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EDITO DE LA SEMAINE DU 25 AU 31 OCTOBRE

L’ÉDITO 

« Nous avions envie de raconter ce monde de l’enfance, si proche pour nous du monde des contes ». Noémie Lvovsky.

Histoire d’enfance et histoire d’amour, « Demain est tous les autres jours », de Noémie Lvovsky , un conte à la fois doux et terrifiant sur la jeunesse brisée d’une petite fille dont la mère fantasque plonge peu à peu dans la folie.

Ciné-goûter mercredi 25 octobre à 16 heures, « Alice Comedies », un programme de quatre courts-métrages de Walt Disney, des années 1920 !!! Mélange de techniques, de drôlerie, de fantaisie, d’inventivité. Cette séance s’inscrit dans notre cycle « Western, Westerns, Regards Décalés ».

Palme d’or du dernier festival de Cannes, « The Square », de Ruben Östlund interroge les faiblesses humaines. Au delà des frasques d’un conservateur d’un musée d’Art Contemporain incapable de défendre les valeurs humanistes qu’il affiche et revendique, le film est une satire d’une société très scandinave, nombriliste, hypocrite, individualiste, pétrie cependant de discours altruistes et bien pensants.

A travers le destin croisé de trois femmes et d’un jeune musicien, « Téhéran Tabou », tourné en rotoscopie, d’ Ali Soozandeh, dresse le portrait intime d’un Iran écartelé entre l’hypocrisie des dignitaires religieux, la corruption, la répression, le mensonge, la difficulté à vivre quand on est une femme, la soif de changement et de modernité.

« La Passion Van Gogh », de Dorota Kobiela et Hugh Welchman, construit à partir de la correspondance de Vincent à son frère Théo, est un premier long métrage étonnant entièrement peint à la main.

Belles séances à tous.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Au revoir la haut » est adapté d’un best seller de Pierre Lemaître, lauréat du prix Goncourt de 2013, ce film « du pur Albert Dupontel, est un peu voyou, politiquement incorrect, grotesque, édifiant ». La réalisation de Dupontel est audacieuse, truculente et d’une énergie euphorisante, époustouflante avec son ton décalé et sa dérision bien personnelle, alliant émotion, drôleries et poésie. La folie hystérique de l’après guerre se retrouve sacrifiée à l’autel du pamphlet anticapitaliste, fidèlement au roman, on y retrouve des notes de Tex Avery, Charlie Chaplin, et Buster Keaton….

« Zombillénium » d’Arthur de Pins et Alexis Ducord est l’adaptation de la bande déssinée à succes du meme nom. L’équilibre entre premier degré et envolées fun est idéal, de même que l’interaction entre ses personnages garantit des instants de franche comédie en plus d’un attachement immédiat envers eux. Des décors magiques, de la couleur, une bande originale extraordinaire, attachez vos ceintures et ouvrez grands les yeux… « Zombillénium » est un film à ne manquer sous aucun prétexte !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je sais que les psychiatres utilisent une expression : « le scénario qu’écrivent les parents à leurs enfants ».  Ils l’écrivent par leur seul comportement, leur seul rapport à la vie…On transfère sur soi le regard qu’ont porté nos parents sur celle-ci. Cela laisse des traces… ». Andreï Zviaguintsev.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour » (prix du jury au Festival de Cannes),dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Mercredi à 14h et 16h, nos cinés-goûters reprennent. « Polichinelle et les contes merveilleux » du couple Gianini et Luzzati, un programme de quatre courts métrages d’animation pour alimenter l’imagination fertile de nos jeunes spectateurs.

Jeudi à 18h30, ciné-débat animé par Rémi Kuentz autour du film « La Porte du Paradis » de Michael Cimino. Fresque magistrale s’inspirant de faits réels, cet anti-western anti mythologique inaugure nos soirées consacrées aux films « Patrimoine » et notre cycle « Western,Westerns, Regards Décalés », en partenariat avec le Musée-Museum Départemental et l’ASCCC.

