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EDITO DE LA SEMAINE DU 18 AU 24 OCTOBRE

L’ÉDITO 

« C’est un véritable signal d’alarme sur la difficulté actuelle de l’humanité à se connecter aux autres ». Ruben Östlund.

Palme d’or du dernier festival de Cannes, « The Square », de Ruben Östlund interroge les faiblesses humaines. Au delà des frasques d’un conservateur d’un musée d’Art Contemporain incapable de défendre les valeurs humanistes qu’il affiche et revendique, le film est une satire d’une société très scandinave, nombriliste, hypocrite, individualiste, pétrie cependant de discours altruistes et bien pensants.

A travers le destin croisé de trois femmes et d’un jeune musicien, « Téhéran Tabou », tourné en rotoscopie, d’ Ali Soozandeh, dresse le portrait intime d’un Iran écartelé entre l’hypocrisie des dignitaires religieux, la corruption, la répression, le mensonge, la difficulté à vivre quand on est une femme, la soif de changement et de modernité.

Dans le cadre de notre cycle « Western, Westerns, Regards Décalés »« Le Bon, La Brute, Le Cinglé », de Kim Jee-Woon, une comédie délirante et coréenne qui revisite les codes du western : une course au trésor endiablée qui flirte avec les registres de Sergio Leone et de la bande dessinée. Présentation de Patrick Takerkart samedi 21 octobre à 20h45 et projection suivie d’un pot convivial.

« La Passion Van Gogh », de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, construit à partir de la correspondance de Vincent à son frère Théo, est un premier long métrage étonnant entièrement peint à la main.

«Un Beau Soleil Intérieur»,, un film réjouissant de la réalisatrice Claire Denis. Interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplie les déboires amoureux.

Que le cinéma vous mette en joie.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Zombillénium » d’Arthur de Pins et Alexis Ducord est l’adaptation de la bande dessinée à succès du même nom. L’équilibre entre premier degré et envolées fun est idéal, de même que l’interaction entre ses personnages garantit des instants de franche comédie en plus d’un attachement immédiat envers eux. Des décors magiques, de la couleur, une bande originale extraordinaire, attachez vos ceintures et ouvrez grands les yeux… « Zombillénium » est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

« Confident royal » de Stephen Frears est un petit bijou d’humour mais surtout d’émotion. On y découvre un aspect resté inconnu de la vie de la reine Victoria, un magnifique récit d’une amitié ( inspirée de faits réels) impossible avec Judi Dench toujours aussi radieuse. Une dame de fer dans un gant de velours.

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Tout en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission.François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 11 AU 17 OCTOBRE

L’ÉDITO 

« On ne peut s’exprimer que par nos tableaux »Vincent Van Gogh.

C’est une enquête autour de la mort de l’artiste qui mène Armand Roulin à cheminer dans les toiles du peintre qui prennent vie et s’animent. « La Passion Van Gogh », de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, construit à partir de la correspondance de Vincent à son frère Théo, est un premier long métrage étonnant entièrement peint à la main.

Pio est un jeune Rom de 14 ans qui veut grandir vite. Alors que son père et son frère sont en prison, il aspire à devenir le petit malfrat d’une ville calabraise quand sa rencontre avec Ayiva, un autre frère de misère burkinabé, l’amène à remettre en cause ses valeurs. Tourné caméra à l’épaule, entre fiction et documentaire, « A Ciambra », de Jonas Carpignano est un récit d’apprentissage qui apporte un nouveau souffle au cinéma italien.

Inspiré d’une histoire vraie, « Nos Années Folles » est la dernière œuvre romanesque d’André Téchiné. Louise et Paul forment un couple à la passion dévorante. Pendant la guerre 1914-18, quand il déserte, elle le cache puis le travestit. Dérangeant, théâtral et troublant, le film interroge le désir et l’identité.

Isabelle est une artiste désarmante de sincérité. Elle rencontre des hommes ridicules, beaux-parleurs.  «Un Beau Soleil Intérieur», est un film réjouissant de la réalisatrice Claire Denis. Interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplie les déboires amoureux.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour », dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Belles projections !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le redoutable » de Michel Hazanavicius, s’inspire du livre de l’ex-femme de Jean-Luc Godard, Anne Wiazemsky (« Un an après ») et en tire un portrait satirique et irrévérencieux. Drôle et merveilleusement joué le redoutable nous fait passer par diverses émotions, mais surtout on rit, beaucoup. Louis Garrel, avec la complicité de Stacy Martin incarne tout en finesse et humour ce personnage cinématographique des années 60/70

« Gauguin – Voyage de Tahiti » d’Edouard Deluc (adaptation des carnets de Paul Gauguin Noa Noa (lettre carnet adressée à une de ses filles restée en Europe)) nous amène avec beaucoup de sensibilité et de justesse à découvrir une des périodes importantes dans l’oeuvre de Gauguin. La beauté sublime et sauvage de l’île, la musique évocatrice et très travaillée, font le cadre de cette période de la vie du peintre, homme à la dérive, en mal d’aspiration à Paris, perdu dans ses obsessions à Tahiti mais ayant retrouvé l’ envie de peindre. Vincent Cassel y est magnifique et y apporte toute sa présence animale.

