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EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je sais que les psychiatres utilisent une expression : « le scénario qu’écrivent les parents à leurs enfants ».  Ils l’écrivent par leur seul comportement, leur seul rapport à la vie…On transfère sur soi le regard qu’ont porté nos parents sur celle-ci. Cela laisse des traces… ». Andreï Zviaguintsev.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour » (prix du jury au Festival de Cannes),dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Mercredi à 14h et 16h, nos cinés-goûters reprennent. « Polichinelle et les contes merveilleux » du couple Gianini et Luzzati, un programme de quatre courts métrages d’animation pour alimenter l’imagination fertile de nos jeunes spectateurs.

Jeudi à 18h30, ciné-débat animé par Rémi Kuentz autour du film « La Porte du Paradis » de Michael Cimino. Fresque magistrale s’inspirant de faits réels, cet anti-western anti mythologique inaugure nos soirées consacrées aux films « Patrimoine » et notre cycle « Western,Westerns, Regards Décalés », en partenariat avec le Musée-Museum Départemental et l’ASCCC.

En partenariat avec l’association « Pour une Alternative Citoyenne à Gauche », vendredi à 20h 30,  « L ‘Ascension » de Ludovic Bernard, projection-débat en présence de Nadir Dendoune, auteur du livre qui a inspiré le film, « Un tocard sur le toit du monde ».

Toujours à l’affiche :
« Barbara », de Mathieu Amalric. , « Gabriel et la montagne » de Fellipe Barbosa. , « 120 Battements par minute » de Robin Campillo. , « Petit Paysan », d’Hubert Charuel.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Wind River » de Taylor Sheridan, est un thriller classique, épuré, une enquête judiciaire menée en terrain dangereux. Le rapport à la nature hivernale est au cœur du film, grâce à la splendeur enneigée du Wyoming. L’étude de la dignité de la communauté amérindienne, et des personnages principaux, tous abîmes par leur passé, est exemplaire, animée d’une humanité sincère..
Un film à voir.

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 JUIN

L’ÉDITO 

 « Dans le film, je voulais parler du complexe d’Electre le pendant féminin du complexe d’Œdipe, même si ce n’est pas complètement symétrique ». Philippe Garrel.

Primé à « La Quinzaine Des Réalisateurs », « L’Amant d’un jour », revient sur les éternelles obsessions de Phillipe garrel, à savoir, le sentiment amoureux, la trahison, la rupture, l’absence, le manque. Histoire d’une amitié naissante entre une jeune femme et sa jeune belle-mère, l’auteur explore l’inconscient de cette jeune fille qui l’entraîne à se débarrasser de cette rivale.

« Après la tempête », de Koré-Eda dresse le portrait d’une famille déchirée contrainte de passer une nuit ensemble quand un typhon menace. C’est avec beaucoup de délicatesse et de tendresse que le réalisateur scrute les espoirs déçus, les ambitions éteintes, les fêlures de la vie, ce qui reste des rancœurs.

Petit fils de mineur, Régis Sauder dans « Retour à Forbach », interroge les lieux abandonnés, sinistrés et ceux qui ont subi de plein fouet la fermeture des mines et la désindustrialisation.

Ciné-débat en présence du réalisateur lundi 12 juin à 20h30.

Toujours à l’affiche,

Thriller érotique teinté de gémellité,« L’Amant Double », de François Ozon, raconte l’histoire d’une jeune femme fragile qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son thérapeute. Après quelques temps de vie commune, elle découvre un autre personnage.

« Les fantômes d’Ismaël », du réalisateur Arnaud Desplechin qui ne cesse de se mettre en scène à travers ses films avec son acteur fétiche Mathieu Amalric, est une histoire triangulaire à la fois théâtrale et baroque dans laquelle un homme amoureux de Sylvia, voit sa vie chamboulée par le retour de sa femme disparue vingt ans plus tôt.

A vos agendas et belle semaine cinématographique !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Rodin » de Jacques Doillon. Pour les 100 ans de la mort de Rodin,un biopic qui ne narre pas toute la vie du sculpteur. Rodin, Vincent Lindon, est filmé dans son atelier, burinant, dessinant, modelant obstinément, inlassablement. Bien sûr on y aperçoit Camille Claude « le génie du maître inspiré sa disciple, le talent de l’élève motive le maître ». A voir absolument !

