EDITO DE LA SEMAINE DU 2 AU 8 AOUT

L’ÉDITO 

« Que se passe-t-il quand on meurt dans les bras  de la mauvaise personne ? »
Sebastian Lellio.

Orlando vient de mourir dans les bras de Marina sa nouvelle compagne mais la famille de cet homme refuse qu’elle assiste aux obsèques. « Une Femme Fantastique », de Sebastian Lellio, est un beau portrait d’une personne calme, déterminée, prête à tout pour garder sa dignité et faire son deuil. Chronique sociale et sensuelle l’auteur évite les écueils liés généralement aux films sur les minorités sexuelles et interroge la notion de genre.

« On the Milky Road », signe le retour d’Emir Kusturica au cinéma. Fantaisie burlesque, baroque et absurde, ce dernier opus de l’auteur de « Le Temps des Gitans » raconte l’histoire d’amour loufoque et passionnée d’un laitier et d’une réfugiée italienne perdue en pleine guerre des Balkans.

Alors qu’elle apprend qu’elle va perdre la vue s’enfonçant peu à peu dans le crépuscule, « Ava », 13 ans, s’éveille au désir, à la sensualité, à la sexualité après sa rencontre avec un jeune fuyard et son chien famélique. Récit initiatique et d’apprentissage, ce premier long métrage de Léa Mysius révèle une actrice étonnante et prometteuse : Noée Abita.

Que cette nouvelle semaine cinématographique soit belle !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Chouquette » de Patrick Godeau, est un film atypique (avec pour décor la Bretagne,
et plus particulièrement le Finistère, charmant avec ses allures anglo-saxonnes) qui (d’apres son réalisateur) nous donne l’impression d’aller sur une autre planète. Peut être celle que Gepeto (le mari disparu de Chouquette) est allé rejoindre et qui fait tant rêver son petit fils. « Une invitation au rêve et au mystère » portée par deux magnifiques actrices.

« Les As de la jungle » de David Alaux débarquent sur grand écran, avec un long-métrage, entièrement réalisé en France, faisant le pari fou de rivaliser avec les plus grands. Pari relevé haut la main! Des décors somptueux, des lumières des gags hilarants sauront trouver le chemin du coeur des plus jeunes, et les nombreuses références aux films cultes (Rocky, Indiana Jones..) ne manqueront pas de faire sourire les plus vieux. welcome to the jungle !!!!

« Song to song » de Terrence Malik nous offre une poésie d’une beauté à couper le souffle, une sorte de road-movie photogénique à travers les paysages américains. D’un romanesque déstructuré, porté par un montage vertigineux et des interprètes en état de grâce.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 26 JUILLET AU 1 AOUT

L’ÉDITO 

« Je souhaitais que la musique habite les images en contre-point des musiques additionnelles.
Qu’elle soit souterraine, physique, qu’elle déstabilise et bouscule l’inconscient pour faire émerger l’émotion ». Léa Mysius.

Alors qu’elle apprend qu’elle va perdre la vue s’enfonçant peu à peu dans le crépuscule, « Ava », 13 ans, s’éveille au désir, à la sensualité, à la sexualité après sa rencontre avec un jeune fuyard et son chien famélique. Récit initiatique et d’apprentissage, ce premier long métrage de Léa Mysius révèle une actrice étonnante et prometteuse : Noée Abita.

Après Général Idi Amin Dada et L’Avocat de la terreur, « Le Vénérable W » complète la trilogie du mal entamée par Barbet Schroeder. Dans ce film passionnant et éprouvant, le cinéaste rencontre et laisse parler un bouddhiste islamophobe au discours haineux, responsable des pires exactions commises envers la minorité musulmane des Rohingyas. Il laisse entrevoir l’attitude ambigüe d’Aung San Suu Kyi vis-à-vis d’un peuple qui ne représente que 5% de la population birmane.

C’est le premier jour de travail d’Areum dans une petite maison d’édition mais c’est aussi le jour où la femme du patron débarque à l’improviste la prenant pour la maitresse de son mari. C’est« Le Jour d’Après », de Hong Sang-soo, mais ce sont aussi les jours d’avant d’un triangle amoureux. Avec un souci de la mise en scène, modestie, humour, justesse, le réalisateur signe un film magnifique sur la lâcheté des hommes et l’enfer conjugal.

« Le Caire Confidentiel », du Suédois d’origine égyptienne Tarik Saleh, est un thriller captivant dans lequel la solution de l’intrigue interroge le contexte politico-décadent inhérent à l’émergence des printemps arabes.

Belles projections à tous !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Les As de la jungle » de David Alaux débarquent sur grand écran, avec un premier long-métrage, entièrement réalisé en France, faisant le pari fou de rivaliser avec les plus grands.
Pari relevé haut la main!
Des décors somptueux, des lumières et des rendus incroyables et des gags hilarants sauront trouver le chemin du coeur des plus jeunes, et les nombreuses références aux films cultes (Rocky, Indiana Jones..) ne manqueront pas de faire sourire les plus vieux. welcome to the jungle !!!!

« Song to song » de Terrence Malik nous offre une poésie d’une beauté à couper le souffle, une sorte de road-movie photogénique à travers les paysages américains. D’un romanesque déstructuré, porté par un montage vertigineux et des interprètes en état de grâce.

« Le dernier vice-roi des indes » de Gurinder Chadha est un souffle épique, une grande et belle fresque bien ficelée a la « david Lean », une épopée très bien raconté. Un film instructif où la réalisation et l’interprétation sont soignées.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 19 AU 25 JUILLET 2017

L’ÉDITO 

« Les axes du mal et les populismes n’ont pas de frontières… je voulais comprendre comment ce genre de paroles provoquait des passages à l’acte alors que ceux qui les prononçaient avaient souvent un discours de paix et d’harmonie ».
Barbet Schroeder.

