EDITO DE LA SEMAINE DU 26 AVRIL AU 2 MAI

L’ÉDITO 

« Ces jeunes qu’on stigmatise trop souvent, ont des ressources insoupçonnées. Tous ont des choses passionnantes à dire et à faire. Il était important de garder une trace de leur travail ». Stéphane de Freitas.

Loin des clichés sur la banlieue, des préjugés, « A voix haute – La force de la parole », de Stéphane de Freitas, est un documentaire fascinant sur le concours Eloquentia qui récompense chaque année le meilleur orateur de Seine Saint-Denis. Posant un autre regard sur ces jeunes du 9-3, leur énergie, leur refus du repli identitaire, leur capacité à mettre des mots sur les maux, on sort de ce film porteur d’espoir, revigoré, optimiste.

« Parfaites », est un autre documentaire sur une discipline sportive peu connue, la natation synchronisée. Le réalisateur, Jérémie Battaglia, immergé dans l’équipe du Canada, interroge la condition de sportives de haut niveau devant se plier à des critères exigeants, esthétiques, athlétiques uniformisant.

Dans la France des Années Folles, deux frères, revenus du front, physiquement intacts, vivent moralement détruits, traumatisés. L’un s’est muré dans le silence, l’autre est allé cacher ses fêlures en Afrique avant de rejoindre la France où il rencontre Hélène qui refuse de s’apitoyer. Alors que nous célébrons le centenaire de la bataille du Chemin des dames, «Cessez le feu» d’Emmanuel Courcol, magnifiquement interprété par Céline Salette et Romain Duris, interroge : comment continuer à vivre après une période où l’on a vécu l’impensable et l’innommable ?

Condamnant l’oppression conservatrice et patriarcale, l’homophobie,  «Je danserai si je veux», de la réalisatrice palestinienne, Maysaloun Hamoud dresse le portrait de trois jeunes femmes vivant à Tel Aviv et désirant s’émanciper des carcans des traditions familiales ou religieuses.

Belles projections à tous.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Aurore » de Blandine Lenoir est un film sensible, tantôt cocasse, tantôt bouleversant,
magnifiant le jeu attachant et très juste d’Agnès Jaoui. Un coup de cœur inattendu , une manière de glorifier l’hédonisme d’une femme volontaire et optimiste, la cinquantaine venue, quand bien même la société en général rejette à cet âge toutes ses congénères dans un « placard affectif et professionnel ».

« Boule et Bill 2 » de Pascal Bourdiaux, reprend là ou le premier opus s’était arrêté : au coeur d’une famille heureuse, trop peut être. La première scène montre l’éditrice du père de Boule (Franck Dubosc) reprocher à ce dernier la mièvrerie des histoires qu’il dessine. La perfection et le bonheur ne l’intéressant pas – et n’intéressant pas, selon elle, le lecteur –, il faut absolument que le père de famille/bédéiste redynamise tout ça en y apportant une bonne dose de malheur et d’imprévus. Le film charrie assez de bons sentiments et réserve assez de gags bon enfant pour convenir parfaitement à sa cible.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 19 AU 25 AVRIL

L’ÉDITO 

« Il s’est jeté dans le rôle, s’est épaissi, a travaillé son corps, sa démarche, sa voix, son élocution… Et Georges est devenu un type élégant, volontaire, pétri de culture du XIXème où l’on apprend à se maîtriser et en même temps paumé, décalé, désabusé, incapable de se projeter dans l’avenir ». Emmanuel Courcol à propos de Romain Duris.

Dans la France des Années Folles, deux frères, revenus du front, physiquement intacts, vivent moralement détruits, traumatisés. L’un s’est muré dans le silence, l’autre est allé cacher ses fêlures en Afrique avant de rejoindre la France où il rencontre Hélène qui refuse de s’apitoyer. Alors que nous célébrons le centenaire de la bataille du Chemin des dames, « Cessez le feu » d’Emmanuel Courcol, magnifiquement interprété par Céline Salette et Romain Duris, interroge : comment continuer à vivre après une période où l’on a vécu l’impensable et l’innommable ?

Ils sont belges, libertaires, inventifs, plein d’humour, délirants, Vincent Patar et Stéphane Aubier nous reviennent avec « Panique tous courts », une série de quatre courts-métrages d’animation dans lesquels nos héros Cowboy et Indien vont vivre des aventures abracadabrantes. Mercredi 19 avril, 16h ciné-goûter.

