EDITO DE LA SEMAINE DU 28 DÉCEMBRE AU 3 JANVIER 2017

EDITO

« Ce sont des gamins de la rue, des kids qui se sont faits tout seuls, dans l’enthousiasme d’une époque sans sur-moi. Des gens qui savent admirer et non envier, et qui laissent tout narcissisme au placard… Des gens qui savent aller lentement, macérer dans une culture, essayer tout seul dans leur coin. »

Stéphane Delorme à propos de Jim Jarmusch.

Cinéaste à contre-courant, Jim Jarmusch nous revient avec « Paterson », l’histoire d’un personnage éponyme qui vit à Paterson, une ville de poètes, avec Laura et Marvin, un bouledogue anglais. Il est chauffeur de bus, écrit des poèmes, elle multiplie les expériences artistiques.

Comédie déjantée et dépaysante de Sébastien Betbeder, « Le Voyage au Groenland » nous conte l’histoire de deux « adulescents » intermittents du spectacle, qui décident d’aller à la rencontre des Inuits au-delà du cercle arctique. Attachants, décalés, engagés dans des situations cocasses, ils nouent avec les autochtones de suaves relations.

Beau portrait de femme, « Ma’Rosa », de Brillante Mendoza, récompensé par le prix d’interprétation féminine lors du dernier festival de Cannes, dénonce les dérives d’une société philippine gangrénée par la corruption. Bouleversant d’humanité et de réalisme, tourné comme un documentaire, caméra à l’épaule, c’est l’histoire d’un couple et de leurs quatre enfants, ils vendent de la drogue pour arrondir leurs fins de mois. Arrêtée, ils vont se mobiliser pour payer la caution qui lui permettra d’être libérée.

Belles fêtes de fin d’année à tous et que le cinéma vous mette en joie.

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Souvenir » de Bavo Defurne est un petit bonbon cinématographique, un feel-good-movie à l’émotion discrète et subtile, observant ses personnages avec bienveillance, sans jugement ni moquerie. Couple de prime abord mal assorti, « Quand un optimiste rencontre une pessimiste », Isabelle Huppert (aussi phénoménale que dans Elle) et Kevin Azaïs (Les Combattants) incarnent un joli duo auquel on se surprend à croire.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux pour les fêtes de fin d’année ! Dans des décors splendides, (un Paris du 19e siècle très bien réalisé, avec une Tour Eiffel en pleine construction et un Opéra Garnier dans toute sa splendeur). Les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 21 AU 27 DECEMBRE

L’ÉDITO* 

« Ce sont des gamins de la rue, des kids qui se sont faits tout seuls,
dans l’enthousiasme d’une époque sans sur-moi. Des gens qui savent admirer et non envier, et qui laissent tout narcissisme au placard… Des gens qui savent aller lentement, macérer dans une culture, essayer tout seul dans leur coin. » Stéphane Delorme à propos de Jim Jarmusch.

Cinéaste à contre-courant, Jim Jarmusch nous revient avec « Paterson », l’histoire d’un personnage éponyme qui vit à Paterson, une ville de poètes, avec Laura et Marvin, un bouledogue anglais. Il est chauffeur de bus, écrit des poèmes, elle multiplie les expériences artistiques.

CINE-SURPRISE mercredi 21 décembre à 20h30 avec une comédie quelque peu loufoque et déjantée. A l’issue de la projection, nous vous proposerons un vin chaud !!!

« Une semaine et un jour », d’Asaph Polonsky est une comédie décalée et originale israelienne qui évoque le deuil avec désopilance. Eylal, huit jours après la mort de son fils unique, lâche prise, adoptant un comportement totalement inattendu.

Toujours à l’affiche : « Baccalauréat » de Christian Mungiu. Dans la Roumanie post-communiste, un homme ne désire qu’une chose, que sa fille réussisse brillamment ses examens afin qu’elle puisse partir étudier à l’étranger. Agressée la veille de ses examens, son père est prêt à tout pour qu’elle n’échoue pas.

