EDITO DE LA SEMAINE DU 11 AU 17 OCTOBRE

L’ÉDITO 

« On ne peut s’exprimer que par nos tableaux »Vincent Van Gogh.

C’est une enquête autour de la mort de l’artiste qui mène Armand Roulin à cheminer dans les toiles du peintre qui prennent vie et s’animent. « La Passion Van Gogh », de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, construit à partir de la correspondance de Vincent à son frère Théo, est un premier long métrage étonnant entièrement peint à la main.

Pio est un jeune Rom de 14 ans qui veut grandir vite. Alors que son père et son frère sont en prison, il aspire à devenir le petit malfrat d’une ville calabraise quand sa rencontre avec Ayiva, un autre frère de misère burkinabé, l’amène à remettre en cause ses valeurs. Tourné caméra à l’épaule, entre fiction et documentaire, « A Ciambra », de Jonas Carpignano est un récit d’apprentissage qui apporte un nouveau souffle au cinéma italien.

Inspiré d’une histoire vraie, « Nos Années Folles » est la dernière œuvre romanesque d’André Téchiné. Louise et Paul forment un couple à la passion dévorante. Pendant la guerre 1914-18, quand il déserte, elle le cache puis le travestit. Dérangeant, théâtral et troublant, le film interroge le désir et l’identité.

Isabelle est une artiste désarmante de sincérité. Elle rencontre des hommes ridicules, beaux-parleurs.  «Un Beau Soleil Intérieur», est un film réjouissant de la réalisatrice Claire Denis. Interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplie les déboires amoureux.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour », dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Belles projections !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le redoutable » de Michel Hazanavicius, s’inspire du livre de l’ex-femme de Jean-Luc Godard, Anne Wiazemsky (« Un an après ») et en tire un portrait satirique et irrévérencieux. Drôle et merveilleusement joué le redoutable nous fait passer par diverses émotions, mais surtout on rit, beaucoup. Louis Garrel, avec la complicité de Stacy Martin incarne tout en finesse et humour ce personnage cinématographique des années 60/70

« Gauguin – Voyage de Tahiti » d’Edouard Deluc (adaptation des carnets de Paul Gauguin Noa Noa (lettre carnet adressée à une de ses filles restée en Europe)) nous amène avec beaucoup de sensibilité et de justesse à découvrir une des périodes importantes dans l’oeuvre de Gauguin. La beauté sublime et sauvage de l’île, la musique évocatrice et très travaillée, font le cadre de cette période de la vie du peintre, homme à la dérive, en mal d’aspiration à Paris, perdu dans ses obsessions à Tahiti mais ayant retrouvé l’ envie de peindre. Vincent Cassel y est magnifique et y apporte toute sa présence animale.

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Tout en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission.François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

  Bon cinéma. Xavier 

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