Archives par mot-clé : réalisateur

EDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 JUIN

L’ÉDITO 

 « Dans le film, je voulais parler du complexe d’Electre le pendant féminin du complexe d’Œdipe, même si ce n’est pas complètement symétrique ». Philippe Garrel.

Primé à « La Quinzaine Des Réalisateurs », « L’Amant d’un jour », revient sur les éternelles obsessions de Phillipe garrel, à savoir, le sentiment amoureux, la trahison, la rupture, l’absence, le manque. Histoire d’une amitié naissante entre une jeune femme et sa jeune belle-mère, l’auteur explore l’inconscient de cette jeune fille qui l’entraîne à se débarrasser de cette rivale.

« Après la tempête », de Koré-Eda dresse le portrait d’une famille déchirée contrainte de passer une nuit ensemble quand un typhon menace. C’est avec beaucoup de délicatesse et de tendresse que le réalisateur scrute les espoirs déçus, les ambitions éteintes, les fêlures de la vie, ce qui reste des rancœurs.

Petit fils de mineur, Régis Sauder dans « Retour à Forbach », interroge les lieux abandonnés, sinistrés et ceux qui ont subi de plein fouet la fermeture des mines et la désindustrialisation.

Ciné-débat en présence du réalisateur lundi 12 juin à 20h30.

Toujours à l’affiche,

Thriller érotique teinté de gémellité,« L’Amant Double », de François Ozon, raconte l’histoire d’une jeune femme fragile qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son thérapeute. Après quelques temps de vie commune, elle découvre un autre personnage.

« Les fantômes d’Ismaël », du réalisateur Arnaud Desplechin qui ne cesse de se mettre en scène à travers ses films avec son acteur fétiche Mathieu Amalric, est une histoire triangulaire à la fois théâtrale et baroque dans laquelle un homme amoureux de Sylvia, voit sa vie chamboulée par le retour de sa femme disparue vingt ans plus tôt.

A vos agendas et belle semaine cinématographique !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Rodin » de Jacques Doillon. Pour les 100 ans de la mort de Rodin,un biopic qui ne narre pas toute la vie du sculpteur. Rodin, Vincent Lindon, est filmé dans son atelier, burinant, dessinant, modelant obstinément, inlassablement. Bien sûr on y aperçoit Camille Claude « le génie du maître inspiré sa disciple, le talent de l’élève motive le maître ». A voir absolument !

Adapté du best-seller homonyme (de Laurent Binet, prix Goncourt en 2010), « HHhH » est le premier projet d’envergure internationale du jeune réalisateur Cédric Jimenez. son scénario se construit à la façon d’une thèse universitaire prend le temps de développer chacun des éléments de l’équation. Jason Clarke, et Rosamund Pike incarnent à la perfection ce couple de hauts dignitaires allemands. La froideur qu’ils dégagent fait d’eux des êtres redoutables, voir même inhumains, qu’il est passionnant de suivre dans leur quotidien, complètement insouciants de la barbarie dont ils sont coupables. Un film choc et saisissant qui ne devrait pas laisser indifférent.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 8 AU 14 FEVRIER

L’ÉDITO 

« J’aime la grande ville populaire en bord de mer, le brassage social, ethnique.
Marseille plus qu’ailleurs encore, je rêve à l’histoire des passants, comme si dans les rues les mythes et les histoires se croisaient ». Dominique Cabrera

Entre plongeons vertigineux et vertiges de l’amour, c’est au thème de l’adolescence que s’attèle Dominique Cabrera dans son dernier film, « Corniche Kennedy ». Avec pour cadre Marseille, une ville de contrastes, des problématiques inhérentes aux jeunes, le risque, le danger, le plaisir, l’émancipation, l’exclusion, la cinéaste nous livre un film sensible, juste et attachant.
Ciné-débat en présence de la réalisatrice : samedi 11 février à 20h30

« Les Pépites », de Xavier de Lauzanne, documentaire bouleversant sur un couple de voyageurs engagés qui se sont battus pour sortir des enfants de la misère dans la ville de phnom-Penh.

Personnage complexe en proie à des tempêtes intérieures après l’assassinat de son mari, « Jackie », est le dernier film d’un cinéaste prolifique, Pablo Larrain, qui ne cesse de mener une réflexion sur l’image de soi, sur les médias, à travers le parcours d’une femme publique préoccupée par la protection de sa vie privée tout en vouant l’héritage politique de son mari à la postérité.

Teen movie drôle et caustique, « Jamais Contente », d’Emilie Deleuze, dresse le portrait d’une adolescente révoltée, irritée et irritante, renvoyant parfois parents et enseignants à leurs contradictions.

« Tempête de sable », nous emmène au cœur d’un village bédouin où Jalila assiste au second mariage de son époux. Leur fille, Layla a un petit ami ! Ce premier film, d’Elite Zexer, étonne et interroge une société patriarcale engoncée dans les discriminations féminines, loin de toute illusion d’un quelconque changement social.

