Archives par mot-clé : Ciné Débat

EDITO DE LA SEMAINE DU 15 AU 21 NOVEMBRE

L’ÉDITO 

«Tout finit par dessiner un cercle parfait »Cate Blanchett dans Carol.

Rose et Ben sont deux enfants sourds qui, à un demi siècle d’intervalle, partent à la découverte de New York. L’une recherche une grande actrice, l’autre, un père disparu. Film sur l’enfance et l’exploration, la construction d’un avenir, « Le Musée des Merveilles », de Todd Haynes scrute le passé de ces enfants dont les trajets finiront par se croiser.

Dernier opus de notre cycle « Western Westerns, Regards Décalés », « Dead Man » de Jim Jarmusch. Un néo-western sur un jeune comptable solitaire devenu hors-la-loi malgré lui, qui entreprend un voyage initiatique à la fin du XIX ème siècle. Ciné-débat animé par Jean-Marc Bertet, jeudi 16 novembre à 20h30.

Sur fond d’un passé colonial douloureux, Eric Caravaca, dans « Carré 35 » mène une enquête bouleversante sur un secret de famille. Hanté par une douleur inexplicable, il fouille l’inconscient familial et interroge sa mère plongée dans un déni insupportable.

A la Ciotat, ville qui a longtemps souffert de la crise des chantiers navals, une romancière anime un atelier d’écriture pour jeunes . Portrait de groupe, « L’Atelier», de Laurent Cantet interroge : a t-on envie d’entretenir un rapport avec un passé plus ou moins lointain quand on est promis à un avenir incertain, à la précarité, la violence, le terrorisme ou la montée des extrémismes ?

Que signifie être une « Jeune Femme » aujourd’hui quand on a pas de compétences particulières, pas de projets, pas d’amis sincères, pas de chez soi ? Caméra d’Or du dernier festival de Cannes, le film de Leonor Seraille évoque une personne singulière, un peu borderline, qui doit vivre après l’inconséquence !!!

Belles projections à tous

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« D’apres une histoire vraie », (adaptation du roman autobiographique de Delphine de Vigan), s’ouvre d’entrée de jeu sur une Emmanuelle Seigner en séance de dédicaces et au bout du rouleau, déversoir malgré elle des confidences de ses fans en plein transfert psychologique. Roman Polanski livre probablement un peu de lui-même dans ce thriller plein de mises en abimes et de jeux de miroirs.

« Au revoir la haut » est adapté d’un best seller de Pierre Lemaître, lauréat du prix Goncourt de 2013, ce film « du pur Albert Dupontel, est un peu voyou, politiquement incorrect, grotesque, édifiant ». La réalisation de Dupontel est audacieuse, truculente et d’une énergie euphorisante, époustouflante avec son ton décalé et sa dérision bien personnelle, alliant émotion, drôleries et poésie. La folie hystérique de l’après guerre se retrouve sacrifiée à l’autel du pamphlet anticapitaliste, fidèlement au roman, on y retrouve des notes de Tex Avery, Charlie Chaplin, et Buster Keaton….

« Zombillénium » d’Arthur de Pins et Alexis Ducord est l’adaptation de la bande déssinée à succes du meme nom. L’équilibre entre premier degré et envolées fun est idéal, de même que l’interaction entre ses personnages garantit des instants de franche comédie en plus d’un attachement immédiat envers eux. Des décors magiques, de la couleur, une bande originale extraordinaire, attachez vos ceintures et ouvrez grands les yeux… « Zombillénium » est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 18 AU 24 OCTOBRE

L’ÉDITO 

« C’est un véritable signal d’alarme sur la difficulté actuelle de l’humanité à se connecter aux autres ». Ruben Östlund.

Palme d’or du dernier festival de Cannes, « The Square », de Ruben Östlund interroge les faiblesses humaines. Au delà des frasques d’un conservateur d’un musée d’Art Contemporain incapable de défendre les valeurs humanistes qu’il affiche et revendique, le film est une satire d’une société très scandinave, nombriliste, hypocrite, individualiste, pétrie cependant de discours altruistes et bien pensants.

A travers le destin croisé de trois femmes et d’un jeune musicien, « Téhéran Tabou », tourné en rotoscopie, d’ Ali Soozandeh, dresse le portrait intime d’un Iran écartelé entre l’hypocrisie des dignitaires religieux, la corruption, la répression, le mensonge, la difficulté à vivre quand on est une femme, la soif de changement et de modernité.

Dans le cadre de notre cycle « Western, Westerns, Regards Décalés »« Le Bon, La Brute, Le Cinglé », de Kim Jee-Woon, une comédie délirante et coréenne qui revisite les codes du western : une course au trésor endiablée qui flirte avec les registres de Sergio Leone et de la bande dessinée. Présentation de Patrick Takerkart samedi 21 octobre à 20h45 et projection suivie d’un pot convivial.

« La Passion Van Gogh », de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, construit à partir de la correspondance de Vincent à son frère Théo, est un premier long métrage étonnant entièrement peint à la main.

«Un Beau Soleil Intérieur»,, un film réjouissant de la réalisatrice Claire Denis. Interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplie les déboires amoureux.

