Édito de la semaine du 22 au 28 Janvier

« Le cinéma sert à comprendre les raisons des personnages même dans les actes que la morale condamne », Jia Zhangke.

C’est avec deux nouveaux films que s’ouvre cette semaine cinématographique.
« Lulu femme nue » de Solweig Anspach, adapté de la BD d’E. Davodeau, est l’histoire d’une mère de famille (magistralement interprétée par Karin Viard) qui, à la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, décide de rompre les amarres quelques jours, abandonnant mari et enfants. En chemin elle rencontre des gens qui l’aident à reprendre son autonomie, à éprouver de nouveaux sentiments et lui permettent de se reconstruire peu à peu.
« A touch of Sin » est un remarquable instantané des métamorphoses que subit la Chine contemporaine. Jia Zhangke nous conte quatre histoires inspirées de faits réels dans lesquels des laissés-pour-compte se retrouvent confrontés à la corruption, au harcèlement, au travail dégradant, à la solitude, à l’immigration. Pour retrouver leur dignité, ils se mettent hors la loi .
Ce film récompensé à Cannes par le prix du meilleur scénario est interdit au moins de 12 ans.
Encore pour cette semaine, « Le géant égoïste » de Clio Barnard est un beau film dans la tradition du cinéma anglais, sans concession, sur l’enfance, sur l’amitié et sur les marginaux dans une Angleterre toujours hantée par la crise sociale.

Bon cinéma !
Frédérique