Archives par mot-clé : Avant première

EDITO DE LA SEMAINE DU 13 AU 19 DECEMBRE

L’ÉDITO 

« Quand l’imprévu devient un vecteur de changement ! » Cecilia Atan.

Térésa est gouvernante : licenciée, résignée, elle encaisse placidement ce qui lui arrive et traverse un désert pour rejoindre une nouvelle famille. Au cours de ce périple, la rencontre avec un forain déstabilisant mais rassurant lui permet de prendre un nouvel envol et de retrouver quelques couleurs. Film discret, « LA FIANCEE DU DESERT », de Cecilia Atan et Valeria Pivato, est un road movie réjouissant aux accents oniriques.

« LE COUREUR », de Amir Naderi reflète le monde des enfants orphelins, livrés à eux-mêmes dans la société iranienne après les ravages de la guerre Iran-Irak. Sans pour autant être larmoyant, le film revient sur le parcours d’Amiro, un jeune enfant qui lutte pour survivre, enchaîne les petits boulots et rêve d’un ailleurs meilleur.

« UN HOMME INTEGRE », de Mohammad Rasoulof, prix Un Certain Regard au dernier festival de Cannes, est un thriller social et politique qui interroge : comment dans un pays gangrené par la mafia peut-on lutter contre la corruption sans se salir les mains ? Le réalisateur est actuellement privé de liberté et menacé d’emprisonnement pour « Activités contre la sécurité nationale et propagande ».

Samedi 16 décembre : Focus sur le cinéma iranien à partir de 18 heures. (2 films 10 euros, 1 film, tarif en vigueur : réservation possible au cinéma . Apéro-soupe-dessert proposé par l’ASCCC à l’issue de la première projection (5 euros, réservation au 0677335858)

« KEATON en QUATRE », mercredi 13 décembre à 14h (ciné-goûter) et 16h (ciné-concert-goûter) avec l’accompagnement du musicien Jean-Paul Raffit : quatre courts-métrages hilarants par un des grands clowns du cinéma.

Toujours à l’affiche, « LA VILLA » de Robert Guediguian.

A vos agendas !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Ferdinand », de Carlos Saldanha est une nouvelle adaptation du livre pour enfants de Munro Leaf,
« The story of Ferdinand» (1936) (Walt Disney en avait déjà fait un court-métrage en 1938). Le livre raconte la mésaventure d’un taureau sensible et pacifique qui se retrouve du jour au lendemain dans une arène de corrida. Humour et émotion sont au rendez-vous. La musique présente dans le film est excellente.

Avec « Les Gardiennes », Xavier Beauvois signe un long film contemplatif qui magnifie la terre et le courage des femmes. Les images et costumes sont magnifiques, le jeux des acteurs est prenant. L’histoire est racontée tel des tableaux au fur et à mesure des saisons. Un film à ne surtout pas hésiter à aller voir.

De très belles idées dans le second long métrage de Guillaume Gallienne, après « Guillaume et les garçons, à table ». « Maryline » serait une « allégorie de l’actrice en général, puisant sa force dans sa sensibilité à fleur de peau ». C’est une mise en abyme d’une aspirante au rôle d’actrice, entre humiliations et espoir, entre déchéance et renaissance. On y passe du rire au larmes. « cette blessure…d’où tu viens », chante Vanessa Paradis, radieuse dans son rôle bienveillant. La découverte d’Adeline D’Hermy dans le rôle de Maryline est un bijou.

« L’étoile de Noël » de Timothy Reckart. Film d’animation, avec des dessins magnifiques, c’est le point des vue des animaux sur l’histoire de la nativité. L’humour y est très présent et le thème fidèle à la bible. L’âne est une copie du bestiaire de Shrek, donc, un régal! Voir, au second degré ce regard des animaux de l’étable sur ce récit est pour le moins original, et réjouissant. A voir en famille.

  Bon cinéma. Xavier 

Le programme de la semaine

EDITO DE LA SEMAINE DU 22 AU 28 NOVEMBRE

L’ÉDITO 

«Tout finit par dessiner un cercle parfait »Cate Blanchett dans Carol.

Rose et Ben sont deux enfants sourds qui, à un demi siècle d’intervalle, partent à la découverte de New York. L’une recherche une grande actrice, l’autre, un père disparu. Film sur l’enfance et l’exploration, la construction d’un avenir, « Le Musée des Merveilles », de Todd Haynes scrute le passé de ces enfants dont les trajets finiront par se croiser.

Mo, un jeune homme analphabète un peu tête brûlée, rencontre Lila une jeune fille bègue et plutôt brillante : ils vont vivre une histoire d’amour passionnée. Premier long métrage de Sara Forestier, « M » est un film touchant porté par l’interprétation sensible de la réalisatrice.

Ciné-goûters, mercredi 22 novembre à 14 heures et 16 heures, « Du Vent dans les roseaux » d’Arnaud Demuynck, cinq aventures ayant pour thèmes la musique, la tolérance, la liberté.

Avant-première, « La Villa » de Robert Guediguian, le vendredi 24 novembre à 20h30.