Belles projections à tous !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Le sujet de « Et les mistrals gagnants » est peut-être triste, mais pas le film!
Un vrai concentré de bonheur, qui donne envie de vivre sa vie encore plus à fond. Tout en délicatesse mais sans sensiblerie, ce documentaire (filmé à hauteur d’enfant), réalise la prouesse de montrer la vie joyeuse d’enfants malades (Anne-Dauphine Julliand parvient à faire de ce sujet très difficile un film lumineux et totalement positif). On ressort de la salle ébloui par le courage et la joie de vivre des enfants.

« Tous en scène » de Garth Jennings et produit par les créateurs des Minions, prenez une pincée d’humour, une bonne poignée d’autodérision, une très forte dose d’imagination, sans oublier une excellente bande originale (De Taylor Swift à Frank Sinatra en passant par Spencer Davis Group, Sing). C’est drôle, c’est frais ca donne envie de chanter et de taper du pied et ça fait du bien ! Animal’s got talent!!!

« Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan est un film magnifique, puissant et intriguant ! Un mélodrame au rythme lent, noueux et cristallin comme un matin d’hiver dans un Massachusets glacé. Avec des images sublimes (des lumières et des couleurs en cohésion parfaite avec la dramaturgie du film), un récit solide, bien mené et une ambiance saisissante. Casey Affleck crève l’écran tant il est juste dans ce rôle d’un homme brisé. Il transmet tout de cette monstrueuse difficulté que vit son personnage. A voir en VOSTFR ou en VF.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 14 AU 20 DECEMBRE

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant,
drôle et lumineux pour les fêtes de fin d’année ! Dans des décors splendides, (un Paris du 19e siècle très bien réalisé, avec une Tour Eiffel en pleine construction et un Opéra Garnier dans toute sa splendeur). Les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

« Une Vie » de Stéphane Brizé, est une adaptation du livre éponyme de Maupassant, situé en 1819. Il semble plus qu’une adaptation: Stéphane Brizé parait filmer sous la Restauration et la monarchie de Juillet, en direct, « Une vie » !!! Avec des sons tellement proches du réel, un format carré, une mise en scène scrupuleuse; c’est un film poignant, spectaculaire dans son naturalisme. Il est joué avec des acteurs formidables: Judith Chemla, Yolande Moreau, Jean Pierre Darroussin, Vincent Lindon.

« La fille de Brest » (adapté d’après le livre d’Irène Frachon:  » Médiator 150mg: combien de morts? ») d’Emmanuelle Bercot, retrace les coulisses du scandale du Médiator. Irène Frachon, pneumologue, « lanceuse d’alerte », engage un combat inégal, pot de terre contre pot de fer, entre le laboratoire Servier et son Médiator « qui a fait ses preuves »! et les morts suspects qu’il génère. C’est la lutte inégale des patients contre le poids lourd de l’industrie pharmaceutique soutenue par l’Etat.

Bon cinéma, Xavier

EDITO

Ils s’appellent Aïssatou, Abou, Régis, Paul, Naïla… Ils sont d’ici ou d’ailleurs mais d’Aulnay Sous-Bois, une ville du 9-3 où 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Entre documentaire et fiction, comédie musicale et « teen movie », Olivier Babinet, dans « Swagger », leur propose de se raconter, leurs rêves, leurs projets… Loin des clichés habituels sur les jeunes de banlieue, l’auteur nous livre de beaux portraits d’ados plein d’humanité. Ciné débat jeudi 15 à 20h30, en présence du réalisateur.

Inspiré d’une histoire vraie, « Tanna », de Bentley Dean et Martin Butler, nous transporte au cœur d’une des dernières tribus du Vanuatu. Alors que son clan veut la marier contre son gré, Wawa, une jeune fille s’enfuit avec l’homme qu’elle aime, rompant avec les lois coutumières imprégnées de rites chamaniques.

« La chouette entre veille et sommeil », d’Arnaud Demuynck… une série de courts métrages d’animation pour les petits à partir de 3ans. Ciné-goûter mercredi 14 à 16h.

Dans la Roumanie post-communiste, un homme ne désire qu’une chose, que sa fille réussisse brillamment ses examens afin qu’elle puisse partir étudier à l’étranger. Agressée la veille du « Baccalauréat », son père est prêt à tout pour qu’elle n’échoue pas. Ce nouveau film de Christian Mungiu, a été récompensé par le Prix de la Mise en Scène lors du dernier Festival de Cannes.

« Captain Fantastic », de Matt Ross nous conte l’histoire d’un père idéaliste qui élève seul ses six enfants. Loin de tout militantisme, cette comédie dramatique loufoque et rafraichissante interroge : la parentalité, les méthodes alternatives d’éducation, les choix que les parents imposent à leurs enfants…

« Ballerina », d’Éric Summer et Éric Warin.

Belles projections et à vos agendas : CINE-SURPRISE mercredi 21 décembre à 20h30 suivi d’un pot convivial.

Frédérique