ÉDITO DE LA SEMAINE DU 4 AU 10 JUIN

« En faisant l’acteur, on devient une espèce d’animal intuitif ».
Mathieu Amalric.

Cette nouvelle semaine cinématographique s’ouvre avec le dernier film,
« La Chambre bleue», de Mathieu Amalric qui ne cesse de nous surprendre aussi bien comme acteur que comme réalisateur. Cette adaptation d’un roman de Simenon raconte une histoire d’adultère, de passion dévorante qui tourne au drame bourgeois. Ce film nous désoriente et on ne cesse de s’interroger. Qui est coupable, complice, manipulateur, amoureux, victime, innocent?

Autre film à l’affiche cette semaine, « Les Gazelles » de Mona Achache, comédie à la française sur des trentenaires, nous conte l’histoire de quatre femmes délurées, célibataires, émancipées qui jouent de l’autodérision. Des manières de dire qu’une femme seule peut être bien dans sa peau, que la vie de couple n’est pas forcément idéale!!! Allez, on y croit et on en rit!

Si vous ne l’avez encore vu, « Deux jours, une nuit » des frères Dardenne, met en scène l’histoire de Sandra qui, dépressive, dispose de peu de temps pour convaincre ses collègues de renoncer à une prime pour qu’elle puisse garder son emploi.

Belles projections à tous
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 28 MAI AU 3 JUIN

« Si j’écris ces notes à la première personne du singulier,
je sais qu’elles sont écrites à la première personne du pluriel. Mon frère. Je ne pourrais pas faire ce film sans lui et il ne pourrait pas le faire sans moi. Ses questions sont les miennes. Souvent ce sont elles qui me poussent à écrire ces notes comme le transcripteur d’une réflexion, d’une pensée partagée. C’est la même chose pour le scénario. Je tiens la plume mais elle écrit à deux mains ».

Luc Dardenne

Les frères Dardenne sont de retour et frappent à nouveau là où l’humanité oscille entre beauté et laideur. Pour raconter leur histoire, ils ont choisi la talentueuse Marion Cotillard, qui, pour l’occasion, a accepté de se « dardenniser », comme elle dit, pour interpréter cette ouvrière dépressive, menacée d’être licenciée, dispose de « Deux jours et une nuit » pour convaincre ses collègues d’abandonner leur prime de mille euros. Comme résume si bien la chanson de Petula Clark : « la nuit n’en finit plus » !

Sortie nationale oblige, nous n’avions pu programmer, cette belle histoire d’amour de Lucas Belvaux qui parle aussi de racisme et des préjugés, « Pas son genre », qu’une seule semaine, laissant de nombreux spectateurs frustrés de ne pas l’avoir vu. La chose est désormais réparée.

Belles projections à tous
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 21 AU 27 MAI

C’est le festival de Cannes et le rituel annuel est respecté. Sur la Croisette, on assiste à un mélange de genres et à cet inlassable défilé de cinéphiles badauds, curieux, starlettes d’un jour, professionnels, célébrités bien sûr…
Au delà des paillettes, c’est néanmoins le lieu pour découvrir de nouvelles perles qui feront le bonheur des cinéphiles. Cannes, c’est aussi une manière d’avoir un instantané soigneusement sélectionné de la production cinématographique mondiale où s’expriment les problématiques inhérentes à chaque continent ou pays. Pour l’instant, ce que nous en avons vu promet quelques belles projections. Un nouveau ton semble se dessiner cette année, celui de l’humour et du second degré, perceptible dans plusieurs films en compétition : on a envie de rire de la vie aussi féroce et absurde soit-elle!

Cette semaine au Club, un rendez-vous avec un ciné-débat mercredi 21 mai à 20h30 avec le film « A ciel ouvert » de Mariana Ottero qui nous conte l’histoire d’Alysson, Evanne, Amina…, des enfants psychiquement fragiles et socialement en difficulté qui, dans un lieu hors du commun, sont pris en charge par des adultes qui les aident à vivre apaisés.
Après une avant-première et une véritable montée des marches, mardi 20 mai:
« Deux jours, une nuit » des frères Dardenne: l’histoire de Sandra qui n’a qu’un week end pour convaincre ses collègues de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Que le cinéma vous tienne en joie!
Frédérique

Le Centre / Le Club gap