Condamnant l’oppression conservatrice et patriarcale, l’homophobie, « Je danserai si je veux », dresse le portrait de trois jeunes femmes vivant à Tel Aviv et désirant s’émanciper des carcans des traditions familiales ou religieuses. La réalisatrice palestinienne, Maysaloun Hamoud, visée par une fatwa la condamnant à mort depuis la sortie du film, signe un long métrage dans un style pop, dévoilant une réalité complexe de la société arabo-israélienne.

Que cette nouvelle semaine cinématographique vous mette en joie.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Aurore » de Blandine Lenoir est un film sensible, tantôt cocasse, tantôt bouleversant,
magnifiant le jeu attachant et très juste d’Agnès Jaoui. Un coup de cœur inattendu , une manière de glorifier l’hédonisme d’une femme volontaire et optimiste, la cinquantaine venue, quand bien même la société en général rejette à cet âge toutes ses congénères dans un « placard affectif et professionnel ».

 « un profil pour deux ».. de Stéphane Robelin avec Pierre Richard (dont la trogne ne cesse d’être attachante au fil du temps, et ses quatre-vingt-deux printemps au compteur, nous revient en ces douces premières heures du printemps) est une comédie truculente qui s’attache cette fois à conter les aléas amoureux d’un vieil homme, Pierre, veuf et retraité, qui ne sort plus de chez lui depuis plus de deux ans. Se lançant avec entrain dans les joies de la séduction en ligne et l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’une « âme soeur » , et la possibilité de tricher un peu sur…. l’âge!

« Boule et Bill 2 » de Pascal Bourdiaux, reprend là ou le premier opus s’était arrêté : au coeur d’une famille heureuse, trop peut être. La première scène montre l’éditrice du père de Boule (Franck Dubosc) reprocher à ce dernier la mièvrerie des histoires qu’il dessine. La perfection et le bonheur ne l’intéressant pas – et n’intéressant pas, selon elle, le lecteur –, il faut absolument que le père de famille/bédéiste redynamise tout ça en y apportant une bonne dose de malheur et d’imprévus. Le film charrie assez de bons sentiments et réserve assez de gags bon enfant pour convenir parfaitement à sa cible.

« La confession » de Nicolas Boukhrief (adaptation d’un roman de Beatrix Beck, Goncourt du début des années 50) est une reprise très lyrique et mélancolique de « Léon Morin prêtre ». Porté par deux acteurs dont le talent n’est plus à prouver. Des dialogues époustouflants et certaines scènes et lumières dignes d’un tableau.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 12 AU 18 AVRIL

L’ÉDITO 

« Je pense que l’un des objectifs du film était de secouer le système.
Il s’inscrit dans mes convictions et fait écho à mon activisme ». Maysaloun Hamoud.

Condamnant l’oppression conservatrice et patriarcale, l’homophobie, « Je danserai si je veux », dresse le portrait de trois jeunes femmes vivant à Tel Aviv et désirant s’émanciper des carcans des traditions familiales ou religieuses. La réalisatrice palestinienne, Maysaloun Hamoud, visée par une fatwa la condamnant à mort depuis la sortie du film, signe un long métrage dans un style pop, dévoilant une réalité complexe de la société arabo-israélienne.

Cinéaste hanté par la mort et les fantômes, Kiyoshi Kurosawa, dans « Le secret de la chambre noire », nous livre un film sur un ancien photographe de mode passionné par le daguerréotype et nouant une étrange relation avec sa fille qu’il photographie dans un pavillon de la banlieue parisienne. A travers ce drame familial, l’auteur interroge la manière dont le passé peut être rendu visible dans le présent.

Evoquant l’après-guerre en Pologne et l’instauration du réalisme socialiste-soviétique, Andrzej Wajda, dans son dernier film posthume, « Les fleurs bleues », nous livre un biopic sur le destin tragique de Wladyslaw Strzeminski, père de l’Unisme, fondateur du premier musée d’Art Moderne en Pologne puis mis au ban du régime totalitaire pour ses théories avant-gardistes.

« Sage-Femme » de Martin Provost., entre humour et émotion, mérite un petit détour.

Belles projections.

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « un profil pour deux ».. de Stéphane Robelin avec Pierre Richard (dont la trogne ne cesse d’être attachante au fil du temps, et ses quatre-vingt-deux printemps au compteur, nous revient en ces douces premières heures du printemps) est une comédie truculente qui s’attache cette fois à conter les aléas amoureux d’un vieil homme, Pierre, veuf et retraité, qui ne sort plus de chez lui depuis plus de deux ans. Se lançant avec entrain dans les joies de la séduction en ligne et l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’une « âme soeur » , et la possibilité de tricher un peu sur…. l’âge!

