EDITO DE LA SEMAINE DU 8 AU 14 JUIN 2016

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« La résurrection du Christ », de Kevine Reynolds, combine bien le genre péplum / enquête policière et le genre questionnement sur la foi. L’angle de vue du soldat romain (superbement interprété par Joseph Fiennes) sur un des événements les plus marquants de l’histoire de l’humanité crée un véritable suspense qu’on connaisse ou pas le récit de la résurrection.

 » Ils sont partout «  de Yvan Attal, démonte les clichés tenaces qui circulent sur la religion juive dans un film à sketchs où l’humour et la désinvolture sont sans cesse présents. L’intrigue est reliée par un fil rouge, celui du personnage d’Yvan confiant ses angoisses à son psy, notamment son obsession, celle de se sentir persécuté en tant que juif. C’est une comédie subtile servie par une pléthore de grands acteurs francais, qui parle des juifs, et déjoue tous les préjugés sur lesquels se fonde l’antisémitisme ( dont on a tant parlé après les attentats de Charlie Hebdo ). Ces préjugés, a la fois trop nombreux et trop disparates, méritaient chacun d’être illustré – et démonté – dans une histoire propre.

Xavier, pour le CENTRE

EDITO

« La folie est un sujet qui fait peur mais grâce à de bons acteurs, auxquels j’ai associé des personnes
souffrant réellement de problèmes mentaux, j’ai compris qu’il fallait plutôt avoir peur de ceux qui ont peur de la folie ».

Paolo Virzi.

Dans le film de Paolo Virzi, « Folles de joie », il y a un côté Thelma et Louise chez Béatrice et Donatella quand elles s’échappent d’une clinique psychiatrique où l’on soigne des femmes dépressives, suicidaires, bipolaires, mythomanes… Toutes deux portent en elles des douleurs communes et se lient d’une amitié passionnée. Ensemble, au cours d’un road movie délirant, elles vont tenter de retrouver ceux qui sont à l’origine de leurs souffrances.

En adaptant le roman de la Comtesse de Ségur, « Les Malheurs de Sophie », Christophe Honoré signe son premier film « jeune public ». Sophie est une petite fille au caractère trempé, elle a des idées foisonnantes pour faire des bêtises. A la fois comique et tragique, tendre et cruel, fantaisiste et mélancolique, l’auteur, dans ce film, continue d’explorer ses thèmes favoris, le deuil, la disparition. Ciné-goûter à partir de 6ans, mercredi 8 juin à 16 heures.

Toujours à l’affiche :
« Julieta », le dernier film de Pedro Almodovar, résonne telle une tragédie grecque. Inspiré des nouvelles d’Alice Munro, le réalisateur nous entraîne sur les pas d’une femme rongée par la culpabilité. Après la rencontre avec l’amie d’enfance de sa fille, ne s’étant jamais remise de l’absence de cette dernière, elle décide d’écrire ses souvenirs, ses secrets, ses erreurs.
« Cafe Society », de Woody Allen, nous emporte dans les années trente, au milieu des artistes, des mondains, qui fréquentaient les clubs à la mode. Bobby Dorfman, se rend à Hollywood pour retrouver son oncle, célèbre agent des stars. Décidé à tenter sa chance, il rencontre l’amour…

Que le cinéma vous mette en joie. Belles projections à tous, Frédérique pour le CLUB