EDITO DE LA SEMAINE DU 27 SEPTEMBRE AU 3 OCTOBRE

L’ÉDITO 

«J’ai cru tout le temps à ce personnage, y compris sur le papier. Quand elle a pris la forme de Juliette, je voulais qu’elle ressemble un peu à cette femme dessinée au pochoir sur les murs de Paris, «Miss Tic».

Que ce soit quelqu’un d’emblée dans la ville, avec nous, qu’on n’a pas envie de rejeter»

Claire Denis

Isabelle est une artiste incertaine, spontanée, inquiète et désarmante de sincérité. Elle rencontre des hommes suffisants, ridicules, manipulateurs, beaux-parleurs ou odieux. «Un Beau Soleil Intérieur», est un film réjouissant, remarquablement écrit à deux mains par la réalisatrice Claire Denis et l’écrivaine Christine Angot. Léger et satirique, interprété lumineusement par Juliette Binoche, il porte un regard tendre sur une quinquagénaire divorcée qui multiplient les histoires impossibles et les déboires amoureux.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour » (prix du jury au Festival de Cannes), dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Que cette nouvelle semaine cinématographique vous mette en joie!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Otez-moi d’un doute » de Carine Tardieu, est un film tendre, touchant drôle et très juste à la fois. Une histoire toute en finesse et sobriété qui ne laisse pas indifférent et qui fait réfléchir à des thèmes universels comme la filiation, nos racines et la transmission. Des dialogues enlevés et textes ciselés au service de l’histoire. Mise en scène intelligente et fine, notamment sur les inévitables révélations familiales qui font le sel de l’intrigue et qui évite tous clichés. François Damiens tout en retenue et Cécile de France rayonnante. A voir !

« Wind River » de Taylor Sheridan, est un thriller classique, épuré, une enquête judiciaire menée en terrain dangereux. Le rapport à la nature hivernale est au cœur du film, grâce à la splendeur enneigée du Wyoming. L’étude de la dignité de la communauté amérindienne, et des personnages principaux, tous abîmes par leur passé, est exemplaire, animée d’une humanité sincère..

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je sais que les psychiatres utilisent une expression : « le scénario qu’écrivent les parents à leurs enfants ».  Ils l’écrivent par leur seul comportement, leur seul rapport à la vie…On transfère sur soi le regard qu’ont porté nos parents sur celle-ci. Cela laisse des traces… ». Andreï Zviaguintsev.

En Russie, un couple se déchire et délaisse son enfant qui, en détresse, fugue et disparaît. Andreï Zviaguintsev dans ce film, « Faute d’Amour » (prix du jury au Festival de Cannes),dépeint une société individualiste, égoïste et matérialiste à travers ses personnages terriblement seuls.

Mercredi à 14h et 16h, nos cinés-goûters reprennent. « Polichinelle et les contes merveilleux » du couple Gianini et Luzzati, un programme de quatre courts métrages d’animation pour alimenter l’imagination fertile de nos jeunes spectateurs.

Jeudi à 18h30, ciné-débat animé par Rémi Kuentz autour du film « La Porte du Paradis » de Michael Cimino. Fresque magistrale s’inspirant de faits réels, cet anti-western anti mythologique inaugure nos soirées consacrées aux films « Patrimoine » et notre cycle « Western,Westerns, Regards Décalés », en partenariat avec le Musée-Museum Départemental et l’ASCCC.

En partenariat avec l’association « Pour une Alternative Citoyenne à Gauche », vendredi à 20h 30,  « L ‘Ascension » de Ludovic Bernard, projection-débat en présence de Nadir Dendoune, auteur du livre qui a inspiré le film, « Un tocard sur le toit du monde ».

Toujours à l’affiche :
« Barbara », de Mathieu Amalric. , « Gabriel et la montagne » de Fellipe Barbosa. , « 120 Battements par minute » de Robin Campillo. , « Petit Paysan », d’Hubert Charuel.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Wind River » de Taylor Sheridan, est un thriller classique, épuré, une enquête judiciaire menée en terrain dangereux. Le rapport à la nature hivernale est au cœur du film, grâce à la splendeur enneigée du Wyoming. L’étude de la dignité de la communauté amérindienne, et des personnages principaux, tous abîmes par leur passé, est exemplaire, animée d’une humanité sincère..
Un film à voir.

