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EDITO DE LA SEMAINE DU 12 AU 18 AVRIL

L’ÉDITO 

« Je pense que l’un des objectifs du film était de secouer le système.
Il s’inscrit dans mes convictions et fait écho à mon activisme ». Maysaloun Hamoud.

Condamnant l’oppression conservatrice et patriarcale, l’homophobie, « Je danserai si je veux », dresse le portrait de trois jeunes femmes vivant à Tel Aviv et désirant s’émanciper des carcans des traditions familiales ou religieuses. La réalisatrice palestinienne, Maysaloun Hamoud, visée par une fatwa la condamnant à mort depuis la sortie du film, signe un long métrage dans un style pop, dévoilant une réalité complexe de la société arabo-israélienne.

Cinéaste hanté par la mort et les fantômes, Kiyoshi Kurosawa, dans « Le secret de la chambre noire », nous livre un film sur un ancien photographe de mode passionné par le daguerréotype et nouant une étrange relation avec sa fille qu’il photographie dans un pavillon de la banlieue parisienne. A travers ce drame familial, l’auteur interroge la manière dont le passé peut être rendu visible dans le présent.

Evoquant l’après-guerre en Pologne et l’instauration du réalisme socialiste-soviétique, Andrzej Wajda, dans son dernier film posthume, « Les fleurs bleues », nous livre un biopic sur le destin tragique de Wladyslaw Strzeminski, père de l’Unisme, fondateur du premier musée d’Art Moderne en Pologne puis mis au ban du régime totalitaire pour ses théories avant-gardistes.

« Sage-Femme » de Martin Provost., entre humour et émotion, mérite un petit détour.

Belles projections.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « un profil pour deux ».. de Stéphane Robelin avec Pierre Richard (dont la trogne ne cesse d’être attachante au fil du temps, et ses quatre-vingt-deux printemps au compteur, nous revient en ces douces premières heures du printemps) est une comédie truculente qui s’attache cette fois à conter les aléas amoureux d’un vieil homme, Pierre, veuf et retraité, qui ne sort plus de chez lui depuis plus de deux ans. Se lançant avec entrain dans les joies de la séduction en ligne et l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’une « âme soeur » , et la possibilité de tricher un peu sur…. l’âge!

« Boule et Bill 2 » de Pascal Bourdiaux, reprend là ou le premier opus s’était arrêté : au coeur d’une famille heureuse, trop peut être. La première scène montre l’éditrice du père de Boule (Franck Dubosc) reprocher à ce dernier la mièvrerie des histoires qu’il dessine. La perfection et le bonheur ne l’intéressant pas – et n’intéressant pas, selon elle, le lecteur –, il faut absolument que le père de famille/bédéiste redynamise tout ça en y apportant une bonne dose de malheur et d’imprévus. Le film charrie assez de bons sentiments et réserve assez de gags bon enfant pour convenir parfaitement à sa cible.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 18 AU 24 JANVIER 2017

L’ÉDITO

20 ans du festival Télérama, Gap deuxième !

Cinéaste à contre-courant, Jim Jarmusch nous revient avec « Paterson », l’histoire d’un personnage éponyme qui vit à Paterson, une ville de poètes, avec Laura et Marvin, un bouledogue anglais. Il est chauffeur de bus, écrit des poèmes, elle multiplie les expériences artistiques.

« La tortue rouge », de Michael Dudok de Wit, commence comme une robinsonnade, celle d’un homme rescapé d’un naufrage, échoué sur une île déserte. Récit mythologique, la rencontre entre cet homme et une tortue géante, divinité marine se muant en femme par amour, permet d’aborder des thèmes tels que la correspondance entre le temps et la vie humaine, la séparation et l’union.

« Ma vie de courgette », de Claude Barras et Céline Sciamma est un récit tendre et dur, sur la maltraitance et la capacité de résilience, sur l’amitié et la bienveillance des adultes. Il met en scène des figurines de pâte à modeler aux yeux ronds qui représentent des enfants cabossés par des situations familiales particulièrement difficiles.

« Julieta », le dernier film de Pedro Almodovar, résonne telle une tragédie grecque. Le réalisateur nous entraîne sur les pas d’une femme rongée par la culpabilité.

Dans, « Moi, Daniel Blake », Ken Loach, dénonce l’absurdité et la perversité de la politique du système social britannique. Il n’a en fait jamais cessé de pointer du doigt les injustices engendrées par le néo-libéralisme toujours plus impitoyable avec les laissés pour compte de notre société.

Récit choral, le dernier film de Woody Allen « Cafe Society », nous emporte dans les années trente, en Amérique, dans le milieu des artistes, des mondains, des personnalités qui fréquentaient les clubs, les cafés, les restaurants à la mode.

Mélo ou conte cruel, Ozon, dans « Frantz », revisite les thèmes qui lui sont chers, le deuil, l’absence, le remplacement et l’initiation à l’amour. En Allemagne, au lendemain de la première guerre mondiale, Anna se recueille sur la tombe de son fiancé mort au champ d’honneur. Elle y rencontre Adrien, un français qui se présente comme son ami.

« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, espiègle, libertaire, sensible, audacieux, semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille, Ines, une cadre supérieure ambitieuse qui poursuit une carrière dans un cabinet d’audit international.

« Elle », de Paul Verhoeven, est un film noir, ironique, drôle et dérangeant interprété par une immense actrice à la fois perverse et vénéneuse : Isabelle Huppert. Agressée plusieurs fois chez elle par un homme masqué et mystérieux, elle semble inébranlable.

