ÉDITO DE LA SEMAINE DU 16 AU 22 SEPTEMBRE 2015

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Un docu-fiction (en VOSTFR) « Derière le mur, la Californie » de Marten Presiel
qui suit trois adolescents, dans les années 70 et 80 jusqu’en 1989 et la chute du mur. Rebels et Révoltés, ils ont l’énergie d’une jeunesse vindicative, ils évoluent entre sport urbain et danse, avec le désir ardent de s’en sortir, dans une période de guerre froide. Le film rend hommage à la culture underground du skate. Une pépite dans le genre!

Sur fond de récit de vengeance, « La Volante » de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri est un triller avec une noirceur de ton et une forme soignée qui séduit immédiatement. Nathalie Baye est diaboliquement terrifiante en vengeresse intraitable et sans scrupule. Dans une atmosphère toujours un peu inquiétante, et la réalisation, parfaite rappelle les films d’Hitchcock.

Et toujours à l’affiche pour le plus grand bonheur des petits et des grands : « Les minions » spin-off de «Moi, Moche et méchant», plein d’inventivité avec une quantité appréciable de gags absurdes, et de références pop. Les minions en salopette ou en string nous mènent vers des sommets d’absurdité à nous tordre de rire.

Xavier pour le Centre

L’ÉDITO

« Il y a chez Catherine un scintillement juvénile et honnête,
une générosité offerte qui la met en danger au milieu des cyniques et donc met les scènes sous tension ».
Xavier Giannoli.

Librement inspiré de la vie de Florence Foster Jenkins, « Marguerite », magistralement interprété par Catherine Frot, est le dernier film de Xavier Giannoli. Nous sommes dans les années vingt. Marguerite est une riche héritière, extravagante, fantasque, passionnée d’art lyrique, elle veut devenir cantatrice. Le seul souci, elle chante incroyablement faux. Ceux qui l’entourent, par hypocrisie, cupidité, lâcheté, cynisme, amour, la confortent dans ses projets. Jouant sur les ambiguïtés, cette comédie dramatique interroge : est­elle si naïve, si innocente ? Les autres, sont-ils si méchants, hypocrites, irrespectueux ?
« Cemetery of Splendour », est le dernier film d’Apichatpong Weerasethakul, considéré comme l’un des cinéastes contemporains les plus originaux, plusieurs fois récompensé à Cannes. C’est un conte poétique sur des hommes endormis, atteints par une maladie mystérieuse, dans un hôpital thaïlandais, construit sur un ancien cimetière. Passionné par le sommeil, persuadé que l’on peut s’introduire dans la mémoire et les rêves, l’auteur nous invite à une méditation sur la vie, la mort, les anciens…
Et toujours, « Dheepan », de Jacques Audiard, un western urbain. Le film a remporté la palme d’or lors du dernier festival de Cannes. Combattant tamoul au Sri Lanka, Dheepan, candidat à l’exil, s’invente une famille pour obtenir plus facilement ses papiers. Arrivé en France, en compagnie d’une femme et d’une petite fille, ils vont devoir s’apprivoiser et apprendre à vivre ensemble. Gardien dans une cité, cette famille s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie. Mais, dans ces zones de non droit, pour protéger les siens, il va retrouver ses instincts guerriers.

Belles projections à tous, Frédérique

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