EDITO DE LA SEMAINE DU 10 AU 16 MAI

L’ÉDITO 

« Nous avons passé beaucoup de temps en amont du tournage à chercher les lieux qui conviendraient le mieux à nos personnages. Il est important que le public ait l’impression que ceux-ci vivent réellement là où ils évoluent, qu’ils y aient un quotidien bien établi ».

Nana et Simon.

Film géorgien, « Une famille heureuse », de Nana et Simon, aborde le thème de l’émancipation d’une femme sous un angle générationnel et dans une société post-soviétique. Manana, professeure, décide, après avoir consacré sa vie à sa famille, de prendre son existence en main. Avec force, courage, détermination, elle redécouvre le monde qui l’entoure.

Entre fiction et documentaire, empreint de charme, de poésie et d’humour, « Mister Universo », de Tizza Covi et Rainer Frimmel, relate l’histoire de Tairo, jeune dompteur de fauves dans un cirque italien itinérant. Ayant perdu son fer à cheval, porte-bonheur, il part à la recherche de l’homme qui lui a fait le fer avec sa force.

Jung-soo, rentrant chez lui, emprunte un tunnel qui s’effondre sur son passage. Prisonnier, il parvient à prévenir les secours. Film catastrophe teinté d’un humour mordant et caustique, « Tunnel » est une satire sociale de Kim Seong-hun qui dénonce les maux de la société coréenne gangrénée par la corruption des politiques.

« A voix haute – La force de la parole », de Stéphane de Freitas, documentaire fascinant sur le concours Eloquentia qui récompense chaque année le meilleur orateur de Seine Saint-Denis.

Que cette nouvelle semaine cinématographique soit belle !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Django » d’Etienne Comar raconte un des pires moments de la vie de Django Reinhardt (le « génie aux trois doigts », incarné par un Reda Kateb remarquable.) durant le seconde guerre mondiale où les tziganes sont persécutés. Résistance de la musique face aux oppresseurs.  Tout est là : l’émotion, la sensibilité, la peur, le suspens, la musique.  A voir et écouter

« Aurore » de Blandine Lenoir est un film sensible, tantôt cocasse, tantôt bouleversant,
magnifiant le jeu attachant et très juste d’Agnès Jaoui. Un coup de cœur inattendu , une manière de glorifier l’hédonisme d’une femme volontaire et optimiste, la cinquantaine venue, quand bien même la société en général rejette à cet âge toutes ses congénères dans un « placard affectif et professionnel ».

  Bon cinéma. Xavier 

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« La fille du patron » de et avec Olivier Loustau, (notamment vu chez Kechiche), qui interprète le chef d’atelier d’une usine textile en difficulté. Arrive une ergonome qui se trouve être la fille du patron, et qui rêve de fuir l’autorité paternelle. L’intrigue amoureuse qui va se nouer est pleine de subtilité. Autour, gravite le club de rugby de l’usine avec ses valeurs de camaraderies et d’amitié. Un premier film esthétique et sensible.

« Tout schuss » de François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard , une comédie fraiche et déjantée ou pour reconquérir sa fille, un père égocentrique s’immisce dans la classe de neige de celle-ci.

« La vie trés privée de Monsieur Sim » de Michel Leclerc, est un road movie délicat, amusant, frais, profond. Jean-Pierre Bacri se bonifie avec l’âge et est vraiment au sommet de son art. Il arrive à naviguer d’une émotion à une autre avec une facilité déconcertante.

« Snoopy et les peanuts » de Steve Martino. Plus de 50 ans après la naissance de Snoopy, sous les coups de crayon de Charles M. Schulz, le comic strip débarque sur grand écran. En conservant le trait minimaliste caractéristique de l’œuvre originale. Les traits de crayon qui animent ces bouilles d’enfants bien rondes apportent un cachet certain et une esthétique singulière.

Bon cinéma. XAVIER pour le Centre

Bienvenue

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Lucas

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