Archives de catégorie : L’édito

EDITO DE LA SEMAINE DU 10 AU 16 JANVIER 2018

L’ÉDITO 

« Je me rendais au parc Epcot quand j’en ai parlé à Sean. Je lui ai parlé de ces enfants jouant sur le bas-côté de cette autoroute très fréquentée, à quelques minutes des parcs à thèmes. Impossible de chasser cette image de ma tête… »

Chris Bergoch, co-scénariste et producteur du film « THEFLORIDA PROJECT ».

Récit attachant des frasques d’une joyeuse bande de gamins espiègles et effrontés menée par la jeune Moonee, « THE FLORIDA PROJECT », de Sean Baker, est un feel good movie évoquant sans misérabilisme, l’ Amérique des laissés-pour-compte vivant dans des motels en bordure des routes menant vers des parcs d’attraction, autre pendant de l’ American Way Of Life !!!

« I AM NOT A WITCH », est le premier film de la jeune réalisatrice zambienne prometteuse Rungano Nyoni . Réquisitoire contre la misogynie et les superstitions dont les femmes sont les premières victimes, cette fable tragi-comique menée par la jeune actrice Margaret Mulubwa, dénonce un fait d’actualité, les camps de sorcières existant encore en Zambie ou au Ghana et les contradictions de sociétés tiraillées entre traditions absurdes et désir de modernité.

Au cours d’un sommet international rassemblant les chefs d’États d’Amérique Latine, Herman Bianco, président argentin, est rattrapé par une histoire de famille dans laquelle est impliquée sa propre fille. Jeux de massacres, corruption, meurtres, hypocrisie des rapports sociaux, « ELPRESIDENTE » de Santiago Mitre est une fable cruelle interprétée magistralement par Ricardo Darin qui explore les images équivoques, les faces cachées des politiciens.

Écrivain-cinéaste, Marc Dugain a adapté à l’écran le roman de Chantal Thomas, « L’ECHANGE DES PRINCESSES » Sous l’Ancien Régime, alors que la monarchie française est agonisante, pour satisfaire ses ambitions politiques, Philippe d’Orléans imagine des mariages diplomatiques entre très jeunes princes et princesses. Enjeu dans des stratégies imaginées par les parents, le sort de ces enfants sacrifiés par des unions forcées, résonne étrangement avec une actualité qui dénonce régulièrement la tragique destinée de millions de jeunes femmes dans le monde.

 Belle semaine cinématographique à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Normandie nue » de Philippe Le Guay évoque la crise agricole dans un petit village où le maire cherche à créer un buzz médiatique.  » Quelque chose de différent pour frapper les esprits » Avec François Cluzet et François Demaison, on est certain que toutes les ficelles de l’humour seront tendues pour cette comédie sociale et humaine qui malgré tout, est bien réelle.

« Les heures sombres » de Joe Wright,  nous décrit  un homme seul aux prises avec un dilemme dramatique: combattre ou capituler en face du III Reich qui piétine l’Europe de l’Ouest. Winston Churchill, dernier rempart de la résistance,  premier ministre de la nation britannique, incompris, méprisé et lui même toujours en train de douter, met toute sa force dans sa maîtrise de l’éloquence. Le scénario est brillant, les photographies et les lumières magistralement efficaces, et le jeu de Gary Oldman sera probablement oscarisé bientôt pour son jeu d’acteur dans ce film.

« La promesse de l’aube » de Max Ophüls d’après une adaptation du roman de Romain Gary. Le thème de l’identité de la France, d’une France idéale, où l’on crie liberté égalité, fraternité, y résonne dans l’imaginaire d’une famille d’immigrants juifs polonais. C’est aussi une histoire d’amour absolu entre une mère et son fils, «..les dieux avaient oublié de me couper le cordon ombilical.» On trouve dans ce film une éloge de l’espérance, de la volonté, de la tolérance et aussi de l’héroïsme
avec un humour ravageur.