Adapté du best-seller homonyme (de Laurent Binet, prix Goncourt en 2010), « HHhH » est le premier projet d’envergure internationale du jeune réalisateur Cédric Jimenez. son scénario se construit à la façon d’une thèse universitaire prend le temps de développer chacun des éléments de l’équation. Jason Clarke, et Rosamund Pike incarnent à la perfection ce couple de hauts dignitaires allemands. La froideur qu’ils dégagent fait d’eux des êtres redoutables, voir même inhumains, qu’il est passionnant de suivre dans leur quotidien, complètement insouciants de la barbarie dont ils sont coupables. Un film choc et saisissant qui ne devrait pas laisser indifférent.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 12 AU 18 AVRIL

L’ÉDITO 

« Je pense que l’un des objectifs du film était de secouer le système.
Il s’inscrit dans mes convictions et fait écho à mon activisme ». Maysaloun Hamoud.

Condamnant l’oppression conservatrice et patriarcale, l’homophobie, « Je danserai si je veux », dresse le portrait de trois jeunes femmes vivant à Tel Aviv et désirant s’émanciper des carcans des traditions familiales ou religieuses. La réalisatrice palestinienne, Maysaloun Hamoud, visée par une fatwa la condamnant à mort depuis la sortie du film, signe un long métrage dans un style pop, dévoilant une réalité complexe de la société arabo-israélienne.

Cinéaste hanté par la mort et les fantômes, Kiyoshi Kurosawa, dans « Le secret de la chambre noire », nous livre un film sur un ancien photographe de mode passionné par le daguerréotype et nouant une étrange relation avec sa fille qu’il photographie dans un pavillon de la banlieue parisienne. A travers ce drame familial, l’auteur interroge la manière dont le passé peut être rendu visible dans le présent.

Evoquant l’après-guerre en Pologne et l’instauration du réalisme socialiste-soviétique, Andrzej Wajda, dans son dernier film posthume, « Les fleurs bleues », nous livre un biopic sur le destin tragique de Wladyslaw Strzeminski, père de l’Unisme, fondateur du premier musée d’Art Moderne en Pologne puis mis au ban du régime totalitaire pour ses théories avant-gardistes.

« Sage-Femme » de Martin Provost., entre humour et émotion, mérite un petit détour.

Belles projections.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « un profil pour deux ».. de Stéphane Robelin avec Pierre Richard (dont la trogne ne cesse d’être attachante au fil du temps, et ses quatre-vingt-deux printemps au compteur, nous revient en ces douces premières heures du printemps) est une comédie truculente qui s’attache cette fois à conter les aléas amoureux d’un vieil homme, Pierre, veuf et retraité, qui ne sort plus de chez lui depuis plus de deux ans. Se lançant avec entrain dans les joies de la séduction en ligne et l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’une « âme soeur » , et la possibilité de tricher un peu sur…. l’âge!

« Boule et Bill 2 » de Pascal Bourdiaux, reprend là ou le premier opus s’était arrêté : au coeur d’une famille heureuse, trop peut être. La première scène montre l’éditrice du père de Boule (Franck Dubosc) reprocher à ce dernier la mièvrerie des histoires qu’il dessine. La perfection et le bonheur ne l’intéressant pas – et n’intéressant pas, selon elle, le lecteur –, il faut absolument que le père de famille/bédéiste redynamise tout ça en y apportant une bonne dose de malheur et d’imprévus. Le film charrie assez de bons sentiments et réserve assez de gags bon enfant pour convenir parfaitement à sa cible.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 18 AU 24 JANVIER 2017

L’ÉDITO

20 ans du festival Télérama, Gap deuxième !

Cinéaste à contre-courant, Jim Jarmusch nous revient avec « Paterson », l’histoire d’un personnage éponyme qui vit à Paterson, une ville de poètes, avec Laura et Marvin, un bouledogue anglais. Il est chauffeur de bus, écrit des poèmes, elle multiplie les expériences artistiques.

« La tortue rouge », de Michael Dudok de Wit, commence comme une robinsonnade, celle d’un homme rescapé d’un naufrage, échoué sur une île déserte. Récit mythologique, la rencontre entre cet homme et une tortue géante, divinité marine se muant en femme par amour, permet d’aborder des thèmes tels que la correspondance entre le temps et la vie humaine, la séparation et l’union.

