ÉDITO DE LA SEMAINE DU 1 AU 7 OCTOBRE

« Il y avait donc ces poèmes, des bouts de papiers dans un tiroir chez mes parents que je n’avais pas regardés depuis trente ans. Je les ai feuilletés, et l’idée est venue d’un film basé sur des tranches de mots sortant de la bouche d’un enfant. Un film dont le centre serait une institutrice, et pas l’enfant. »
Nadav Lapid.

Cette nouvelle semaine cinématographique s’enrichit de deux nouveaux films originaux. « L’Institutrice », de Nadav Lapid, nous raconte l’histoire d’une femme idéaliste, possessive, maternelle, obsédée, qui se passionne pour un enfant étrange chez lequel elle croit déceler un don pour la poésie. Ce film troublant, dans lequel on peut voir une métaphore de la société israélienne, interroge sur le rôle du mentor et sur le mystère de la création.
Il fallait beaucoup de courage pour faire un film sur l’univers pictural d’ Edward Hopper. En relatant treize histoires à partir de treize toiles du peintre, Gustav Deutsch, dans « Shirley, Visions of Reality », signe un film étonnant, dans lequel, le personnage de Shirley, inspiré de la femme du peintre, évolue dans l’atmosphère des tableaux de ce dernier, avec en arrière­plan, l’histoire des États­Unis des années 30 aux années 60.
Toujours à l’affiche,
« Leviathan », d’ Andrei Zviaguinstev, nous parle d’un homme qui tente de s’opposer aux pouvoirs. Dans une Russie où le système politique et l’Église sont gangrenés par la corruption, où la population semble résignée, la résistance de cet homme prend une dimension mythologique qui l’amènera à perdre ses amis et son amour.
« Hippocrate » (au CENTRE), de Thomas Litli, est un récit d’apprentissage. Benjamin, interne dans un hôpital, découvre la complexité des problèmes humains, médicaux, financiers, matériels, politiques. Confronté aux rapports avec les malades, les familles, les collègues, il finit par douter !

Bonnes toiles !!!

Que le cinéma vous mette en joie !!!
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 24 AU 30 SEPTEMBRE

Selon Thomas Hobbes (le) Léviathan est une métaphore qui désigne le pouvoir. C’est aussi un monstre marin évoqué dans la Bible.

Dans son dernier film du même nom, prix du scénario au festival de Cannes, Andrei Zviaguinstev, nous parle d’un homme qui tente de s’opposer au pouvoir. Kolia est garagiste dans une petite ville au bord de la mer de Barents. Vivant dans un décor splendide, il est menacé d’expropriation par la volonté arbitraire du maire de la ville et tente d’utiliser tous les moyens légaux pour rester chez lui. En Russie, où le système politique et l’Église sont gangrenés par la corruption, où la population semble se résigner face aux malversations des pouvoirs tout en utilisant la vodka et la dérision comme subterfuges, la résistance de cet homme prend une dimension mythologique qui l’amènera à perdre ses amis et son amour.

Toujours à l’affiche cette semaine,

Hippocrate, de Thomas Litli, est un récit d’apprentissage. Benjamin, interne dans le service de son père dans un hôpital public, découvre après la théorie, la complexité des problèmes humains, médicaux, financiers matériels, politiques. Confronté aux rapports avec les malades, les familles, les collègues parfois surmenés ou plus compétents que lui, il finit par douter et par avoir le sentiment de ne pas être à sa place.

3 cœurs (au Centre), de Benoît Jacquot, nous raconte l’histoire d’un homme pétri de culpabilité amoureuse quand il découvre que sa femme est la sœur d’une autre femme qu’il a aimé et ne cessera jamais d’aimer. Filmé en province dans une famille bourgeoise, joué par des acteurs éblouissants, Benoît Poelevoorde, Charlotte Gainsbourg et Chiara Mastroianni, on assiste à l’implosion d’une famille matriarcale dans laquelle Catherine Deneuve, en observatrice silencieuse et impuissante, découvre les déboires et démêlés conjugaux de ses deux filles.

Belles projections à tous,

Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 17 AU 23 SEPTEMBRE

« Je ne suis pas sûr que ce soit un grand film, mais c’est un film aimable. Ce qui me motive dans mon travail de scénariste et d’auteur, ce sont les qualités humaines de mes personnages ».
Thomas Litli.

Cette semaine encore, nous vous proposons deux nouveaux films.

Hippocrate, que nous avions particulièrement apprécié à Cannes, de Thomas Litli, médecin de formation avant de passer derrière la caméra, est un récit d’apprentissage. Benjamin, interne dans le service de son père, éminent chef de clinique dans un hôpital public, découvre après la théorie, la complexité des problèmes humains, médicaux, financiers, matériels, politiques. Confronté, aux rapports complexes avec les malades et avec leurs familles mais aussi avec ses collègues parfois surmenés, et, à un médecin étranger manifestement plus compétent que lui et pourtant simple FFI (faisant fonction d’interne), il finit par douter et par avoir le sentiment de ne pas être à sa place.

3 cœurs, de Benoît Jacquot, nous raconte l’histoire d’un homme qui est pétri de culpabilité amoureuse, quand il découvre que sa femme est la sœur d’une autre femme qu’il a aimé et ne cessera jamais d’aimer. Filmé en province dans une famille bourgeoise, joué par des acteurs éblouissants, Benoît Poelevoorde, Charlotte Gainsbourg et Chiara Mastroianni, on assiste à l’implosion d’une famille matriarcale dans laquelle Catherine Deneuve, en observatrice silencieuse et impuissante, découvre les déboires et démêlés conjugaux de ses deux filles.

Belles projections à tous,

Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 10 AU 16 SEPTEMBRE

« J’affirme que la destinée des Juifs et des Arabes sur cette terre
ne sera pas séparée. Ils sont liés et doivent trouver des solutions pacifiques pour coexister, trouver des manières pour que chacun vive sa vie, pour qu’ils se nourrissent et se stimulent les uns les autres, et non pas uniquement par des conflits perpétuels. »

Amos Gitaï.

Cette nouvelle rentrée scolaire foisonne de nouveaux films et gageons que cet automne sera riche de belles découvertes. Malheureusement, n’ayant qu’une salle de projection, nous avons décidé de vous proposer plus de films mais avec moins de séances.

Cette semaine, Ana Arabia, nous conte l’histoire d’une petite communauté composée de Juifs et d’Arabes qui vivent ensemble dans une enclave oubliée à l’écart de Tel­Aviv. Filmé en un seul plan séquence, ce nouveau long métrage d’Amos Gitaï est un plaidoyer pour la paix au Proche-Orient.

Le Promeneur d’Oiseau, de Philippe Muyl, est loin de porter un regard critique sur le régime de Pékin. Cependant, tourné dans de somptueux paysages chinois, cette fable nous parle de relations entre générations, de transmission de valeurs, de l’importance des liens familiaux, d’environnement et de traditions. C’est l’histoire d’un voyage qu’effectuent un vieux paysan chinois et sa petite fille citadine pour ramener vivant un oiseau, dans son village natal.

Des films des dernières semaines ont touché bon nombre d’entre­vous et, pour les retardataires, nous avons décidé de garder, Sils Maria, de Bruno Assayas, Party Girl, de Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis et la splendide palme d’or, Winter Sleep, de Nuri Bilge Ceylan, pour quelques séances supplémentaires.

Que le cinéma vous mette en joie !!!
Frédérique