EDITO DE LA SEMAINE DU 4 AU 10 OCTOBRE 2017

L’ÉDITO 

« Ady va remettre en cause ses connaissances, ses certitudes, pour accepter les coutumes enfouies en lui et entrevoir sa capacité à s’immiscer dans une société dont il est membre sans le savoir. »

Berni Goldblat.

« Wallay », du réalisateur Berni Goldblat, sonne comme un parcours initiatique. Celui d’un jeune français métis, Ady, adolescent rebelle que son père envoie au Burkina Faso pour être repris en main par son oncle. Choc des cultures, malaise identitaire, le voyage du jeune garçon lui permettra d’apprendre à ne plus être un étranger ni dans son pays de naissance, ni dans son pays d’origine. Ciné-débat mercredi 4 octobre à 20h30 en compagnie de Martin Rit, Directeur de la photographie du film.

Inspiré d’une histoire vraie et fascinante, « Nos Années Folles » est la dernière œuvre romanesque d’André Téchiné. Louise et Paul forment un couple à la passion dévorante. Pendant la guerre 1914-18, soldat, blessé, il déserte et la rejoint. Complice, elle le cache, le travestit, il devient Suzanne. Dérangeant, théâtral et troublant, le film interroge le désir et l’identité.

Isabelle est une artiste inquiète et désarmante de sincérité. Elle rencontre des hommes ridicules, beaux-parleurs.  «Un Beau Soleil Intérieur», est un film réjouissant, remarquablement écrit à deux mains par la réalisatrice Claire Denis et l’écrivaine Christine Angot . Léger et satirique, interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplie les déboires amoureux.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour », dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Belles projections !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le redoutable » de Michel Hazanavicius, s’inspire du livre de l’ex-femme de Jean-Luc Godard, Anne Wiazemsky (« Un an après ») et en tire un portrait satirique et irrévérencieux. Drôle et merveilleusement joué le redoutable nous fait passer par diverses émotions, mais surtout on rit, beaucoup. Louis Garrel, avec la complicité de Stacy Martin incarne tout en finesse et humour ce personnage cinématographique des années 60/70

« Gauguin – Voyage de Tahiti » d’Edouard Deluc (adaptation des carnets de Paul Gauguin Noa Noa (lettre carnet adressée à une de ses filles restée en Europe)) nous amène avec beaucoup de sensibilité et de justesse à découvrir une des périodes importantes dans l’oeuvre de Gauguin.  La beauté sublime et sauvage de l’île, la musique évocatrice et très travaillée, font le cadre de cette période de la vie du peintre, homme à la dérive, en mal d’aspiration à Paris, perdu dans ses obsessions à Tahiti mais ayant retrouvé l’ envie de peindre. Vincent Cassel y est magnifique et y apporte toute sa présence animale.

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Tout en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission.François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

  Bon cinéma. Xavier 

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