EDITO DE LA SEMAINE DU 31 AOUT AU 6 SEPTEMBRE 2016

EDITO

« Le pouvoir de la transformation et de la création
était guidé par le désir d’exprimer son identité d’une voix brute imperturbable. C’était enivrant. »
Paddy Breathnach.

Tourné à La Havane dans un quartier populaire, loin des clichés touristiques, « Viva », de Paddy Breathnach, est un mélo émouvant, naturaliste, sur un jeune cubain qui rêve de monter sur scène. Travaillant pour survivre dans un cabaret où il s’occupe des perruques des drag-queens, il trouve difficilement son identité. Porté par un interprète exceptionnel, Jorge Perugorria, rythmé par des chansons qui célèbrent nos joies et nos peines, ce film sur l’amour filial nous a fait particulièrement vibrer par son aspect authentique.
Cinéaste hors norme, Alain Guiraudie nous mène dans les pas d’un scénariste en crise d’inspiration. Rencontrant sur un causse une jeune bergère, ils ont un enfant qu’il finit par élever seul alors qu’il est sans domicile fixe. « Rester Vertical », conte, rêve, réalité, cauchemar, interroge nos peurs, la mort, la solitude, le retour du loup, la précarité, la misère sexuelle…
« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, retraité, espiègle, libertaire semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille et communique difficilement avec elle. Ines, cadre supérieure ambitieuse poursuit sa carrière sans état d’âme.
Portrait intime, sensible, d’un des plus grands chorégraphes contemporains, engagé politiquement dans la vie professionnelle comme dans sa vie privée, « Mr Gaga, sur les pas d’Ohad Naharin », de Tomer Heymann, est un documentaire passionnant sur ce chef de file de la danse contemporaine, directeur de la Batsheva Dance Company.

Bonnes projections à tous. Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Raconter les déchirements d’un couple qui se sépare, rendre compte de la douleur, des mesquineries, des bagarres, des mots, alors qu’il y aura à partager des biens et des enfants, on l’a déjà fait. Il y avait donc un défi à relever, celui qui consiste à apporter de la nouveauté dans un genre que de nombreux grands auteurs ont exploré. Eh bien, en relevant ce défi de manière particulièrement brillante dans « L’économie du couple »,  Joachim Lafosse a apporté une nouvelle preuve de son génie. Sans verser dans la sensiblerie,  la caméra se promène, se rapproche, montre et cache… On voit, on entend… C’est absolument magnifique !

Disney remet au goût du jour « Peter et Elliott le Dragon » (de David Lowery dans sa version 2016) avec une histoire différente et passionnante, sur un ton toujours aussi léger, dans une atmosphère simple, moderne et très sobre… Le film a beau être un remake, il n’a pratiquement aucun point commun avec son oeuvre d’origine à part Elliott le dragon. Ses différences avec le film de 1977 sont pourtant ce qui le rend recommandable tant elles sont maîtrisées. Et ça c’est la marque d’un bon remake. Et quel travail visuel de la part de Disney qui s’associe avec WETA Digital (société d’effets spéciaux de Peter Jackson) pour créer ce magnifique dragon vert !

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents.

Bon Cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 24 AU 30 AOUT 2016

EDITO

« Il y a une part du film qui est une sorte de vie rêvée,
parfois cauchemardée et cette part vient dialoguer avec l’autre plus réaliste. Etre à l’écoute de cette dimension onirique est peut être un subterfuge pour ne pas perdre de vue mes rêves d’enfant ».
Alain Guiraudie

Cinéaste hors norme, Alain Guiraudie nous mène dans les pas d’un scénariste en crise d’inspiration. Rencontrant sur un causse une jeune bergère, ils ont un enfant qu’il finit par élever seul alors qu’il est sans domicile fixe. « Rester Vertical », conte, rêve, réalité, cauchemar, interroge nos peurs, la mort, la solitude, le retour du loup, la précarité, la misère sexuelle…

« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, notre coup de cœur lors du dernier festival de Cannes, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, retraité, a vécu une jeunesse contestataire en réaction au passé sombre de l’Allemagne nazie. Espiègle, libertaire, sensible, audacieux, il semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille et communique difficilement avec elle. Ines, cadre supérieure ambitieuse, sans état d’âme, poursuit une carrière dans un cabinet d’audit international situé à Bucarest, dans une Roumanie en plein essor commercial.

Que cette nouvelle semaine cinématographique soit belle de découvertes.

Frédérique

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Disney remet au goût du jour « Peter et Elliott le Dragon » (de David Lowery dans sa version 2016) avec une histoire différente et passionnante, sur un ton toujours aussi léger, dans une atmosphère simple, moderne et très sobre… Le film a beau être un remake, il n’a pratiquement aucun point commun avec son oeuvre d’origine à part Elliott le dragon. Ses différences avec le film de 1977 sont pourtant ce qui le rend recommandable tant elles sont maîtrisées. Et ça c’est la marque d’un bon remake. Et quel travail visuel de la part de Disney qui s’associe avec WETA Digital (société d’effets spéciaux de Peter Jackson) pour créer ce magnifique dragon vert !

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents.

Bon Cinéma. Xavier

EDITO DE LA SEMAINE DU 17 AU 23 AOUT

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Disney remet au goût du jour « Peter et Elliott le Dragon »
(de David Lowery dans sa version 2016) avec une histoire différente et passionnante, sur un ton toujours aussi léger, dans une atmosphère simple, moderne et très sobre… Le film a beau être un remake, il n’a pratiquement aucun point commun avec son oeuvre d’origine à part Elliott le dragon. Ses différences avec le film de 1977 sont pourtant ce qui le rend recommandable tant elles sont maîtrisées. Et ça c’est la marque d’un bon remake. Et quel travail visuel de la part de Disney qui s’associe avec WETA Digital (société d’effets spéciaux de Peter Jackson) pour créer ce magnifique dragon vert !

