EDITO DE LA SEMAINE DU 30 AOUT AU 5 SEPTEMBRE 2017

 » C’est un peu l’histoire du film aussi, quelqu’un qui s’enferme avec ses vaches.
Pierre n’est bien que quand il est avec ses animaux, il tolère les humains mais ce n’est pas ça qui le fait tenir debout.
Ce sera toute la trajectoire du film : apprendre à tenir debout sans ses vaches « . Hubert Charuel.

Thriller mental, « Petit Paysan », d’Hubert Charuel, Valois d’Or du dernier Festival d’Angoulême, nous parle du rapport affectif qu’un homme entretient avec ses bêtes, d’un métier dans lequel on se sent de plus en plus seul, des angoisses du monde paysan, d’un monde en train de disparaître. Quand Pierre, éleveur de vaches laitières est confronté à une grave crise sanitaire provoquée par une épidémie, il ne peut se résoudre à se séparer de son troupeau.

« 120 Battements par minute », raconte l’histoire d’activistes gays au sein de l’association Act Up créée en 1989 en France en pleine pandémie du sida. Années Mitterrand, affaire du sang contaminé, indifférence latente, c’est bien l’histoire de ces héros de l’instant qui n’avaient d’autre moyen que de hurler faute de se faire entendre que nous conte le réalisateur Robin Campillo.

Belles projections à tous !

 Frédérique

« Le prix du succés » de Teddy Lussi-Modeste. Comment rester un artiste comique, individu célèbre et adulé, quand les coutumes ancestrales prévalent dans le groupe solidaire et indissociable de sa famille! « La gloire est le deuil éclatant du bonheur » disait Mme deStaël. Rahim (Tahar Rahim) va en faire les frais. Il y a incompatibilité entre ceux qui sont frustrés parce qu’ils n’ont pas les codes pour réussir où ils rêvent d’aller, et ceux dont la célébrité, la bonté et la joie de vivre ouvrent en apparence toutes les issues. La violence de la relation entre les deux frères est subtilement analysée et la fin a l’avantage de ne laisser ni vainqueur, ni vaincu! Un film fin et habilement mené, à voir!

En 1971, Don Siegel réalise « les proies ». Cette année, Sofia Copola reprend le thème du thriller.
Le décor du film est un gynécée au fin fond de la Virginie pendant la guerre de Secession. Un beau Yankee blessé est recueilli aux abords de ce pensionnat; il va créer un vertige affolant parmi toutes ces femmes et jeunes filles, qui vont devenir ces « proies sensuelles », dans un jeu ambigu et comique. Mais dans l’intrigue tressée par le désir, les rôles vont s’inverser, et le prédateur devient de manière machiavélique la proie . Le film de Sofia Copola nous tient en haleine tout le temps et est magnifiquement interprété, entre autre par Nicole Kidman.

« Les As de la jungle » de David Alaux débarquent sur grand écran, avec un long-métrage, entièrement réalisé en France, faisant le pari fou de rivaliser avec les plus grands. Pari relevé haut la main! welcome to the jungle !!!!

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 23 AU 29 AOUT

L’ÉDITO 

« 120 Battements par minute », c’est une référence à la house music de l’époque…. C’est une musique à la fois festive et inquiète comme la situation vécue par la communauté gay à l’époque».

Robin Campillo.

Au Club cette semaine, deux très beaux films qui évoquent l’engagement.

« 120 Battements par minute », raconte l’histoire d’activistes gays au sein de l’association Act Up créée en 1989 en France en pleine pandémie du sida. Années Mitterrand, affaire du sang contaminé, indifférence latente, c’est bien l’histoire de ces héros de l’instant qui n’avaient d’autre moyen que de hurler faute de se faire entendre que nous conte le réalisateur Robin Campillo.

« Une vie violente », de Thierry de Peretti, est le récit du destin individuel d’un jeune homme se rendant aux obsèques d’un ami militant nationaliste corse, de son cheminement dans le mouvement, de sa radicalisation à la clandestinité. Avec une bande son éclectique, l’auteur nous plonge alors dans un contexte historique plus large avec en toile de fond la violence d’une époque, l’influence de forces obscures liées aux pouvoirs politiques et le rôle des femmes victimes silencieuses souvent résignées d’un univers clanique.