« Ferdinand », de Carlos Saldanha est une nouvelle adaptation du livre pour enfants de Munro Leaf, « The story of Ferdinand» (1936) (Walt Disney en avait déjà fait un court-métrage en 1938). Le livre raconte la mésaventure d’un taureau sensible et pacifique qui se retrouve du jour au lendemain dans une arène de corrida. Humour et émotion sont au rendez-vous. La musique présente dans le film est excellente.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 10 AU 16 MAI

L’ÉDITO 

« Nous avons passé beaucoup de temps en amont du tournage à chercher les lieux qui conviendraient le mieux à nos personnages. Il est important que le public ait l’impression que ceux-ci vivent réellement là où ils évoluent, qu’ils y aient un quotidien bien établi ».

Nana et Simon.

Film géorgien, « Une famille heureuse », de Nana et Simon, aborde le thème de l’émancipation d’une femme sous un angle générationnel et dans une société post-soviétique. Manana, professeure, décide, après avoir consacré sa vie à sa famille, de prendre son existence en main. Avec force, courage, détermination, elle redécouvre le monde qui l’entoure.

Entre fiction et documentaire, empreint de charme, de poésie et d’humour, « Mister Universo », de Tizza Covi et Rainer Frimmel, relate l’histoire de Tairo, jeune dompteur de fauves dans un cirque italien itinérant. Ayant perdu son fer à cheval, porte-bonheur, il part à la recherche de l’homme qui lui a fait le fer avec sa force.

Jung-soo, rentrant chez lui, emprunte un tunnel qui s’effondre sur son passage. Prisonnier, il parvient à prévenir les secours. Film catastrophe teinté d’un humour mordant et caustique, « Tunnel » est une satire sociale de Kim Seong-hun qui dénonce les maux de la société coréenne gangrénée par la corruption des politiques.

« A voix haute – La force de la parole », de Stéphane de Freitas, documentaire fascinant sur le concours Eloquentia qui récompense chaque année le meilleur orateur de Seine Saint-Denis.

Que cette nouvelle semaine cinématographique soit belle !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Django » d’Etienne Comar raconte un des pires moments de la vie de Django Reinhardt (le « génie aux trois doigts », incarné par un Reda Kateb remarquable.) durant le seconde guerre mondiale où les tziganes sont persécutés. Résistance de la musique face aux oppresseurs.  Tout est là : l’émotion, la sensibilité, la peur, le suspens, la musique.  A voir et écouter

« Aurore » de Blandine Lenoir est un film sensible, tantôt cocasse, tantôt bouleversant,
magnifiant le jeu attachant et très juste d’Agnès Jaoui. Un coup de cœur inattendu , une manière de glorifier l’hédonisme d’une femme volontaire et optimiste, la cinquantaine venue, quand bien même la société en général rejette à cet âge toutes ses congénères dans un « placard affectif et professionnel ».

  Bon cinéma. Xavier 

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« La fille du patron » de et avec Olivier Loustau, (notamment vu chez Kechiche), qui interprète le chef d’atelier d’une usine textile en difficulté. Arrive une ergonome qui se trouve être la fille du patron, et qui rêve de fuir l’autorité paternelle. L’intrigue amoureuse qui va se nouer est pleine de subtilité. Autour, gravite le club de rugby de l’usine avec ses valeurs de camaraderies et d’amitié. Un premier film esthétique et sensible.

« Tout schuss » de François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard , une comédie fraiche et déjantée ou pour reconquérir sa fille, un père égocentrique s’immisce dans la classe de neige de celle-ci.

« La vie trés privée de Monsieur Sim » de Michel Leclerc, est un road movie délicat, amusant, frais, profond. Jean-Pierre Bacri se bonifie avec l’âge et est vraiment au sommet de son art. Il arrive à naviguer d’une émotion à une autre avec une facilité déconcertante.

« Snoopy et les peanuts » de Steve Martino. Plus de 50 ans après la naissance de Snoopy, sous les coups de crayon de Charles M. Schulz, le comic strip débarque sur grand écran. En conservant le trait minimaliste caractéristique de l’œuvre originale. Les traits de crayon qui animent ces bouilles d’enfants bien rondes apportent un cachet certain et une esthétique singulière.

Bon cinéma. XAVIER pour le Centre