En partenariat avec l’association « Pour une Alternative Citoyenne à Gauche », vendredi à 20h 30,  « L ‘Ascension » de Ludovic Bernard, projection-débat en présence de Nadir Dendoune, auteur du livre qui a inspiré le film, « Un tocard sur le toit du monde ».

Toujours à l’affiche :
« Barbara », de Mathieu Amalric. , « Gabriel et la montagne » de Fellipe Barbosa. , « 120 Battements par minute » de Robin Campillo. , « Petit Paysan », d’Hubert Charuel.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Wind River » de Taylor Sheridan, est un thriller classique, épuré, une enquête judiciaire menée en terrain dangereux. Le rapport à la nature hivernale est au cœur du film, grâce à la splendeur enneigée du Wyoming. L’étude de la dignité de la communauté amérindienne, et des personnages principaux, tous abîmes par leur passé, est exemplaire, animée d’une humanité sincère..
Un film à voir.

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 JUIN

L’ÉDITO 

 « Dans le film, je voulais parler du complexe d’Electre le pendant féminin du complexe d’Œdipe, même si ce n’est pas complètement symétrique ». Philippe Garrel.

Primé à « La Quinzaine Des Réalisateurs », « L’Amant d’un jour », revient sur les éternelles obsessions de Phillipe garrel, à savoir, le sentiment amoureux, la trahison, la rupture, l’absence, le manque. Histoire d’une amitié naissante entre une jeune femme et sa jeune belle-mère, l’auteur explore l’inconscient de cette jeune fille qui l’entraîne à se débarrasser de cette rivale.

« Après la tempête », de Koré-Eda dresse le portrait d’une famille déchirée contrainte de passer une nuit ensemble quand un typhon menace. C’est avec beaucoup de délicatesse et de tendresse que le réalisateur scrute les espoirs déçus, les ambitions éteintes, les fêlures de la vie, ce qui reste des rancœurs.

Petit fils de mineur, Régis Sauder dans « Retour à Forbach », interroge les lieux abandonnés, sinistrés et ceux qui ont subi de plein fouet la fermeture des mines et la désindustrialisation.

Ciné-débat en présence du réalisateur lundi 12 juin à 20h30.

Toujours à l’affiche,

Thriller érotique teinté de gémellité,« L’Amant Double », de François Ozon, raconte l’histoire d’une jeune femme fragile qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son thérapeute. Après quelques temps de vie commune, elle découvre un autre personnage.

« Les fantômes d’Ismaël », du réalisateur Arnaud Desplechin qui ne cesse de se mettre en scène à travers ses films avec son acteur fétiche Mathieu Amalric, est une histoire triangulaire à la fois théâtrale et baroque dans laquelle un homme amoureux de Sylvia, voit sa vie chamboulée par le retour de sa femme disparue vingt ans plus tôt.

A vos agendas et belle semaine cinématographique !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Rodin » de Jacques Doillon. Pour les 100 ans de la mort de Rodin,un biopic qui ne narre pas toute la vie du sculpteur. Rodin, Vincent Lindon, est filmé dans son atelier, burinant, dessinant, modelant obstinément, inlassablement. Bien sûr on y aperçoit Camille Claude « le génie du maître inspiré sa disciple, le talent de l’élève motive le maître ». A voir absolument !

Adapté du best-seller homonyme (de Laurent Binet, prix Goncourt en 2010), « HHhH » est le premier projet d’envergure internationale du jeune réalisateur Cédric Jimenez. son scénario se construit à la façon d’une thèse universitaire prend le temps de développer chacun des éléments de l’équation. Jason Clarke, et Rosamund Pike incarnent à la perfection ce couple de hauts dignitaires allemands. La froideur qu’ils dégagent fait d’eux des êtres redoutables, voir même inhumains, qu’il est passionnant de suivre dans leur quotidien, complètement insouciants de la barbarie dont ils sont coupables. Un film choc et saisissant qui ne devrait pas laisser indifférent.

  Bon cinéma. Xavier