeuvre pour « sauver » un enfant en difficulté, à ses dépens à elle et à celui de son propre fils. Mais elle va tellement apprendre de la vie que dans ce film, on passe du rire aux larmes, de l’idéalisme à la raison, de l’amertume à l’enthousiasme avec bonheur.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux pour les fêtes de fin d’année ! Dans des décors splendides, (un Paris du 19e siècle très bien réalisé, avec une Tour Eiffel en pleine construction et un Opéra Garnier dans toute sa splendeur). Les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma, Xavier

EDITO

« Je veux qu’on n’attende plus jamais personne à la porte d’un hôtel de ville pour l’arrêter, pour l’expulser.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l’immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire écouter, s’épanouir. » Pablo Neruda.

Cinéaste prolifique (« No »« Neruda », bientôt « Jackie »), Pablo Larrain n’a pas décidé de réaliser un biopic sur cet immense poète, écrivain, homme politique, diplomate, jouisseur, aventurier, trivial, truculent… tant le personnage et complexe. C’est bien dans les chemins de la création, de l’invention, dans son monde, son univers, son cosmos, qu’a décidé de nous entraîner le réalisateur de « Neruda ». Alors que l’homme destitué est en fuite, poursuivi par Peluchonneau inspecteur de police, il établit entre ces deux protagonistes un étrange jeu de chat et de souris, de traqueur et traqué, interrogeant, qui est le cauchemar de l’autre ?

Cinéaste à contre-courant, Jim Jarmusch nous revient avec « Paterson », l’histoire d’un personnage éponyme qui vit à Paterson, une ville de poètes, avec Laura et Marvin, un bouledogue anglais. Il est chauffeur de bus, écrit des poèmes, elle multiplie les expériences artistiques.

Comédie déjantée et dépaysante de Sébastien Betbeder, « Le Voyage au Groenland » nous conte l’histoire de deux
« adulescents » intermittents du spectacle, qui décident d’aller à la rencontre des Inuits. Attachants, décalés, engagés dans des situations cocasses, ils nouent avec les autochtones de suaves relations.

Beau portrait de femme, « Ma’Rosa », de Brillante Mendoza, récompensé par le prix d’interprétation féminine lors du dernier festival de Cannes, dénonce les dérives d’une société philippine gangrénée par la corruption.

Belle année cinématographique à tous ! Frédérique

Le Centre / Le Club gap