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EDITO DE LA SEMAINE DU 26 OCTOBRE AU 1ER NOVEMBRE

EDITO

Juste quelqu’un de bien !

Cette semaine, Pierre-Léon Vitoux nous a quittés : personne incontournable de nos cinémas, il était président de l’Association des Spectateurs du Club et du Centre. Humaniste, altruiste, engagé, il n’avait de cesse d’agir avec humour, bonne humeur et optimisme pour défendre nos cinémas. Libre, toujours un peu en retard, agaçant certains parfois, nous ne pouvions que nous incliner devant sa générosité, son engagement, son dévouement.

Au Club cette semaine, c’est aussi un cinéaste engagé et en colère qui est à l’affiche. Avec son dernier film « Moi, Daniel Blake », palme d’or du dernier festival de Cannes, Ken Loach dénonce l’absurdité et la perversité de la politique du système social britannique qui vise à décourager les chômeurs de faire valoir leurs droits, qui cherche à isoler en humiliant, qui consent à indemniser les allocataires en les obligeant à chercher du travail même s’ils sont malades et ne peuvent travailler.

Parce que ce réalisateur représentatif d’un cinéma social n’a jamais cessé de pointer du doigt les injustices engendrées par le néo-libéralisme toujours plus impitoyable avec les laissés pour compte de notre société, comme si les pauvres étaient responsables de leur pauvreté, parce que Pierre-Léon, par son engagement et son humanité ne cessait d’organiser, d’inventer, d’imaginer, de mettre en place des solidarités pour contrer les absurdités, les défaillances d’un système impitoyable, comme si les migrants étaient responsables des guerres, de la misère, des horreurs engendrées par les totalitarismes, parce qu’il agissait pour combler le vide sociétal et politique dans lequel nous nous trouvons, nous ne pouvons que penser à lui en regardant ce film.

Au revoir Pierre-Léon.

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Ma vie de Courgette » de Claude Barras, sur un scénario de Celine Sciamma, est un film d’animation à destination des petits et des grands. Abordant des sujets comme l’amitié, les peurs enfantines, la formation d l’identité… Une histoire avec un thème pas forcément facile à appréhender pour les plus jeunes traitée avec énormément de talent. A voir absolument!!! (A partir de 6 ans)

« Ivan Tsarevitch et la princesse changeante » de Michel Ocelot (Kirikou, Azur et Asmar…), est un chef d’oeuvre d’orfèvrerie graphique. Des décors tout en couleurs mettent en avant des personnages tous en ombres chinoises. Rêve et poésie au programme.

« Réparer les vivants », ce film de Katell Quilévéré est une adaptation fidèle du livre de Maylis de Kérandal. Un début très beau, presque onirique, jusqu’à l’accident talentueusement suggéré par la métaphore de la vague, nous emporte vers le drame. Les parents de Simon sont brutalement confrontés au décès de leur enfant et sont invités à choisir de donner ses organes pour sauver d’autres vies. L’intensité émotionnelle du film est amplifiée par la partie documentaire de la greffe, sincèrement éprouvante, mais que Katell Quilévéré a respectée fidèlement d’après le roman , même si les mots sont plus faciles à lire qu’à voir. Un grand moment que nous traiterons ensemble le vendredi 4 Novembre grâce à un ciné-débat avec des acteurs et des témoins de ce sujet.

« Mal de pierres » est adapté du roman : Mal di pietre de Miléna Agus.Une jeune femme essaye de se libérer d’un mariage imposé. Elle est en quête d’un amour absolu qui fait croire à une démence romanesque. Le film de Nicole Garcia est une réussite pleine d’élégance touchante. Ce film a été tourné sur le Plateau de Valensole pour la partie dans les Alpes de Haute-Provence.

Bon Cinéma, Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 22 AU 28 JUIN

EDITO

« J’ai tenté de créer un personnage qui serait pétri de contradictions,
en proie au doute, mais entièrement dévoué à la réalisation de son rêve ».