Road-movie teinté de fantastique dans une Amérique gangrénée par les sectes, « Midnight Special », de Jeff Nichols, est un récit nimbé de mystères sur la cavale d’un père et de son fils messianique.

Séance évènement parmi les 20 films des 20 éditions

« Dans ses yeux », de Juan Jose Campanella, est un thriller politique qui nous entraîne dans l’histoire d’un meurtre pendant la période de la dictature argentine. 25 ans plus tard, l’enquêteur décide d’écrire un roman concernant cette affaire non élucidée.

Avant-première !

Biopic bouleversant de Pablo Larrain sur « Jackie », après l’assassinat en 1963 de John. F. Kennedy. Traumatisée, isolée, elle s’attache néanmoins à défendre l’héritage politique de son mari.

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Quelques minutes apres minuit » de Juan Antonio Bayona, est un conte initiatique aux accents oniriques où les sentiments se heurtent avec fracas, amorce avec délicatesse la perte d’une innocence enfantine face à la complexité, la violence et la souffrance d’un monde d’adulte. Tendre, poétique, vibrant et émouvant, une véritable réussite scénaristique et visuelle, saupoudrée d’un zest de fantastique !

« Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan est un film magnifique, puissant et intriguant ! Un mélodrame au rythme lent, noueux et cristallin comme un matin d’hiver dans un Massachusets glacé. Avec des images sublimes (des lumières et des couleurs en cohésion parfaite avec la dramaturgie du film), un récit solide, bien mené et une ambiance saisissante. Casey Affleck crève l’écran tant il est juste dans ce rôle d’un homme brisé. Il transmet tout de cette monstrueuse difficulté que vit son personnage. A voir en VOSTFR ou en VF.

« Primaire » d’Hélène Angel se passe dans une école primaire, comme si nous y étions vraiment, tant la mise en scène et les prises de vue, à hauteur d’enfants, collent à la réalité. Il s’agit d’une comédie sociale, et d’un drame à la fois, où une professeur des écoles va tout mettre en oeuvre pour « sauver » un enfant en difficulté, à ses dépens à elle et à celui de son propre fils. Dans ce film, on passe du rire aux larmes, de l’idéalisme à la raison, de l’amertume à l’enthousiasme avec bonheur.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux! Dans des décors splendides, les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 30 NOVEMBRE AU 6 DECEMBRE

L’ÉDITO

Cette semaine au Club c’est une actualité cinématographique foisonnante qui vous attend !!!

« Captain Fantastic », de Matt Ross avec Viggo Mortensen, extraordinaire en père idéaliste qui se bat pour ses convictions en élevant seul ses six enfants. Loin de tout militantisme, cette comédie dramatique loufoque et rafraichissante interroge : la parentalité, les méthodes alternatives d’éducation, la liberté, les choix que les parents imposent à leurs enfants…

« Wallace et Gromit, les inventuriers », de Nic Park et un film d’animation pour petits et grands qui nous entraîne dans les histoires cocasses d’un inventeur fantasque accompagné de son chien fidèle.

« Dernières Nouvelles du Cosmos », un documentaire passionnant de Julie Bertucelli, sur une jeune fille, Hélène, auteure de textes poétiques alors qu’elle n’a jamais appris à lire et a à écrire. C’est à 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en utilisant un jeu de lettres. Ciné-débat le samedi 3 décembre à 20h30.

Dans le cadre du cycle « Villes de Cinéma » présenté par Cinémas du Sud, « Au Bonheur des Dames », de Julien Duvivier est une adaptation du roman d’Emile Zola sur l’essor des grands magasins à la fin du XIX ème siècle.

Dans la Corée des années trente alors sous domination japonaise, le maître du cinéma coréen, Park Chan-Wook, signe avec « Mademoiselle », un thriller jouissif, imprévisible autour de duperies saphiques, de manipulations amoureuses et de vengeances.

« Le Client », d’AshgarFarhadi, explore avec beaucoup d’intelligence, la complexité des relations humaines.

« Moi, Daniel Blake », de Ken Loach.

De Rachid Djaïdani, « Tour de France ».

« Fuocoammare, par-delà Lampedusa », de Gianfranco Rosi, une chronique qui prend le temps de rencontrer des habitants de l’île.

Belles projections à tous. Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Maman a tort » de Marc Fitoussi, « Bienvenue dans le monde du travail ! ». Le film à la fois cruel et plein de charme, part du folklorique « stage d’observation » pour les élèves de 3e, ne paie pas de mine mais á l’arrivée est bien réussi est va plus loin que prévu. L’intrigue est bien menée. Émilie Dequenne est toute en justesse.

« Tu ne tueras point » de Mel Gibson, dresse un portrait très émouvant d’un héros méconnu de la Seconde Guerre Mondiale. Le film surprend énormément par la différence de ton entre une première partie faussement tendre et un peu fleur bleue, et celle qui s’enchaîne inévitablement parmi des combats insoutenables… Rarement un film de guerre n’avait été aussi humain. Exceptionnel, des scènes jamais vu au ciné, des émotions à l’image qui perfore même les âmes les plus forte.

« Réparer les vivants » de Katell Quilévéré. Adaptation fidèle du livre de Maylis de Kérandal. Des parents sont brutalement confrontés au décès de leur enfant et sont invités à choisir de donner ses organes pour sauver d’autres vies.

« Planétarium » de Rebecca Zlotowski est l’histoire romanesque, de deux jeunes filles (Natalie Portman et Lily-Rose Depp) médiums américaines, qui sont remarquées par un producteur de cinéma.

Bon cinéma. Xavier