« Djam » est une jeune femme grecque libre, elle chante, elle danse et voyage entre l’île de Lesbos et la Turquie. C’est à Istanbul qu’elle rencontre Avril partie travailler dans une ONG. Ensemble, elles marchent dans les pas des migrants. Teintée de Rebetiko, le blues grec, musique de l’audace, de la liberté, des pauvres et des exilés, cette histoire de Tony Gatlif, cinéaste qui a ouvert les yeux avec l’exil, nous parle d’une actualité grecque peu présente au cinéma.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

En 1971, Don Siegel réalise « les proies ». Cette année, Sofia Copola reprend le thème du thriller.
Le décor du film est un gynécée au fin fond de la Virginie pendant la guerre de Secession. Un beau Yankee blessé est recueilli aux abords de ce pensionnat; il va créer un vertige affolant parmi toutes ces femmes et jeunes filles, qui vont devenir ces « proies sensuelles », dans un jeu ambigu et comique. Mais dans l’intrigue tressée par le désir, les rôles vont s’inverser, et le prédateur devient de manière machiavélique la proie . Le film de Sofia Copola nous tient en haleine tout le temps et est magnifiquement interprété, entre autre par Nicole Kidman.

Avec « Baby Driver », Edgar Wright a trouvé la recette parfaite du blockbuster estival !
S’inspirant de Quentin Tarantino il a a transformé la bande originale du film en véritable moteur du film. Une mise en scène sophistiquée, inventive et ultra dynamique, une cool – attitude teintée d’humour parodique et des personnages à la fois charismatiques et attachants. Sûrement le film le plus cool de l’été, qui vous scotche à votre siège dès la scène d’ouverture !

« Les As de la jungle » de David Alaux débarquent sur grand écran, avec un long-métrage, entièrement réalisé en France, faisant le pari fou de rivaliser avec les plus grands. Pari relevé haut la main! welcome to the jungle !!!!

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 16 AU 22 AOUT

L’ÉDITO 

« Ces chansons parlent d’exil : le départ des grecs d’Izmir, leur fuite à travers les mers en barques… 
Chez moi, tout part toujours de la musique et de l’exil »Tony Gatlif

« Djam » est une jeune femme grecque libre, elle chante, elle danse et voyage entre l’île de Lesbos et la Turquie. C’est à Istanbul qu’elle rencontre Avril partie travailler dans une ONG. Ensemble, elles marchent dans les pas des migrants. Teintée de Rebetiko, le blues grec, musique de l’audace, de la liberté, des pauvres et des exilés, cette histoire de Tony Gatlif, cinéaste qui a ouvert les yeux avec l’exil, nous parle d’une actualité grecque peu présente au cinéma.

Sans jamais verser dans la surenchère lacrymale, « Eté 93 », premier long métrage de Carla Simon (prix du meilleur premier film à Berlin), mène une réflexion sur la transformation des relations familiales et l’apprentissage de la construction d’une famille. Frida a 6 ans et vient de perdre ses parents. Elle part vivre chez son oncle, sa tante et leur petite fille. Apprentissage du deuil, d’une nouvelle vie, l’auteure de ce film aborde avec beaucoup de justesse des thèmes liés à son propre passé.

Toujours à l’affiche, « Une Femme Fantastique », de Sebastian Lelio, est un beau portrait d’une personne calme, déterminée, prête à tout pour garder sa dignité et faire son deuil. Chronique sociale et sensuelle, l’auteur évite les écueils liés généralement aux films sur les minorités sexuelles et interroge la notion de genre.

« On the Milky Road », signe le retour d’Emir Kusturica au cinéma. Fantaisie burlesque, baroque et absurde, ce dernier opus de l’auteur de « Le Temps des Gitans » raconte l’histoire d’amour loufoque et passionnée d’un laitier et d’une réfugiée italienne perdue en pleine guerre des Balkans.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Avec « Baby Driver », Edgar Wright a trouvé la recette parfaite du blockbuster estival !
S’inspirant de Quentin Tarantino il a a transformé la bande originale du film en véritable moteur du film. Une mise en scène sophistiquée, inventive et ultra dynamique, une cool – attitude teintée d’humour parodique et des personnages à la fois charismatiques et attachants. Sûrement le film le plus cool de l’été, qui vous scotche à votre siège dès la scène d’ouverture !

« Chouquette » de Patrick Godeau, est un film atypique (avec pour décor la Bretagne, et plus particulièrement le Finistère) qui (d’après son réalisateur) nous donne l’impression d’aller sur une autre planète. « Une invitation au rêve et au mystère » portée par deux magnifiques actrices.

« Les As de la jungle » de David Alaux débarquent sur grand écran, avec un long-métrage, entièrement réalisé en France, faisant le pari fou de rivaliser avec les plus grands. Pari relevé haut la main! welcome to the jungle !!!!

  Bon cinéma. Xavier