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 13 AU 19 SEPTEMBRE 2017

L’ÉDITO 

« Je me souvenais avec tendresse des cassettes que mes parents écoutaient en voiture et de cette voix, de cette chaloupe. Je pensais d’ailleurs que Barbara n’existait pas vraiment ? Et cela m’a aidé ». Mathieu Amalric

C’est un film inclassable pour lequel on a inventé un prix de poésie, ce n’est pas un biopic, pas un documentaire, pas un film d’époque, un film dans le film, un film d’amour dédié à deux femmes. Incarnation ou réincarnation, avatar, hologramme, reflet d’une chanteuse fantasque, envoûtante, fragile, émouvante, sophistiquée , « Barbara », de Mathieu Amalric, nous perd comme des volutes dans les moments de vie et l’univers d’une longue dame brune.

A mi- chemin entre la fiction et le documentaire « Gabriel et la montagne » est l’hommage que le réalisateur, Fellipe Barbosa, voulait rendre à son ami disparu en Afrique. Brillant étudiant, Gabriel, personnage idéaliste, clownesque et sans cynisme décide de partir faire le tour du monde avant d’intégrer une prestigieuse université. Assoiffé de vie, c’est en gravissant le Mont Mulawe qu’il rencontre la mort !!!

Thriller mental, « Petit Paysan », d’ Hubert Charuel, nous parle du rapport affectif qu’un homme entretient avec ses bêtes, d’un métier dans lequel on se sent de plus en plus seul, des angoisses du monde paysan, d’un monde en train de disparaître.

« 120 Battements par minute », raconte l’histoire d’activistes gays au sein de l’association Act Up créée en 1989 en France en pleine pandémie du sida. Années Mitterrand, affaire du sang contaminé, indifférence latente, c’est bien l’histoire de ces héros de l’instant qui n’avaient d’autre moyen que de hurler faute de se faire entendre que nous conte le réalisateur Robin Campillo.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Good time » de Ben et Joshua Safdie est un film de genre. Une belle histoire de fraternité  sur fond de braquage catastrophe orchestré par les pieds nickelés du crime où le rythme est a la cavalcade. Avec une carateristique : montrer que la maladie mentale n’a pas de frontieres.

« Le prix du succés » de Teddy Lussi-Modeste. Comment rester un artiste comique, individu célèbre et adulé, quand les coutumes ancestrales prévalent dans le groupe solidaire et indissociable de sa famille! « La gloire est le deuil éclatant du bonheur » disait Mme deStaël. Rahim (Tahar Rahim) va en faire les frais. Il y a incompatibilité entre ceux qui sont frustrés parce qu’ils n’ont pas les codes pour réussir où ils rêvent d’aller, et ceux dont la célébrité, la bonté et la joie de vivre ouvrent en apparence toutes les issues. La violence de la relation entre les deux frères est subtilement analysée et la fin a l’avantage de ne laisser ni vainqueur, ni vaincu! Un film fin et habilement mené, à voir!

En 1971, Don Siegel réalise « les proies ». Cette année, Sofia Copola reprend le thème du thriller.
Le décor du film est un gynécée au fin fond de la Virginie pendant la guerre de Secession. Un beau Yankee blessé est recueilli aux abords de ce pensionnat; il va créer un vertige affolant parmi toutes ces femmes et jeunes filles, qui vont devenir ces « proies sensuelles », dans un jeu ambigu et comique. Mais dans l’intrigue tressée par le désir, les rôles vont s’inverser, et le prédateur devient de manière machiavélique la proie . Le film de Sofia Copola nous tient en haleine tout le temps et est magnifiquement interprété, entre autre par Nicole Kidman.

  Bon cinéma. Xavier