« Ma vie de courgette », de Claude Barras et Céline Sciamma est un récit tendre et dur, sur la maltraitance et la capacité de résilience, sur l’amitié et la bienveillance des adultes. Il met en scène des figurines de pâte à modeler aux yeux ronds qui représentent des enfants cabossés par des situations familiales particulièrement difficiles.

« Julieta », le dernier film de Pedro Almodovar, résonne telle une tragédie grecque. Le réalisateur nous entraîne sur les pas d’une femme rongée par la culpabilité.

Dans, « Moi, Daniel Blake », Ken Loach, dénonce l’absurdité et la perversité de la politique du système social britannique. Il n’a en fait jamais cessé de pointer du doigt les injustices engendrées par le néo-libéralisme toujours plus impitoyable avec les laissés pour compte de notre société.

Récit choral, le dernier film de Woody Allen « Cafe Society », nous emporte dans les années trente, en Amérique, dans le milieu des artistes, des mondains, des personnalités qui fréquentaient les clubs, les cafés, les restaurants à la mode.

Mélo ou conte cruel, Ozon, dans « Frantz », revisite les thèmes qui lui sont chers, le deuil, l’absence, le remplacement et l’initiation à l’amour. En Allemagne, au lendemain de la première guerre mondiale, Anna se recueille sur la tombe de son fiancé mort au champ d’honneur. Elle y rencontre Adrien, un français qui se présente comme son ami.

« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, espiègle, libertaire, sensible, audacieux, semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille, Ines, une cadre supérieure ambitieuse qui poursuit une carrière dans un cabinet d’audit international.

« Elle », de Paul Verhoeven, est un film noir, ironique, drôle et dérangeant interprété par une immense actrice à la fois perverse et vénéneuse : Isabelle Huppert. Agressée plusieurs fois chez elle par un homme masqué et mystérieux, elle semble inébranlable.

Road-movie teinté de fantastique dans une Amérique gangrénée par les sectes, « Midnight Special », de Jeff Nichols, est un récit nimbé de mystères sur la cavale d’un père et de son fils messianique.

Séance évènement parmi les 20 films des 20 éditions

« Dans ses yeux », de Juan Jose Campanella, est un thriller politique qui nous entraîne dans l’histoire d’un meurtre pendant la période de la dictature argentine. 25 ans plus tard, l’enquêteur décide d’écrire un roman concernant cette affaire non élucidée.

Avant-première !

Biopic bouleversant de Pablo Larrain sur « Jackie », après l’assassinat en 1963 de John. F. Kennedy. Traumatisée, isolée, elle s’attache néanmoins à défendre l’héritage politique de son mari.

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Quelques minutes apres minuit » de Juan Antonio Bayona, est un conte initiatique aux accents oniriques où les sentiments se heurtent avec fracas, amorce avec délicatesse la perte d’une innocence enfantine face à la complexité, la violence et la souffrance d’un monde d’adulte. Tendre, poétique, vibrant et émouvant, une véritable réussite scénaristique et visuelle, saupoudrée d’un zest de fantastique !

« Manchester by the sea » de Kenneth Lonergan est un film magnifique, puissant et intriguant ! Un mélodrame au rythme lent, noueux et cristallin comme un matin d’hiver dans un Massachusets glacé. Avec des images sublimes (des lumières et des couleurs en cohésion parfaite avec la dramaturgie du film), un récit solide, bien mené et une ambiance saisissante. Casey Affleck crève l’écran tant il est juste dans ce rôle d’un homme brisé. Il transmet tout de cette monstrueuse difficulté que vit son personnage. A voir en VOSTFR ou en VF.

« Primaire » d’Hélène Angel se passe dans une école primaire, comme si nous y étions vraiment, tant la mise en scène et les prises de vue, à hauteur d’enfants, collent à la réalité. Il s’agit d’une comédie sociale, et d’un drame à la fois, où une professeur des écoles va tout mettre en oeuvre pour « sauver » un enfant en difficulté, à ses dépens à elle et à celui de son propre fils. Dans ce film, on passe du rire aux larmes, de l’idéalisme à la raison, de l’amertume à l’enthousiasme avec bonheur.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux! Dans des décors splendides, les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma. Xavier