Après Général Idi Amin Dada et L’Avocat de la terreur, « Le Vénérable W » complète la trilogie du mal entamée par Barbet Schroeder. Dans ce film passionnant et éprouvant, le cinéaste rencontre et laisse parler un bouddhiste islamophobe au discours haineux, responsable des pires exactions commises envers la minorité musulmane des Rohingyas. Il laisse entrevoir l’attitude ambigüe d’Aung San Suu Kyi vis-à-vis d’un peuple qui ne représente que 5% de la population birmane.

C’est le premier jour de travail d’Areum dans une petite maison d’édition mais c’est aussi le jour où la femme du patron débarque à l’improviste la prenant pour la maitresse de son mari. C’est « Le Jour d’Après », de Hong Sang-soo mais ce sont aussi les jours d’avant d’un triangle amoureux. Avec un souci de la mise en scène, modestie, humour, justesse, le réalisateur signe un film magnifique sur la lâcheté des hommes et l’enfer conjugal.

Toujours à l’affiche,

Une fable contemporaine, absurde et joyeuse, « Ali, la chèvre et Ibrahim », de Sherif el Bendari, est un premier film qui propose une image différente des problématiques lacrymales de l’Egypte actuelle.

« Le Caire Confidentiel », du Suédois d’origine égyptienne Tarik Saleh, est un thriller captivant dans lequel la solution de l’intrigue interroge le contexte politico-décadent inhérent à l’émergence des printemps arabes.

« Visages, villages », est un récit à deux voix né de la belle amitié de la seule femme pionnière de la Nouvelle Vague, Agnès Varda, et du globe-trotteur street artist, J.R.

Belles projections à tous !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le dernier vice-roi des indes » de Gurinder Chadha est un souffle épique, une grande et belle fresque bien ficelée a la « david Lean », une épopée très bien raconté. Un film instructif où la réalisation et l’interprétation sont soignées.

« Le grand méchant renard, et autres contes » de Benjamin Renner et Patrick Imbert est l’adaptation de la bande dessinée du meme nom. Gags, humour, tendresse, tout est au rendez vous, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Les dessins de Benjamin Renner ont la simplicité des instants croqués sur le vif, avec une atmosphère douce et légère qui donne la part belle aux expressions des personnages.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 12 AU 18 JUILLET

L’ÉDITO 

« Il paraît que lorsque l’on aime un animal, on finit par lui ressembler ». Sherif el Bendari.
Ali voue un amour inconditionnel et platonique à Nada sa chèvre, Ibrahim est ingénieur du son et souffre d’acouphènes. C’est chez le rebouteux qu’ils se rencontrent et c’est ensemble qu’ils entreprennent un road movie thérapeutique à travers l’Egypte. Fable contemporaine, absurde et joyeuse, « Ali, la chèvre et Ibrahim », de Sherif el Bendari, est un premier film qui propose une image différente des problématiques lacrymales de l’Egypte actuelle.

Janvier 2011, un inspecteur de police ripoux enquête sur l’assassinat d’une jeune chanteuse. Ses investigations l’amènent dans les bas-fonds du Caire et dans les forteresses d’une élite gangrénée par la corruption. « Le Caire Confidentiel », Grand Prix du Jury à Sundance et Grand Prix du Festival de Beaune, du Suédois d’origine égyptienne Tarik Saleh, est un thriller captivant dans lequel la solution de l’intrigue interroge le contexte politico-décadent inhérent à l’émergence des printemps arabes.

« Visages, villages », est un récit à deux voix né de la belle amitié de la seule femme pionnière de la Nouvelle Vague, Agnès Varda, et du globe-trotteur street artist, J.R. Partis à la rencontre d’anonymes, de paysans, d’ouvriers, de syndicalistes, de femmes, dans un camion photographique, ils ont écouté, filmé, photographié, collé, partagé. Avec humour, connivence, émotion, malice, ils nous livrent un peu d’eux-mêmes, un peu des autres, dans un documentaire extrêmement touchant.

Que le cinéma vous mette en joie

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Cherchez la femme » de Sou Abadi, fait rire par moment, mais il va bien plus loin en réussissant à poser quelques axes de réflexion sur la foi. Film jouissif et thérapeutique où Félix Moati confirme son talent et Camélia Jordana prouve qu’elle est aussi douée pour jouer que pour chanter. Après avoir joint sa voix bouleversante aux cérémonies du 13 novembre, posé seins nus en Marianne, voilà qu’elle nous fait rire.

« Grand Froid » de Gerard Pautonnier. Quelle bonne nouvelle d’apprendre, un bon matin, qu’un homme est mort, enfin, pour de bon! Il était temps! En filigrane, la mort, toujours la mort et encore la mort. Omniprésente ici, et finalement, c’est là tout le génie du film : la mort, si elle est une fin en soi, n’est pas grave. Elle est constamment théorisée, remise en question par des personnages qui n’y font même plus attention, puisqu’elle est leur gagne-pain… Grand Froid, une preuve de plus que le cinéma français peut toujours étonner quand il se fait audacieux…

« Le grand méchant renard, et autres contes » de Benjamin Renner et Patrick Imbert est l’adaptation de la bande déssinée du meme nom. Gags, humour, tendresse, tout est au rendez vous, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Les dessins de Benjamin Renner ont la simplicité des instants croqués sur le vif, avec une atmosphère douce et légère qui donne la part belle aux expressions des personnages.

  Bon cinéma. Xavier