Sur fond d’un passé colonial douloureux, Eric Caravaca, dans « Carré 35 » mène une enquête bouleversante sur un secret de famille. Hanté par une douleur inexplicable, il fouille l’inconscient familial et interroge sa mère plongée dans un déni insupportable.

A vos agendas

Belles projections à tous

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Dieu n’est pas mort » de Harold Cronk a eu un beau succès en 2014 aux Etats Unis. Niezsche proclamait «Dieu est mort» , un étudiant évangéliste convaincu va provoquer des joutes intellectuelles avec son  professeur de philosophie qui est un athé non moins convaincu. Un critique dira: «c’est un mauvais film qui pose les bonnes questions». Prouver l’existence de Dieu n’est pas possible scientifiquement, mais comme le dit Walter Kasper par une «invitation argumentée de la foi».

« Au revoir la haut » est adapté d’un best seller de Pierre Lemaître, lauréat du prix Goncourt de 2013, ce film « du pur Albert Dupontel, est un peu voyou, politiquement incorrect, grotesque, édifiant ». La réalisation de Dupontel est audacieuse, truculente et d’une énergie euphorisante, époustouflante avec son ton décalé et sa dérision bien personnelle, alliant émotion, drôleries et poésie. La folie hystérique de l’après guerre se retrouve sacrifiée à l’autel du pamphlet anticapitaliste, fidèlement au roman, on y retrouve des notes de Tex Avery, Charlie Chaplin, et Buster Keaton….

« Zombillénium » d’Arthur de Pins et Alexis Ducord est l’adaptation de la bande déssinée à succes du meme nom. L’équilibre entre premier degré et envolées fun est idéal, de même que l’interaction entre ses personnages garantit des instants de franche comédie en plus d’un attachement immédiat envers eux. Des décors magiques, de la couleur, une bande originale extraordinaire, attachez vos ceintures et ouvrez grands les yeux… « Zombillénium » est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 12 AU 18 JUILLET

L’ÉDITO 

« Il paraît que lorsque l’on aime un animal, on finit par lui ressembler ». Sherif el Bendari.
Ali voue un amour inconditionnel et platonique à Nada sa chèvre, Ibrahim est ingénieur du son et souffre d’acouphènes. C’est chez le rebouteux qu’ils se rencontrent et c’est ensemble qu’ils entreprennent un road movie thérapeutique à travers l’Egypte. Fable contemporaine, absurde et joyeuse, « Ali, la chèvre et Ibrahim », de Sherif el Bendari, est un premier film qui propose une image différente des problématiques lacrymales de l’Egypte actuelle.

Janvier 2011, un inspecteur de police ripoux enquête sur l’assassinat d’une jeune chanteuse. Ses investigations l’amènent dans les bas-fonds du Caire et dans les forteresses d’une élite gangrénée par la corruption. « Le Caire Confidentiel », Grand Prix du Jury à Sundance et Grand Prix du Festival de Beaune, du Suédois d’origine égyptienne Tarik Saleh, est un thriller captivant dans lequel la solution de l’intrigue interroge le contexte politico-décadent inhérent à l’émergence des printemps arabes.

« Visages, villages », est un récit à deux voix né de la belle amitié de la seule femme pionnière de la Nouvelle Vague, Agnès Varda, et du globe-trotteur street artist, J.R. Partis à la rencontre d’anonymes, de paysans, d’ouvriers, de syndicalistes, de femmes, dans un camion photographique, ils ont écouté, filmé, photographié, collé, partagé. Avec humour, connivence, émotion, malice, ils nous livrent un peu d’eux-mêmes, un peu des autres, dans un documentaire extrêmement touchant.

Que le cinéma vous mette en joie

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Cherchez la femme » de Sou Abadi, fait rire par moment, mais il va bien plus loin en réussissant à poser quelques axes de réflexion sur la foi. Film jouissif et thérapeutique où Félix Moati confirme son talent et Camélia Jordana prouve qu’elle est aussi douée pour jouer que pour chanter. Après avoir joint sa voix bouleversante aux cérémonies du 13 novembre, posé seins nus en Marianne, voilà qu’elle nous fait rire.

« Grand Froid » de Gerard Pautonnier. Quelle bonne nouvelle d’apprendre, un bon matin, qu’un homme est mort, enfin, pour de bon! Il était temps! En filigrane, la mort, toujours la mort et encore la mort. Omniprésente ici, et finalement, c’est là tout le génie du film : la mort, si elle est une fin en soi, n’est pas grave. Elle est constamment théorisée, remise en question par des personnages qui n’y font même plus attention, puisqu’elle est leur gagne-pain… Grand Froid, une preuve de plus que le cinéma français peut toujours étonner quand il se fait audacieux…

« Le grand méchant renard, et autres contes » de Benjamin Renner et Patrick Imbert est l’adaptation de la bande déssinée du meme nom. Gags, humour, tendresse, tout est au rendez vous, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Les dessins de Benjamin Renner ont la simplicité des instants croqués sur le vif, avec une atmosphère douce et légère qui donne la part belle aux expressions des personnages.

  Bon cinéma. Xavier