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents. La quête permanente de Scrat pour attraper son insaisissable noisette le catapulte dans l’espace où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge De Glace. Toute la joyeuse bande va devoir se lancer dans une nouvelle aventure pleine de rire, de suspens, et d’action pour enrayer la menace qui pèse sur le monde.

Bon cinéma. Xavier

EDITO

« Je n’aime pas rogner sur la forme narrative.
J’ai besoin que chaque décision prise par les protagonistes (…) paraisse crédible (…). Même si le réalisme primait sur le reste, je voulais quand même qu’il y ait des moments magiques qui sont la définition même du cinéma. »

Maren Ade

« Toni Erdmann », de la réalisatrice allemande Maren Ade, notre coup de cœur lors du dernier festival de Cannes, est un petit bijou décalé et plein d’humour qui relate les relations compliquées qu’entretiennent un père et sa fille. Winfried, retraité, a vécu une jeunesse contestataire en réaction au passé sombre de l’Allemagne nazie. Espiègle, libertaire, sensible, audacieux, il semble avoir échoué dans son désir d’inculquer ses propres valeurs à sa fille et communique difficilement avec elle. Ines, cadre supérieure ambitieuse, sans état d’âme, poursuit une carrière dans un cabinet d’audit international situé à Bucarest, dans une Roumanie en plein essor commercial.

Alors que nos écrans sont envahis des images des J.O de Rio, « La couleur de la victoire », de Stephen Hopkins, est un biopic mettant en lumière l’histoire d’une figure emblématique afro-américaine, Jesse Owens, petit-fils d’esclave qui humilia Hitler et l’Allemagne nazie lors des jeux olympiques de Berlin en 1936. Outre le racisme, l’antisémitisme, la collaboration, la résistance, ce film interroge les humiliations infligées aux Noirs par l’Amérique blanche.

Que votre semaine cinématographique soit belle !
Frédérique

EDITO DE LA SEMAINE DU 10 AU 16 AOUT

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Avec  » Florenc Forster Jenkins «  Stephen Frears nous donne à voir le film biographique d’une riche héritière atteinte d’une personnalité narcissique, évidemment accompagnée d’excentricité et de théâtralisation. Outre l’effet comique mais dramatique de ce biopic, on est enclin à trouver Florence Foster Jenkins pathétique et à accuser ses « admirateurs » opportunistes et son mari médecin aristocrate amoureux, de la pousser dans son délire de cantatrice célèbre. Il s’agit d’une histoire qui interroge pour le moins; nous avons vu en 2015 la version francisé et romancé de Xavier Giannoli: Marguerite.

« L’Âge De Glace, les lois de l’univers » de Mike Thurmeier et Galen T. Chu, signe, quatre ans après la sortie de L’Âge De Glace 4 : La Dérive Des Continents, le retour de Scrat, Sid, Manny, Diégo et tout le reste de la joyeuse bande délurée des épisodes précédents. La quête permanente de Scrat pour attraper son insaisissable noisette le catapulte dans l’espace où il déclenche accidentellement une série d’événements cosmiques qui vont transformer et menacer le monde de l’Âge De Glace. Toute la joyeuse bande va devoir se lancer dans une nouvelle aventure pleine de rire, de suspens, et d’action pour enrayer la menace qui pèse sur le monde.

Bon cinéma. Xavier

EDITO

Alors que nos écrans sont envahis des images des J.O de Rio,
« La couleur de la victoire », de Stephen Hopkins, est un biopic mettant en lumière l’histoire d’une figure emblématique afro-américaine, Jesse Owens, petit-fils d’esclave qui humilia Hitler et l’Allemagne nazie lors des jeux olympiques de Berlin en 1936. Outre le racisme, l’antisémitisme, la collaboration, la résistance, ce film interroge les humiliations infligées aux Noirs par l’Amérique blanche.

Porté par des acteurs brillants, Ricardo Darin et Javier Camara, le dernier film, « Truman », du réalisateur catalan, Cesc Gay, récompensé par 5 Goya, nous conte avec humour légèreté et tendresse l’histoire d’un homme condamné par la maladie, des retrouvailles avec son ami et ancien amant, de ses préoccupations pour trouver un nouveau maître à son chien, de leurs adieux et de leur capacité à faire face à l’adversité.

« D’une famille à l’autre » est le dernier film d’Anna Muylaert, cinéaste brésilienne dont nous vous avions déjà proposé « Une seconde mère ». Sensible aux thèmes de l’amour filial et maternel, des rapports de classe, des transferts affectifs, la réalisatrice, s’inspirant de faits réels, nous entraîne sur les pas d’un adolescent androgyne, discret, timide contraint à 17 ans de retourner dans sa famille biologique après que l’on ait découvert qu’il avait été kidnappé à la maternité.

« Carmina », matrone redoutable, affectueuse et manipulatrice, décide, avec la complicité de sa fille, de cacher pendant quelques jours la mort de son mari pour toucher son ultime pension. Comédie loufoque, teintée d’humour noir, ce film de Paco Leon, nous parle avec cynisme de ces mères, gardiennes féroces et rusées de leurs progénitures, prêtes à tout pour défendre les leurs.

Belles projections à tous ! Frédérique