EDITO DE LA SEMAINE DU 28 SEPTEMBRE AU 4 OCTOBRE

L’ÉDITO

« J’ai toujours été frappé par les contradictions idéologiques des Brésiliens issus des classes sociales aisées : ils peuvent avoir une posture aristocratique et en même temps soutenir l’abolitionnisme et des valeurs de gauche. En somme mon défi est de chercher à représenter cette société dans sa complexité ». Kleber Mendonça Filho.

Cette semaine au Club, deux grands films proposés dans des compétitions différentes à Cannes cette année !!!

Clara, soixante-dix ans, vit dans l’appartement d’un immeuble construit dans les années quarante, l’« Aquarius », situé sur le front de mer de Recife. Ancienne critique musicale, attachée à ce lieu comme à ses objets personnels, quand des promoteurs immobiliers décident de raser l’immeuble, les conflits avec ces hommes peu scrupuleux la replongent dans son passé. Interprété magistralement par la grande Sonia Braga, le dernier film de Kleber Mendonça Filho interroge l’idée de survivance et de résistance à la dure loi du capitalisme sauvage.

« La Danseuse », de Stéphanie Di Giusto, nous conte le combat d’une jeune fille un peu rustre pour devenir une grande artiste. Loïe Furrer, cow girl, fuit son Amérique natale pour aller à Paris. Passionnée, elle crée une danse complexe à l’aide de bâtons de bois, de kilomètres de soie et des jeux de lumière. Icône de la Belle Epoque, pionnière de la danse moderne, sa rencontre avec Isadora Duncan, autre danseuse majeure au combien plus célèbre, la précipitera dans sa chute et la déchéance.

Que cette nouvelle semaine cinématographique vous ravisse !!!

Belles projections à tous. Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Le Pape François » de Beda Docampo Feijóo et Eduardo Giana . Ce film est tiré d’un best-seller, «Vie et révolution» d’Elisabetta Piqué, une journaliste argentine, correspondante du Vatican. «On dit parfois ce Pape incompréhensible, imprudent, provocateur, bavard, autoritaire, décalé par rapport à la situation européenne…» (la france catholique). Cependant les sondages d’avis très positifs sur ce Pape, dépassent partout 75%! Alors qui est­il? Quel est son parcours? Que veut­ il imprimer comme valeurs dans la religion catholique actuelle, et dans le monde en profonde mutation? Ce film semble vouloir nous donner des réponses, et éclairer le pourquoi de l’engagement de cet homme hors du commun .

Le film « La Danseuse » de Stéphanie Di Giusto sera aussi projeté au cinéma Le Club , je vous renvoie à l’édito de Frédérique en page du Club.

« Victoria » de Justine Triet est une comédie au génie loufoque. Victoria, (formidablement incarnée par Virginie Efira), blonde, jolie, la quarantaine, seule, est avocate fantasque, rêve de rencontrer l’amour, mais sa libido est en berne et il n’existe aucun bouton pour rallumer mécaniquement le désir. Elle consulte à la fois une voyante, son psychanalyste et un ostéopathe un peu spécial, car tous les points de vue sont bons à prendre.Le film manie avec panache la géométrie savante de la comédie US tout en lui injectant des saillies excentriques inouïes : un chien appelé à la barre d’un tribunal, un selfie réalisé par un chimpanzé ou encore, prince charmant mal profilé, un personnage de dealer babysitter flegmatique campé par un Vincent Lacoste idéal (nul mieux que lui ne saurait porter des gants Mappa roses en disant “Allez les filles, on range les ipad et on va se coucher“).

Bon cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 27 SEPTEMBRE 2016

EDITO

Le Canada s’affiche au Club avec trois films au programme pour une semaine unique dans le cadre de notre partenariat avec l’ASCCC qui organise un « Regard sur le cinéma francophone en Amérique : Acadie, Québec ».

« Le fils de Jean », de Philippe Lioret, est un film sensible construit comme un polar qui interroge, la recherche d’identité, la paternité, la fratrie, les secrets de famille. Mathieu, jeune cadre français n’ayant pas connu son père, découvre à 33 ans qu’il a 2 frères canadiens et veut faire leur connaissance.

« Guibord s’en va-t’en guerre », de Philippe Falardeau, est une comédie satirique québécoise qui nous entraîne sur les pas d’un député indépendant convaincu par la démocratie participative. Son vote étant décisif pour une intervention armée au Moyen Orient, il part en compagnie de son stagiaire haïtien à la rencontre de ses administrés.

Mardi 27 septembre à 20h30 « Nanouk l’Esquimau », de Robert J. Flaherty, pionnier et fondateur du genre documentaire. Ce film nous plonge au cœur de la vie quotidienne des Inuits au début du XXème siècle. Soirée débat présentée par Rémi Kuentz.

