EDITO DE LA SEMAINE DU 28 JUIN AU 4 JUILLET

L’ÉDITO 

« Comme toujours dans un documentaire, parce que j’en ai beaucoup fait, on a une idée, et très vite, le hasard, les rencontres, les contacts font que tout à coup, cela se cristallise sur quelqu’un, ou sur un endroit. En fait on engage le hasard, on l’engage comme assistant ». Agnès Varda.

« VISAGES, VILLAGES», est un récit à deux voix né de la belle amitié de la seule femme pionnière de la Nouvelle Vague, Agnès Varda, et du globe-trotteur street artist, J.R. Partis à la rencontre d’anonymes, de paysans, d’ouvriers, de syndicalistes, de femmes, dans un camion photographique, ils ont écouté, filmé, photographié, collé, partagé. Avec humour, connivence, émotion, malice, ils nous livrent un peu d’eux-mêmes, un peu des autres, dans un documentaire extrêmement touchant.

Quand un renard se prend pour une poule, un canard pour le Père Noël, un lapin pour une cigogne, la campagne n’est vraiment pas un havre de paix !!! « LE GRAND MECHANT RENARD ET AUTRES CONTES », de Benjamin Renner et Patrick Imbert, nous entraînent dans des histoires savoureuses. Attention 2 ciné-goûters mercredi 28 juin à 14h15 et à 16h15.

Toujours à l’affiche,

« NOTHINGWOOD », de Sonia Kronlund, dresse le portrait d’une incontestable star. En Afghanistan, Salim Shaheen est l’auteur d’une centaine de films à petits budgets tournés en général en 4 jours. Scénariste, producteur, réalisateur, il filme sans relâche des séries Z qui distillent des messages positifs et dans lesquels les gens du peuple sont des héros.

Cinéaste haïtien, Raoul Peck dans « I’M NOT YOUR NEGRO », à travers les écrits de James Baldwin, interroge dans ce documentaire passionnant, l’identité de l’Amérique, l’histoire des Noirs, les luttes pour les droits civiques.

Belles projections à tous.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Cherchez la femme » de Sou Abadi, fait rire par moment, mais il va bien plus loin en réussissant à poser quelques axes de réflexion sur la foi. Film jouissif et thérapeutique où Félix Moati confirme son talent et Camélia Jordana prouve qu’elle est aussi douée pour jouer que pour chanter. Après avoir joint sa voix bouleversante aux cérémonies du 13 novembre, posé seins nus en Marianne, voilà qu’elle nous fait rire.

« Grand Froid » de Gerard Pautonnier. Quelle bonne nouvelle d’apprendre, un bon matin, qu’un homme est mort, enfin, pour de bon! Il était temps! En filigrane, la mort, toujours la mort et encore la mort. Omniprésente ici, et finalement, c’est là tout le génie du film : la mort, si elle est une fin en soi, n’est pas grave. Elle est constamment théorisée, remise en question par des personnages qui n’y font même plus attention, puisqu’elle est leur gagne-pain… Grand Froid, une preuve de plus que le cinéma français peut toujours étonner quand il se fait audacieux…

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 21AU 27 JUIN 2017

L’ÉDITO 

« C’est un bonimenteur incroyable qui garde en lui quelque chose de profondément enfantin, ce rêve de faire des films avec ses copains. La magie du cinéma les sauve d’un quotidien peu réjouissant.» Sonia Kronlund.

« NOTHINGWOOD », de Sonia Kronlund, dresse le portrait d’une incontestable star. En Afghanistan, Salim Shaheen est l’auteur d’une centaine de films à petits budgets tournés en général en 4 jours. Scénariste, producteur, réalisateur, toujours accompagné d’une bande d’acteurs incontrôlables, il filme sans relâche des séries Z qui distillent des messages positifs et dans lesquels les gens du peuple sont des héros.

Cinéaste haïtien, Raoul Peck dans « I’M NOT YOUR NEGRO », à travers les écrits de James Baldwin, interroge dans ce documentaire passionnant, l’identité de l’Amérique, l’histoire des Noirs, les luttes pour les droits civiques, en appuyant ses propos sur des images d’archives et des extraits de films hollywoodiens.

Adaptation d’un conte des frères Grimm, « LA JEUNE FILLE SANS MAINS », de Sébastien Laudenbach, est un très beau film d’animation primé au festival d’Annecy qui dénonce l’ambition et la cupidité à travers l’histoire d’une jeune fille amputée qui doit prendre sa vie en main.