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Tout en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission.François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je sais que les psychiatres utilisent une expression : « le scénario qu’écrivent les parents à leurs enfants ».  Ils l’écrivent par leur seul comportement, leur seul rapport à la vie…On transfère sur soi le regard qu’ont porté nos parents sur celle-ci. Cela laisse des traces… ». Andreï Zviaguintsev.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour » (prix du jury au Festival de Cannes),dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Mercredi à 14h et 16h, nos cinés-goûters reprennent. « Polichinelle et les contes merveilleux » du couple Gianini et Luzzati, un programme de quatre courts métrages d’animation pour alimenter l’imagination fertile de nos jeunes spectateurs.

Jeudi à 18h30, ciné-débat animé par Rémi Kuentz autour du film « La Porte du Paradis » de Michael Cimino. Fresque magistrale s’inspirant de faits réels, cet anti-western anti mythologique inaugure nos soirées consacrées aux films « Patrimoine » et notre cycle « Western,Westerns, Regards Décalés », en partenariat avec le Musée-Museum Départemental et l’ASCCC.

En partenariat avec l’association « Pour une Alternative Citoyenne à Gauche », vendredi à 20h 30,  « L ‘Ascension » de Ludovic Bernard, projection-débat en présence de Nadir Dendoune, auteur du livre qui a inspiré le film, « Un tocard sur le toit du monde ».

Toujours à l’affiche :
« Barbara », de Mathieu Amalric. , « Gabriel et la montagne » de Fellipe Barbosa. , « 120 Battements par minute » de Robin Campillo. , « Petit Paysan », d’Hubert Charuel.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Wind River » de Taylor Sheridan, est un thriller classique, épuré, une enquête judiciaire menée en terrain dangereux. Le rapport à la nature hivernale est au cœur du film, grâce à la splendeur enneigée du Wyoming. L’étude de la dignité de la communauté amérindienne, et des personnages principaux, tous abîmes par leur passé, est exemplaire, animée d’une humanité sincère..
Un film à voir.

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 13 AU 19 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je me souvenais avec tendresse des cassettes que mes parents écoutaient en voiture et de cette voix, de cette chaloupe. Je pensais d’ailleurs que Barbara n’existait pas vraiment ? Et cela m’a aidé ». Mathieu Amalric

C’est un film inclassable pour lequel on a inventé un prix de poésie, ce n’est pas un biopic, pas un documentaire, pas un film d’époque, un film dans le film, un film d’amour dédié à deux femmes. Incarnation ou réincarnation, avatar, hologramme, reflet d’une chanteuse fantasque, envoûtante, fragile, émouvante, sophistiquée , « Barbara », de Mathieu Amalric, nous perd comme des volutes dans les moments de vie et l’univers d’une longue dame brune.

A mi- chemin entre la fiction et le documentaire « Gabriel et la montagne » est l’hommage que le réalisateur, Fellipe Barbosa, voulait rendre à son ami disparu en Afrique. Brillant étudiant, Gabriel, personnage idéaliste, clownesque et sans cynisme décide de partir faire le tour du monde avant d’intégrer une prestigieuse université. Assoiffé de vie, c’est en gravissant le Mont Mulawe qu’il rencontre la mort !!!

Thriller mental, « Petit Paysan », d’ Hubert Charuel, nous parle du rapport affectif qu’un homme entretient avec ses bêtes, d’un métier dans lequel on se sent de plus en plus seul, des angoisses du monde paysan, d’un monde en train de disparaître.

« 120 Battements par minute », raconte l’histoire d’activistes gays au sein de l’association Act Up créée en 1989 en France en pleine pandémie du sida. Années Mitterrand, affaire du sang contaminé, indifférence latente, c’est bien l’histoire de ces héros de l’instant qui n’avaient d’autre moyen que de hurler faute de se faire entendre que nous conte le réalisateur Robin Campillo.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

« Le prix du succés » de Teddy Lussi-Modeste. Comment rester un artiste comique, individu célèbre et adulé, quand les coutumes ancestrales prévalent dans le groupe solidaire et indissociable de sa famille! « La gloire est le deuil éclatant du bonheur » disait Mme deStaël. Rahim (Tahar Rahim) va en faire les frais. Il y a incompatibilité entre ceux qui sont frustrés parce qu’ils n’ont pas les codes pour réussir où ils rêvent d’aller, et ceux dont la célébrité, la bonté et la joie de vivre ouvrent en apparence toutes les issues. La violence de la relation entre les deux frères est subtilement analysée et la fin a l’avantage de ne laisser ni vainqueur, ni vaincu! Un film fin et habilement mené, à voir!

En 1971, Don Siegel réalise « les proies ». Cette année, Sofia Copola reprend le thème du thriller.
Le décor du film est un gynécée au fin fond de la Virginie pendant la guerre de Secession. Un beau Yankee blessé est recueilli aux abords de ce pensionnat; il va créer un vertige affolant parmi toutes ces femmes et jeunes filles, qui vont devenir ces « proies sensuelles », dans un jeu ambigu et comique. Mais dans l’intrigue tressée par le désir, les rôles vont s’inverser, et le prédateur devient de manière machiavélique la proie . Le film de Sofia Copola nous tient en haleine tout le temps et est magnifiquement interprété, entre autre par Nicole Kidman.

  Bon cinéma. Xavier