« Divines », d’Houda Benyamina, Caméra d’Or lors du dernier Festival de Cannes, est un film engagé sur une bande de filles sauvageonnes, comédiennes inconnues avec un talent extraordinaire, qui « dealent » pour le compte de Rebecca, caïd dans une cité. La rencontre de Dounia avec un jeune danseur va bouleverser ses engagements.

Les ciné-goûters, c’est reparti ! Mercredi 21 septembre à 16 heures avec « Fievel et le nouveau monde », de Don Bluth : l’histoire d’une petite souris, persécutée par les chats en Russie, elle décide de s’embarquer pour l’Amérique.

Mélo ou conte cruel, « Frantz », de François Ozon. Au lendemain de la première guerre mondiale, en Allemagne une étrange relation se noue entre un français et une jeune allemande.

A vos agendas!

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Victoria » de Justine Triet est une comédie au génie loufoque. Victoria, (formidablement incarnée par Virginie Efira), blonde, jolie, la quarantaine, seule, est avocate fantasque, rêve de rencontrer l’amour, mais sa libido est en berne et il n’existe aucun bouton pour rallumer mécaniquement le désir. Elle consulte à la fois une voyante, son psychanalyste et un ostéopathe un peu spécial, car tous les points de vue sont bons à prendre.Le film manie avec panache la géométrie savante de la comédie US tout en lui injectant des saillies excentriques inouïes : un chien appelé à la barre d’un tribunal, un selfie réalisé par un chimpanzé ou encore, prince charmant mal profilé, un personnage de dealer babysitter flegmatique campé par un Vincent Lacoste idéal (nul mieux que lui ne saurait porter des gants Mappa roses en disant “Allez les filles, on range les ipad et on va se coucher“).

Avec « Un petit boulot » Pascal Chaumeil réalise une comédie a l’humour noir et aux scènes loufoques, légèrement invraisemblable , pas mal farfelu , complètement immoral mais au final une réussite totale qui nous ravit, nous amuse sans compter des rebondissements hallucinants et tellement incroyables, qui ne font que nous emballer complètement ! Les dialogues signés Michel Blanc sont percutants et la performance de Romain Duris, en tueur amateur désabusé (Dans le style décalé de Dexter, le tueur sympathique), est excellente.

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents.

Bon cinéma, Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 14 AU 20 SEPTEMBRE

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« Victoria » de Justine Triet est une comédie au génie loufoque. Victoria, (formidablement incarnée par Virginie Efira), blonde, jolie, la quarantaine, seule, est avocate fantasque, rêve de rencontrer l’amour, mais sa libido est en berne et il n’existe aucun bouton pour rallumer mécaniquement le désir. Elle consulte à la fois une voyante, son psychanalyste et un ostéopathe un peu spécial, car tous les points de vue sont bons à prendre.Le film manie avec panache la géométrie savante de la comédie US tout en lui injectant des saillies excentriques inouïes : un chien appelé à la barre d’un tribunal, un selfie réalisé par un chimpanzé ou encore, prince charmant mal profilé, un personnage de dealer babysitter flegmatique campé par un Vincent Lacoste idéal (nul mieux que lui ne saurait porter des gants Mappa roses en disant “Allez les filles, on range les ipad et on va se coucher“).

Avec « Un petit boulot » Pascal Chaumeil réalise une comédie a l’humour noir et aux scènes loufoques, légèrement invraisemblable , pas mal farfelu , complètement immoral mais au final une réussite totale qui nous ravit, nous amuse sans compter des rebondissements hallucinants et tellement incroyables, qui ne font que nous emballer complètement ! Les dialogues signés Michel Blanc sont percutants et la performance de Romain Duris, en tueur amateur désabusé (Dans le style décalé de Dexter, le tueur sympathique), est excellente.

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents.

Bon cinéma, Xavier

EDITO

« C’est un film d’aventures physiques et métaphysiques. La caravane traverse les montagnes,
c’est certain, mais le voyage est aussi intérieur ». Oliver Laxe.

Road movie mystique, oriental et spirituel, tourné dans les paysages du Haut Atlas marocain, « Mimosas », d’Oliver Laxe, mêle deux histoires parallèles. Celle d’une caravane qui ramène un vieux cheikh mourant parmi les siens, celle d’un sage illuminé veillant sur cet étrange convoi… Récit philosophique parlant de foi plutôt que de religion, ce film ouvert ne livre pas tous ses mystères.