Sergio Machado

Film musical s’inspirant d’une histoire vraie, « Le Professeur de Violon », de Sergio Machado, nous conte l’histoire d’un violoniste se préparant à faire carrière dans un grand orchestre. Après un échec lors des qualifications, il accepte d’enseigner la musique à des jeunes issus d’une favela et se bat pour éviter qu’ils ne tombent dans une spirale de la délinquance.
Quand la peluche se fait pédagogue, cela donne un documentaire original, créatif, drôle, concernant le cheminement de la loi sur le mariage pour tous. « La Sociologue et L’Ourson », d’Etienne Chaillou et Mathias Théry est une ode à la tolérance et à l’apaisement, une réflexion intellectuelle, face à un débat qui divisa les français il y a à peine trois ans. Soirée débat mardi 28 à 20h45 en partenariat avec le Planning Familial.
« Celui qu’on attendait », de Serge Avédikian, est une comédie légère, optimiste, drôle et touchante. Jean-Paul Bolzec, alors qu’il se croit en Azerbaïdjan, se retrouve dans une situation insolite perdu dans un village arménien.
« Julieta », le dernier film de Pedro Almodovar, résonne telle une tragédie grecque. Le réalisateur nous entraîne sur les pas d’une femme rongée par la culpabilité.
De Paolo Virzi, « Folles de joie », road movie sur deux jeunes femmes qui portent en elles des traumatismes profonds et se lient d’une amitié passionnée.
« Mr Holmes », de Bill Condon interroge : qui est l’homme derrière le détective privé ? Alors qu’il est un vieux monsieur solitaire qui commence à avoir la mémoire qui lui joue des tours, Sherlock est obsédé par une énigme irrésolue depuis trente ans.
Que la fête du cinéma du dimanche 26 juin au mercredi 29 juin inclus soit belle !!!

Que le cinéma vous mette en joie. Belles projections à tous, Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« La nouvelle vie de Paul Sneidjer » Adapté d’un roman de Jean-Paul Dubois, le nouveau film de Thomas Vincent est doucement mélancolique, touchant et joliment réalisé. Cette fable dépressive et poétique montre un chemin vers l’autre côté du miroir d’une société centrée sur la réussite, l’argent, la course contre la montre. Avec un Thierry Lhermite plutôt surprenant, tendre et tellement humain qui mêne le film avec brio, sans excès. Des personnages secondaires attachants et drôles, qui vous étonnent. Ne passez pas à coté. Ce serait vraiment dommage car c’est un ode à la liberté!

« Tout de suite maintenant » de Pascale Bonitzer, est un film sur l’esprit du temps. Pace que nous voulons tous réaliser nos désirs « tout de suite », avoir des résultats immédiatement, savoir gagner, être reconnu… c’est le temps millimètré. Le petit monde codifié des affaires, au milieu des histoires de familles, des faux semblants, des intrigues professionnelles où les uns et les autres se déchirent ou se retrouvent. C’est un sujet que Bonitez, traite comme d’habitude avec drôlerie et précision. Les acteurs sont des pointures du même niveau que le film.

Bon cinéma, Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 18 AU 24 MAI

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 » Ma Loute » de Bruno Dumont, magnifie le Nord!
Présenté en Compétition au Festival de Cannes 2016, le film est l’occasion pour Bruno Dumont de retrouver Juliette Binoche, qu’il avait déjà dirigée dans Camille Claudel 1915. Des personnages semblants tout droit sortis de la Comptesse de Ségur, revue et corrigée par les frère Grimm, un humour carnassier, et en toile de fond la splendide côte d’Opale. Une comédie dramatique ou le grotesque et l’ironie règent en maîtres.

 » Un homme a la hauteur «  de Laurent Tirard, est un remake du film argentin de Marcos Carnevale.
La rencontre d’une brillante et belle avocate avec un petit homme (en taille), drole et cultivé… Une Love Story surprenante et touchante.

 » Kung Fu Panda 3 «  de Jennifer Yuh, Alessandro Carloni . C’est toujours un plaisir de retrouver Po, le panda maladroit (faux) expert en arts martiaux. Gags aussi énormes que le ventre du héros, des scènes d’actions spectaculaires, des bastons inventives, des personnages secondaires loufoques et indéniablement trop mignons et une animation fascinante.

Bon cinéma, Xavier

EDITO

« On plonge dans la société newyorkaise des clubs à la mode.
La « Cafe Society » où l’on croise des hommes politiques, des jeunes filles faisant leurs premiers pas dans le monde, des séducteurs, des maris infidèles, des femmes assassinant leurs maris… »
Woody Allen.

Récit choral, le dernier film de Woody Allen « Cafe Society », nous emporte dans les années trente, dans le milieu des artistes, des mondains, des personnalités qui fréquentaient les clubs, les cafés, les restaurants à la mode. Dans ce contexte, à New York, Bobby Dorfman étouffe entre ses parents et un frère gangster. Il s’en va à Hollywood retrouver son oncle, célèbre agent des stars. Décidé à tenter sa chance, il rencontre l’amour…

Autre film à l’affiche, « La saison des femmes » de Leena Yadav est un film tonique aux couleurs de Bollywood mais aussi un plaidoyer pour faire reculer toutes les formes d’oppressions faites aux femmes. En Inde, dans un village rural du Gujarat, quatre femmes liées par amitié, ayant soif de liberté, écrasées par la domination masculine, se rebellent, luttent et tentent avec humour et énergie de faire avancer leurs droits.

Que votre semaine cinématographique soit belle !!

Que le cinéma vous mette en joie. Belles projections à tous,

Frédérique