Inspiré d’une histoire vraie, « Tanna », de Bentley Dean et Martin Butler, nous transporte au cœur d’une des dernières tribus du Vanuatu. Alors que son clan veut la marier contre son gré, Wawa, une jeune fille, s’enfuit avec l’homme qu’elle aime, rompant avec les lois coutumières imprégnées de rites chamaniques.

Que cette nouvelle semaine soit belle de découvertes cinématographiques !!!

 Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

 « Souvenir » de Bavo Defurne est un petit bonbon cinématographique, un feel-good-movie à l’émotion discrète et subtile, observant ses personnages avec bienveillance, sans jugement ni moquerie. Couple de prime abord mal assorti, « Quand un optimiste rencontre une pessimiste », Isabelle Huppert (aussi phénoménale que dans Elle) et Kevin Azaïs (Les Combattants) incarnent un joli duo auquel on se surprend à croire.

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant, drôle et lumineux pour les fêtes de fin d’année ! Dans des décors splendides, (un Paris du 19e siècle très bien réalisé, avec une Tour Eiffel en pleine construction et un Opéra Garnier dans toute sa splendeur). Les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

Bon cinéma. Xavier 

EDITO DE LA SEMAINE DU 14 AU 20 DECEMBRE

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Ballerina » de Eric Summer et Eric Warin, est un joli film d’animation sur la danse, sur les rêves d’enfant,
drôle et lumineux pour les fêtes de fin d’année ! Dans des décors splendides, (un Paris du 19e siècle très bien réalisé, avec une Tour Eiffel en pleine construction et un Opéra Garnier dans toute sa splendeur). Les personnages principaux, passionnés, se battent pour concrétiser leur rêve en se serrant les coudes. Les valeurs qu’ils distillent sont simples : croire en soi, en ses rêves, l’entraide, ne pas se laisser berner par les apparences et VIVRE ! L’animation française a vraiment du talent.

« Une Vie » de Stéphane Brizé, est une adaptation du livre éponyme de Maupassant, situé en 1819. Il semble plus qu’une adaptation: Stéphane Brizé parait filmer sous la Restauration et la monarchie de Juillet, en direct, « Une vie » !!! Avec des sons tellement proches du réel, un format carré, une mise en scène scrupuleuse; c’est un film poignant, spectaculaire dans son naturalisme. Il est joué avec des acteurs formidables: Judith Chemla, Yolande Moreau, Jean Pierre Darroussin, Vincent Lindon.

« La fille de Brest » (adapté d’après le livre d’Irène Frachon:  » Médiator 150mg: combien de morts? ») d’Emmanuelle Bercot, retrace les coulisses du scandale du Médiator. Irène Frachon, pneumologue, « lanceuse d’alerte », engage un combat inégal, pot de terre contre pot de fer, entre le laboratoire Servier et son Médiator « qui a fait ses preuves »! et les morts suspects qu’il génère. C’est la lutte inégale des patients contre le poids lourd de l’industrie pharmaceutique soutenue par l’Etat.

Bon cinéma, Xavier

EDITO

Ils s’appellent Aïssatou, Abou, Régis, Paul, Naïla… Ils sont d’ici ou d’ailleurs mais d’Aulnay Sous-Bois, une ville du 9-3 où 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Entre documentaire et fiction, comédie musicale et « teen movie », Olivier Babinet, dans « Swagger », leur propose de se raconter, leurs rêves, leurs projets… Loin des clichés habituels sur les jeunes de banlieue, l’auteur nous livre de beaux portraits d’ados plein d’humanité. Ciné débat jeudi 15 à 20h30, en présence du réalisateur.

Inspiré d’une histoire vraie, « Tanna », de Bentley Dean et Martin Butler, nous transporte au cœur d’une des dernières tribus du Vanuatu. Alors que son clan veut la marier contre son gré, Wawa, une jeune fille s’enfuit avec l’homme qu’elle aime, rompant avec les lois coutumières imprégnées de rites chamaniques.

« La chouette entre veille et sommeil », d’Arnaud Demuynck… une série de courts métrages d’animation pour les petits à partir de 3ans. Ciné-goûter mercredi 14 à 16h.