Mélo ou conte cruel, « Frantz », de François Ozon, revisite les thèmes qui lui sont chers : le deuil et l’initiation à l’amour. Au lendemain de la première guerre mondiale, en Allemagne, Anna se recueille sur la tombe de Frantz, son fiancé. Elle y rencontre Adrien, un Français qui se présente comme son ami. Entre mensonge et culpabilité, une relation étrange et équivoque se noue alors entre ces deux personnages.

« Viva », de Paddy Breathnach, est un mélo émouvant sur un jeune cubain qui rêve de monter sur scène. Il travaille pour survivre dans un cabaret où il s’occupe des perruques des drag-queens.

Dans le cadre de notre partenariat avec l’ASCCC qui organise un « Regard sur le cinéma francophone en Amérique : Acadie, Québec », « Guibord s’en va-t’en guerre », de Philippe Falardeau, est une comédie satirique québécoise qui nous entraîne sur les pas d’un député indépendant dont le vote sera décisif pour une intervention armée au Moyen Orient.

A vos agendas : mardi 27 septembre à 20h30 « Nanouk l’Esquimau », de Robert J. Flaherty, soirée débat présentée par Rémi Kuentz.

Belles projections ! Frédérique

EDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 SEPTEMBRE

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Le film « Stefan Zweig, adieu l’Europe «  de Maria Shrada contient dans son titre, la raison de l’errance et de l’exil de Stefan Sweig. En effet cet écrivain autrichien, était un précurseur convaincu d’une Europe unie et pacifique. L’arrivée au pouvoir d’Hitler le fait fuir en Amérique. « La guerre le ronge de l’intérieur », il se prête aux réceptions qu’on lui prépare pour honorer son talent d’écrivain, mais il se détache peu à peu, dépressif, rongé par une force tragique. Le film, entre biographie et chaos du 20ème siècle dans les années 1936 – 1942, met en scène son déracinement, son silence désengagé. Il nous donne vraiment envie ensuite de relire son oeuvre.

Raconter les déchirements d’un couple qui se sépare, rendre compte de la douleur, des mesquineries, des bagarres, des mots, alors qu’il y aura à partager des biens et des enfants, on l’a déjà fait. Il y avait donc un défi à relever, celui qui consiste à apporter de la nouveauté dans un genre que de nombreux grands auteurs ont exploré. Eh bien, Joachim Lafosse relève ce défi de manière particulièrement brillante dans « L’économie du couple ».

Disney remet au goût du jour « Peter et Elliott le Dragon » (de David Lowery dans sa version 2016) avec une histoire différente et passionnante, sur un ton toujours aussi léger, dans une atmosphère simple, moderne et très sobre…

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents.

Bon cinéma, Xavier

EDITO

« Regarder ce trajet, c’est s’interroger sur le personnage,
comprendre son cheminement. Au départ, Anna fait un peu du sur place, elle n’arrête pas de tourner en rond dans cette petite ville. Pour ensuite aborder le grand voyage qui l’amène en France et lui fait traverser les apparences… » François Ozon.

Mélo ou conte cruel, Ozon dans son dernier film, « Frantz », revisite les thèmes qui lui sont chers, le deuil, l’absence, le remplacement et l’initiation à l’amour. Au lendemain de la première guerre mondiale, l’Allemagne panse ses blessures et s’achemine vers le nazisme. Anna se recueille sur la tombe de Frantz, son fiancé mort au champ d’honneur. Elle y rencontre Adrien, un français qui se présente comme son ami. Entre mensonge et culpabilité, une relation étrange et équivoque se noue alors entre ces deux personnages.

Tourné à La Havane dans un quartier populaire, loin des clichés touristiques, « Viva », de Paddy Breathnach, est un mélo émouvant, naturaliste, sur un jeune cubain qui rêve de monter sur scène. Travaillant pour survivre dans un cabaret où il s’occupe des perruques des drag-queens, il trouve difficilement son identité. Porté par un interprète exceptionnel, Jorge Perugorria, rythmé par des chansons qui célèbrent nos joies et nos peines, ce film sur l’amour filial nous a fait particulièrement vibrer par son aspect authentique.

Cinéaste hors norme, Alain Guiraudie nous mène dans les pas d’un scénariste en crise d’inspiration. Rencontrant sur un causse une jeune bergère, ils ont un enfant qu’il finit par élever seul alors qu’il est sans domicile fixe. « Rester Vertical », conte, rêve, réalité, cauchemar, interroge nos peurs, la mort, la solitude, le retour du loup, la précarité, la misère sexuelle…

« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, retraité, espiègle, libertaire semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille et communique difficilement avec elle. Ines, cadre supérieure ambitieuse poursuit sa carrière sans état d’âme.

Bonnes projections à tous. Frédérique