« Boule et Bill 2 » de Pascal Bourdiaux, reprend là ou le premier opus s’était arrêté : au coeur d’une famille heureuse, trop peut être. La première scène montre l’éditrice du père de Boule (Franck Dubosc) reprocher à ce dernier la mièvrerie des histoires qu’il dessine. La perfection et le bonheur ne l’intéressant pas – et n’intéressant pas, selon elle, le lecteur –, il faut absolument que le père de famille/bédéiste redynamise tout ça en y apportant une bonne dose de malheur et d’imprévus. Le film charrie assez de bons sentiments et réserve assez de gags bon enfant pour convenir parfaitement à sa cible.

  Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 5 AU 11 AVRIL

L’ÉDITO 

« Il y a quelque chose d’assez brut, qui met à vif les rapports humains. Ce n’est pas plus violent qu’ailleurs ; il y a juste moins de protection. Les villes africaines en général sont des territoires en renouvellement permanent, en interrogation, en conflit. » Alain Gomis.

Dans une ville débordante de vitalité, « Félicité », chante dans les bars. Elle est libre mais quand son fils, gravement accidenté, doit subir une opération très coûteuse, une réalité s’impose rythmée par la violence des rapports humains, la corruption, les peurs mais aussi la tendresse, la dignité, la grandeur d’âme. Alain Gomis, le réalisateur nous entraîne alors dans un film musical, sensuel et vibrant.

Evoquant l’après-guerre en Pologne et l’instauration du réalisme socialiste-soviétique, Andrzej Wajda, dans son dernier film posthume, « Les fleurs bleues », nous livre un biopic sur le destin tragique de Wladyslaw Strzeminski, père de l’Unisme, fondateur du premier musée d’Art Moderne en Pologne puis mis au ban du régime totalitaire pour ses théories avant-gardistes.

Toujours à l’affiche,
Teinté d’un humour pince-sans-rire, d’une palette chromatique reconnaissable, d’une sensibilité drôle et émouvante puis d’une musique de vieux rockers nostalgiques, Aki Kaurismäki, dans  « De l’autre côté de l’espoir », signe un film politique, humaniste, décalé qui nous mène sur les pas d’un jeune Syrien tout juste débarqué en Finlande.

« Chez Nous », de Lucas Belvaux, remarquablement interprété par Emilie Dequenne et André Dussolier, est un film nécessaire qui interroge et démantèle les mécanismes d’un parti populiste qui affiche de manière mensongère, une fausse respectabilité en s’appuyant sur les rancœurs, les frustrations de personnes ancrées dans un territoire économiquement sinistré.
« Sage-Femme » de Martin Provost.

Belles projections à tous !

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Pierre Richard, toujours plein d’humour et de tendresse, en avant première sur le film: « un profil pour deux ». Une comédie truculente sur l’utilisation des réseaux sociaux dans la recherche d’une « ame soeur » , et la possibilité de tricher un peu sur…. l’age!

« Qu’est ce qu’on attend », film de Marie Monique Robin, récompensé par le prix Albert Londres en 1995. Face à la menace qui pèse sur la biodiversité, un petit village du Haut Rhin , « laboratoire du mieux vivre », lance un programme de démocratie participative pour parvenir à l’autonomie énergétique et alimentaire. La transition écologique est possible grâce aux initiatives individuelles et collectives, à la recherche de solutions alternatives.

A la suite de la projection, trois quart d’heure seront consacrés à la présentation des associations qui ont déjà réalisé des projets en relation avec ces transitions. Un débat sera prévu ultérieurement dans les semaines à venir et dans un lieu à définir sur le sujet avec toutes les personnes et associations qui désirent en parler plus en détail?

 « Telle mère, telle fille » de Noémie Saglio avec Juliette Binoche, et Camille Cottin. Une aventure mère fille, fille mère, croquée avec drôlerie avec un regard piquant sur leur état. Une bonne comédie populaire pleine de fraîcheur et de panache.

 » La confession » de Nicolas Boukhrief (adaptation d’un roman de Beatrix Beck, Goncourt du début des années 50) est une reprise très lyrique et mélancolique de « Léon Morin prêtre ». Porté par deux acteurs dont le talent n’est plus à prouver. Des dialogues époustouflants et certaines scènes et lumières dignes d’un tableau.

  Bon cinéma. Xavier