EDITO DE LA SEMAINE DU 30 DÉCEMBRE AU 5 JANVIER

QUOI DE NEUF AU CENTRE

« La vie trés privée de Monsieur Sim » de Michel Leclerc, est un road movie délicat, amusant, frais, profond. « Sim, Monsieur Sim, comme la carte… » A la manière de James Bond, Monsieur Sim se présente, mais son personnage est plus proche du célèbre François Pignon créé par Francis Veber que de Daniel Craig. Le François Pignon de l’Emmerdeur, avec ce besoin insatiable de raconter ses malheurs à tous ceux qu’il rencontre. Mais personne ne l’écoute. Jean-Pierre Bacri se bonifie avec l’âge et est vraiment au sommet de son art. Il arrive à naviguer d’une émotion à une autre avec une facilité déconcertante.
« Snoopy et les peanuts » de Steve Martino (réalisateur de L’âge des glace 4). Plus de 50 ans après la naissance de Snoopy, sous les coups de crayon de l’Américain Charles M. Schulz, le comic strip débarque sur grand écran. En conservant le trait minimaliste caractéristique de l’œuvre originale. Les traits de crayon qui animent de toutes sortes d’expressions ces bouilles d’enfants bien rondes apportent un cachet certain et une esthétique singulière.
« Le Nouveau » de Rudi Rosenberg est un teen-movie plein de fraicheur et de truculence. Les années collège avec leur lot de situations sociales comiques ou difficiles. Le film traite avec humour ces années qui sont communes à toutes générations. Les Adolescents s’y retrouveront…. Les anciens adolescents aussi !!

Xavier pour le CENTRE

EDITO

« La « Happy End », c’est le bonheur des héros sympathiques acquis de façon providentielle,
après des épreuves qui auraient dû normalement entraîner un échec ou une issue tragique ».

Edgar Morin.

« Edgar Morin, chronique d’un regard », de Céline Gailleurd et Olivier Bohler, est un documentaire sur l’itinéraire de ce philosophe curieux, ouvert sur le monde, influencé par le cinéma qui revient sur les films qui ont contribué à sa formation intellectuelle. La projection du samedi 2 janvier à 20h30 sera suivie d’un débat en présence des réalisateurs et d’un pot !!!
Belle découverte de Cannes 2015 couronnée par le prix Un Certain Regard, « Béliers », de Grimur Hakonarson, nous trace les portraits de deux frères ronchons qui ne se parlent plus depuis 40 ans. Mais que peut-­il advenir quand les services vétérinaires décident d’abattre ce qu’ils ont de plus cher, leurs moutons ?
Coup de cœur du public de cette fin d’année, « Demain », de Cyril Dion et Mélanie Laurent, est un documentaire militant témoignant des initiatives, des expériences, des réussites écologiques à travers la planète qui, on l’espère pourraient faire évoluer les mentalités.
Cinéastes singuliers, les frères Larrieu nous reviennent avec une comédie fantasque, improbable et funèbre, « 21 Nuits avec Pattie ». Caroline, parisienne, arrive dans un village du sud ouest, sa mère vient de mourir. Elle y rencontre Pattie, personnage haut en couleur, au langage désopilant et paillard !!!
« L’Attente », de Paolo Sorrentino. Dans une grande villa perdue dans la campagne sicilienne, une étrange relation se noue entre deux femmes qui attendent le retour de l’ être aimé.
« Mia Madre », de Nanni Moretti, un film poignant et éblouissant, dans lequel une réalisatrice, Margherita, se partage entre le tournage de son dernier film et la chambre d’hôpital où sa mère est en train de mourir.

Belles projections a tous

Frédérique pour le CLUB

EDITO DE LA SEMAINE DU 2 AU 8 DECEMBRE

QUOI DE NEUF AU CENTRE

Dans son dernier film, empreint des grandes valeurs morales de l’Amérique, Stephen Spielberg, fait vibrer « sa fibre humaniste ». Son héros (Tom Hanks), c’est plutôt l’éloge du verbe et de la communication que celle de la force et de la virilité. Nous sommes en pleine tension de la guerre froide, c’est l’histoire vraie de James B. Donovan, avocat new-yorkais, recruté pour des tractations obscures.Le scénario est écrit par les frères Cohen, la réalisation est de Stephen Spielberg: un feu d’artifice artistique! Il s’agit à la fois d’un biopic et d’un film d’espionnage.

L’humoriste Kheiron Tabib filme en Iran un conte tragi comique, « Nous Trois Ou Rien » où l’on rit de bon coeur (on pleure parfois) sur les brassages communautaires et la force et l’humour des femmes.

Xavier pour le Centre

L’ÉDITO

«J’aime la préparation car quand on commence à choisir des décors avec le directeur artistique, quand on commence à choisir les acteurs, ce qui n’était que des mots commence à vivre. C’est donc une phase durant laquelle un film commence non pas à prendre forme mais à prendre vie». Nanni Moretti.

Il a l’art de mélanger drame et comédie, il fait des films à la première personne, il a été oublié lors du dernier festival de Cannes, il nous revient pour notre plus grand plaisir avec un film poignant et éblouissant, «Mia Madre», dans lequel une réalisatrice, Margherita, se partage entre le tournage de son dernier film et la chambre d’hôpital où sa mère est en train de mourir. Elle y retrouve son frère, toujours irréprochable, elle se rapproche de sa fille en pleine crise d’ado! C’est une période d’interrogation: sa vie, son rapport avec le cinéma, la perte d’un être aimé, la tristesse…

Notre cycle John Ford continue:
«L’Homme qui tua Liberty Valance s’ouvre sur un train qui vient, haletant à travers une plaine, pour se fermer sur ce même train s’en allant. Le train est le personnage central du film, celui qui a apprivoisé l’Ouest». Tag Gallagher. Un sénateur et sa femme reviennent à Shinbone pour assister aux funérailles de leur ami. Intrigué par leur présence, un journaliste les questionne.

«Une Histoire de Fou», de Robert Guédiguian, pose des questions cruciales sur le génocide, la diaspora, la culture déracinée, l’engagement dans la lutte armée.

Que le cinéma vous mette en joie, Frédérique