ÉDITO DE LA SEMAINE DU 15 AU 21 OCTOBRE

A l’heure où l’intolérance et les discriminations battent le pavé, « Pride », cette comédie britannique de Matthew Warchus, dans la lignée de « The Full Monty » et des « Virtuoses », dévoile un événement méconnu dans l’ Angleterre du gouvernement Thatcher. En 1984, un groupe d’activistes gays et lesbiens se sont engagés auprès des mineurs en grève . Lauréat de la Queer Palm (prix qui récompense au festival de Cannes un film pour son traitement des thématiques alter­sexuelles), « Pride » s’intéresse plus à l’évolution des mentalités qu’aux luttes sociales dans cette période noire et conservatrice qui a vu poindre en toile de fond la naissance du sida.

Toujours à l’affiche cette semaine, « Mommy », le dernier film de Xavier Dolan, prix du jury au festival de Cannes, raconte l’histoire d’un adolescent écorché vif, souffrant d’un trouble de l’attention avec hyperactivité. Exclu de l’internat dans lequel il était hébergé, après avoir provoqué un incendie et blessé un camarade, il rentre chez sa mère, Diane, veuve et vivant seule dans un nouvel appartement. Impulsif et imprévisible, les retrouvailles avec sa mère s’avèrent difficiles, violentes, passionnées, électriques. Kilia, l’étrange voisine bègue d’en face, s’immisce peu à peu dans leur vie. Ces trois personnages, brisés, cabossés vont peu à peu apprendre à vivre ensemble. Et pourtant, ce film qui interroge sur une société qui marginalise tout ce qui dérange, pose une autre question : « est­ce parce que l’on aime que l’on peut sauver » ? Répondrons­nous alors comme Diane dans le film, « les sceptiques seront confondus » ?

« Shirley, Visions of Reality » Il fallait beaucoup de courage pour faire un film sur l’univers pictural d’ Edward Hopper. En relatant treize histoires à partir de treize toiles du peintre, Gustav Deutsch, signe un film étonnant, dans lequel, le personnage de Shirley, inspiré de la femme du peintre, évolue dans l’atmosphère des tableaux de ce dernier, avec en arrière-­plan, l’histoire des États­Unis des années 30 aux années 60.

« Leviathan », d’ Andrei Zviaguinstev, nous parle d’un homme qui tente de s’opposer aux pouvoirs. Dans une Russie où le système politique et l’Église sont gangrenés par la corruption, où la population semble résignée, la résistance de cet homme prend une dimension mythologique qui l’amènera à perdre ses amis et son amour.

Que le cinéma vous mette en joie !
Frédérique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.