Placé dans un foyer à la suite du décès de sa mère, Nassim préfère cacher sa nouvelle situation à ses copains. Il y rencontre d’autres jeunes aux parcours chaotiques.« De toutes mes forces », de Chad Chenouga, explore la force qu’il faut puiser en chacun de soi et la faiblesse des sentiments.

Fable grinçante, ironique, drôle et réjouissante, « Glory », de Christina Grozeva et Petar Valtchanov, est une peinture au vitriol qui dénonce la corruption dans les anciens pays de l’Est, l’hypocrisie, la malhonnêteté, l’individualisme.

Programme varié pour une fête du cinéma très éclectique,
à vos agendas !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Le grand méchant renard, et autres contes » de Benjamin Renner et Patrick Imbert est l’adaptation de la bande déssinée du meme nom. Gags, humour, tendresse, tout est au rendez vous, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Les dessins de Benjamin Renner ont la simplicité des instants croqués sur le vif, avec une atmosphère douce et légère qui donne la part belle aux expressions des personnages. Film coup de coeur Benshi.fr.

« The wall » de Doug Liman est un huit clos à ciel ouvert haletant et immersif. Ennemi qu’on ne voit jamais, juste une voix et des balles venues de nul part qui foudroient des soldats américains. un suspens et une tension terribles. On est littéralement embarqués avec les deux militaires américains. Avec juste ce qu’il faut d’humour et de spectacle.

« Little Boy » de Alejandro Monteverde, est un film plein d’émotion et de naïveté à l’image de ce garçon de 8 ans qui est prêt à tout pour ramener son père parti à la guerre. Un joli conte pour la famille qui se déroule progressivement, mêlant vraie vie et l’imaginaire de cet enfant.

Adapté du best-seller homonyme (de Laurent Binet, prix Goncourt en 2010), « HHhH » du jeune réalisateur Cédric Jimenez prend le temps de développer chacun des éléments de l’équation. Un film choc et saisissant qui ne devrait pas laisser indifférent

Avant première « Grand Froid »  dimanche 25 à 18 H 45

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 14 AU 20 JUIN

L’ÉDITO 

« Je voulais raconter un parcours initiatique, un moment dans la vie tourmentée d’un adolescent pas comme les autres…
Comment cette année de foyer allait le changer, lui permettre de grandir ? » Chad Chenouga.

Placé dans un foyer à la suite du décès de sa mère, Nassim préfère cacher sa nouvelle situation à ses copains. Il y rencontre d’autres jeunes aux parcours chaotiques et cabossés par les meurtrissures de la vie. « De toutes mes forces », de Chad Chenouga, explore la force qu’il faut puiser en chacun de soi et la faiblesse des sentiments.

C’est l’histoire d’un honnête homme un peu simplet qui trouve un trésor sur une voie de chemin de fer et décide de le restituer. Fable grinçante, ironique, drôle et réjouissante, « Glory », de Christina Grozeva et Petar Valtchanov, est une peinture au vitriol qui dénonce la corruption dans les anciens pays de l’Est, l’hypocrisie, la malhonnêteté, l’individualisme.

« Les p’tits explorateurs », de Mercedes Mario, Sylwia Szkiladz…, est un programme de 4 courts inventifs et originaux sur les thèmes de la différence et de la tolérance dans lequel des enfants deviennent des explorateurs. Ciné-goûter mercredi 14 juin à 16 heures.

« L’Amant d’un jour », revient sur les éternelles obsessions de Phillipe Garrel, à savoir, le sentiment amoureux, la trahison, la rupture, l’absence, le manque.

« Après la tempête », de Koré-Eda dresse le portrait d’une famille déchirée contrainte de passer une nuit ensemble quand un typhon menace. C’est avec beaucoup de délicatesse et de tendresse que le réalisateur scrute les ambitions éteintes, les fêlures de la vie, ce qui reste des rancœurs.

Thriller érotique teinté de gémellité,« L’Amant Double », de François Ozon, raconte l’histoire d’une jeune femme fragile qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son thérapeute.

Belles projections !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le grand méchant renard, et autres contes » de Benjamin Renner et Patrick Imbert
est l’adaptation de la bande déssinée du meme nom. Gags, humour, tendresse, tout est au rendez vous, pour le plus grand bonheur des petits et des grands. Les dessins de Benjamin Renner ont la simplicité des instants croqués sur le vif, avec une atmosphère douce et légère qui donne la part belle aux expressions des personnages. Film coup de coeur Benshi.fr.