Dans la Roumanie post-communiste, un homme ne désire qu’une chose, que sa fille réussisse brillamment ses examens afin qu’elle puisse partir étudier à l’étranger. Agressée la veille du « Baccalauréat », son père est prêt à tout pour qu’elle n’échoue pas. Ce nouveau film de Christian Mungiu, a été récompensé par le Prix de la Mise en Scène lors du dernier Festival de Cannes.

« Captain Fantastic », de Matt Ross nous conte l’histoire d’un père idéaliste qui élève seul ses six enfants. Loin de tout militantisme, cette comédie dramatique loufoque et rafraichissante interroge : la parentalité, les méthodes alternatives d’éducation, les choix que les parents imposent à leurs enfants…

« Ballerina », d’Éric Summer et Éric Warin.

Belles projections et à vos agendas : CINE-SURPRISE mercredi 21 décembre à 20h30 suivi d’un pot convivial.

Frédérique

EDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 DECEMBRE

EDITO

« On peut dire à ses enfants des choses extraordinaires, leur tenir un discours moral irréprochable,mais, à la fin, ils regardent comment vous vous sortez de problèmes pratiques au quotidien. Entre ce qu’on leur a dit et ce qui se passe dans la vraie vie, il y a une distance énorme. » Christian Mungiu

Dans la Roumanie post-communiste, un homme ne désire qu’une chose, que sa fille réussisse brillamment ses examens afin qu’elle puisse partir étudier à l’étranger. Agressée la veille du « Baccalauréat », son père est prêt à tout pour qu’elle n’échoue pas. Entre compromis et compromission, conscient que ses idéaux, ses valeurs ne correspondent plus à ce qu’il vit, il incarne petit à petit le malaise d’une société en proie à la désillusion. Ce nouveau film de Christian Mungiu, récompensé par le Prix de la Mise en Scène lors du dernier Festival de Cannes, témoigne de l’extraordinaire vitalité du cinéma roumain.

« Dernières Nouvelles du Cosmos », un documentaire passionnant de Julie Bertucelli, sur une jeune fille, Hélène, auteure de textes poétiques alors qu’elle n’a jamais appris à lire et à écrire. C’est à 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en utilisant un jeu de lettres.

« Captain Fantastic », de Matt Ross avec Viggo Mortensen, extraordinaire en père idéaliste qui se bat pour ses convictions en élevant seul ses six enfants. Loin de tout militantisme, cette comédie dramatique loufoque et rafraichissante interroge : la parentalité, les méthodes alternatives d’éducation, la liberté, les choix que les parents imposent à leurs enfants…

« Wallace et Gromit, les inventuriers », de Nic Park et un film d’animation pour petits et grands. « Ma vie de courgette », de Claude Barras et Céline Sciamma. « Moi, Daniel Blake », de Ken Loach. « Fuocoammare, par-delà Lampedusa », de Gianfranco Rosi.

Belles projections !!!
Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« IRIS » de Jalil Lespert ( Yves St Laurent en 2014). C’est un thriller vénéneux, un film au  » suspens lascif », où se côtoient sans cesse désir et mépris, luxe et luxure, trahison et manipulation. Le spectateur est tenu en haleine dans un univers glacial, rendu par des images photogéniques extrêmement esthétiques, et une mise en scène soignée.Les acteurs sont plein de talents : Romain Duris , brut de décoffrage et Charlotte Le Bon, plante vénéneuse.

« LA FILLE DE BREST » d’Emmanuelle Bercot ( La tête haute) retrace les coulisses du scandale du Médiator. Irène Frachon, pneumologue, « lanceuse d’alerte », engage un combat inégal, pot de terre contre pot de fer, entre le laboratoire Servier et son Médiator « qui a fait ses preuves »! et les morts suspects qu’il génère. C’est la lutte inégale des patients contre le poids lourd de l’industrie pharmaceutique soutenue par l’Etat. C’est un film « coup de poing », le film-dossier d’une « odyssée solitaire, contre vents et marrées », qu’Emmanuelle Bercot a adapté d’après le livre d’Irène Frachon:  » Médiator 150mg: combien de morts? »

Bon cinéma, Xavier