Que le cinéma vous mette en joie.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Zombillénium » d’Arthur de Pins et Alexis Ducord est l’adaptation de la bande dessinée à succès du même nom. L’équilibre entre premier degré et envolées fun est idéal, de même que l’interaction entre ses personnages garantit des instants de franche comédie en plus d’un attachement immédiat envers eux. Des décors magiques, de la couleur, une bande originale extraordinaire, attachez vos ceintures et ouvrez grands les yeux… « Zombillénium » est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

« Confident royal » de Stephen Frears est un petit bijou d’humour mais surtout d’émotion. On y découvre un aspect resté inconnu de la vie de la reine Victoria, un magnifique récit d’une amitié ( inspirée de faits réels) impossible avec Judi Dench toujours aussi radieuse. Une dame de fer dans un gant de velours.

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Tout en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission.François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 4 AU 10 OCTOBRE 2017

L’ÉDITO 

« Ady va remettre en cause ses connaissances, ses certitudes, pour accepter les coutumes enfouies en lui et entrevoir sa capacité à s’immiscer dans une société dont il est membre sans le savoir. »

Berni Goldblat.

« Wallay », du réalisateur Berni Goldblat, sonne comme un parcours initiatique. Celui d’un jeune français métis, Ady, adolescent rebelle que son père envoie au Burkina Faso pour être repris en main par son oncle. Choc des cultures, malaise identitaire, le voyage du jeune garçon lui permettra d’apprendre à ne plus être un étranger ni dans son pays de naissance, ni dans son pays d’origine. Ciné-débat mercredi 4 octobre à 20h30 en compagnie de Martin Rit, Directeur de la photographie du film.

Inspiré d’une histoire vraie et fascinante, « Nos Années Folles » est la dernière œuvre romanesque d’André Téchiné. Louise et Paul forment un couple à la passion dévorante. Pendant la guerre 1914-18, soldat, blessé, il déserte et la rejoint. Complice, elle le cache, le travestit, il devient Suzanne. Dérangeant, théâtral et troublant, le film interroge le désir et l’identité.

Isabelle est une artiste inquiète et désarmante de sincérité. Elle rencontre des hommes ridicules, beaux-parleurs.  «Un Beau Soleil Intérieur», est un film réjouissant, remarquablement écrit à deux mains par la réalisatrice Claire Denis et l’écrivaine Christine Angot . Léger et satirique, interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplie les déboires amoureux.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour », dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Belles projections !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le redoutable » de Michel Hazanavicius, s’inspire du livre de l’ex-femme de Jean-Luc Godard, Anne Wiazemsky (« Un an après ») et en tire un portrait satirique et irrévérencieux. Drôle et merveilleusement joué le redoutable nous fait passer par diverses émotions, mais surtout on rit, beaucoup. Louis Garrel, avec la complicité de Stacy Martin incarne tout en finesse et humour ce personnage cinématographique des années 60/70

« Gauguin – Voyage de Tahiti » d’Edouard Deluc (adaptation des carnets de Paul Gauguin Noa Noa (lettre carnet adressée à une de ses filles restée en Europe)) nous amène avec beaucoup de sensibilité et de justesse à découvrir une des périodes importantes dans l’oeuvre de Gauguin.  La beauté sublime et sauvage de l’île, la musique évocatrice et très travaillée, font le cadre de cette période de la vie du peintre, homme à la dérive, en mal d’aspiration à Paris, perdu dans ses obsessions à Tahiti mais ayant retrouvé l’ envie de peindre. Vincent Cassel y est magnifique et y apporte toute sa présence animale.

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Tout en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission.François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je sais que les psychiatres utilisent une expression : « le scénario qu’écrivent les parents à leurs enfants ».  Ils l’écrivent par leur seul comportement, leur seul rapport à la vie…On transfère sur soi le regard qu’ont porté nos parents sur celle-ci. Cela laisse des traces… ». Andreï Zviaguintsev.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour » (prix du jury au Festival de Cannes),dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Mercredi à 14h et 16h, nos cinés-goûters reprennent. « Polichinelle et les contes merveilleux » du couple Gianini et Luzzati, un programme de quatre courts métrages d’animation pour alimenter l’imagination fertile de nos jeunes spectateurs.

Jeudi à 18h30, ciné-débat animé par Rémi Kuentz autour du film « La Porte du Paradis » de Michael Cimino. Fresque magistrale s’inspirant de faits réels, cet anti-western anti mythologique inaugure nos soirées consacrées aux films « Patrimoine » et notre cycle « Western,Westerns, Regards Décalés », en partenariat avec le Musée-Museum Départemental et l’ASCCC.

En partenariat avec l’association « Pour une Alternative Citoyenne à Gauche », vendredi à 20h 30,  « L ‘Ascension » de Ludovic Bernard, projection-débat en présence de Nadir Dendoune, auteur du livre qui a inspiré le film, « Un tocard sur le toit du monde ».

Toujours à l’affiche :
« Barbara », de Mathieu Amalric. , « Gabriel et la montagne » de Fellipe Barbosa. , « 120 Battements par minute » de Robin Campillo. , « Petit Paysan », d’Hubert Charuel.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Wind River » de Taylor Sheridan, est un thriller classique, épuré, une enquête judiciaire menée en terrain dangereux. Le rapport à la nature hivernale est au cœur du film, grâce à la splendeur enneigée du Wyoming. L’étude de la dignité de la communauté amérindienne, et des personnages principaux, tous abîmes par leur passé, est exemplaire, animée d’une humanité sincère..
Un film à voir.

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

  Bon cinéma. Xavier