Adapté du best-seller homonyme (de Laurent Binet, prix Goncourt en 2010), « HHhH » est le premier projet d’envergure internationale du jeune réalisateur Cédric Jimenez. son scénario se construit à la façon d’une thèse universitaire prend le temps de développer chacun des éléments de l’équation. Jason Clarke, et Rosamund Pike incarnent à la perfection ce couple de hauts dignitaires allemands. La froideur qu’ils dégagent fait d’eux des êtres redoutables, voir même inhumains, qu’il est passionnant de suivre dans leur quotidien, complètement insouciants de la barbarie dont ils sont coupables. Un film choc et saisissant qui ne devrait pas laisser indifférent.

 « Rodin » de Jacques Doillon. Pour les 100 ans de la mort de Rodin,un biopic qui ne narre pas toute la vie du sculpteur. Rodin, Vincent Lindon, est filmé dans son atelier, burinant, dessinant, modelant obstinément, inlassablement. Bien sûr on y aperçoit Camille Claude « le génie du maître inspiré sa disciple, le talent de l’élève motive le maître ». A voir absolument !

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 JUIN

L’ÉDITO 

 « Dans le film, je voulais parler du complexe d’Electre le pendant féminin du complexe d’Œdipe, même si ce n’est pas complètement symétrique ». Philippe Garrel.

Primé à « La Quinzaine Des Réalisateurs », « L’Amant d’un jour », revient sur les éternelles obsessions de Phillipe garrel, à savoir, le sentiment amoureux, la trahison, la rupture, l’absence, le manque. Histoire d’une amitié naissante entre une jeune femme et sa jeune belle-mère, l’auteur explore l’inconscient de cette jeune fille qui l’entraîne à se débarrasser de cette rivale.

« Après la tempête », de Koré-Eda dresse le portrait d’une famille déchirée contrainte de passer une nuit ensemble quand un typhon menace. C’est avec beaucoup de délicatesse et de tendresse que le réalisateur scrute les espoirs déçus, les ambitions éteintes, les fêlures de la vie, ce qui reste des rancœurs.

Petit fils de mineur, Régis Sauder dans « Retour à Forbach », interroge les lieux abandonnés, sinistrés et ceux qui ont subi de plein fouet la fermeture des mines et la désindustrialisation.

Ciné-débat en présence du réalisateur lundi 12 juin à 20h30.

Toujours à l’affiche,

Thriller érotique teinté de gémellité,« L’Amant Double », de François Ozon, raconte l’histoire d’une jeune femme fragile qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son thérapeute. Après quelques temps de vie commune, elle découvre un autre personnage.

« Les fantômes d’Ismaël », du réalisateur Arnaud Desplechin qui ne cesse de se mettre en scène à travers ses films avec son acteur fétiche Mathieu Amalric, est une histoire triangulaire à la fois théâtrale et baroque dans laquelle un homme amoureux de Sylvia, voit sa vie chamboulée par le retour de sa femme disparue vingt ans plus tôt.

A vos agendas et belle semaine cinématographique !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Rodin » de Jacques Doillon. Pour les 100 ans de la mort de Rodin,un biopic qui ne narre pas toute la vie du sculpteur. Rodin, Vincent Lindon, est filmé dans son atelier, burinant, dessinant, modelant obstinément, inlassablement. Bien sûr on y aperçoit Camille Claude « le génie du maître inspiré sa disciple, le talent de l’élève motive le maître ». A voir absolument !

Adapté du best-seller homonyme (de Laurent Binet, prix Goncourt en 2010), « HHhH » est le premier projet d’envergure internationale du jeune réalisateur Cédric Jimenez. son scénario se construit à la façon d’une thèse universitaire prend le temps de développer chacun des éléments de l’équation. Jason Clarke, et Rosamund Pike incarnent à la perfection ce couple de hauts dignitaires allemands. La froideur qu’ils dégagent fait d’eux des êtres redoutables, voir même inhumains, qu’il est passionnant de suivre dans leur quotidien, complètement insouciants de la barbarie dont ils sont coupables. Un film choc et saisissant qui ne devrait pas laisser indifférent.

  Bon cinéma. Xavier