ÉDITO DE LA SEMAINE DU 27 AOUT AU 2 SEPTEMBRE

« Il y a beaucoup de romanesque dans le réel, dans la vie des gens ordinaires : celle d’Angélique en est pleine ».
Les réalisateurs du film « Party Girl » : Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis.

C’est avec ce nouveau film, « Party Girl »
récompensé à Cannes par les prix de la « Caméra d’or » et « Un certain regard », que nous ouvrons cette nouvelle semaine cinématographique. Angélique, la soixantaine, pour gagner sa vie, est entraîneuse dans un cabaret à la frontière franco-allemande. Elle aime la liberté, danser, boire et faire la fête mais est de plus en plus délaissée par les clients. Michel, un de ses habitués, lui propose alors de l’épouser.
Inspiré de sa propre histoire : jouant son propre rôle, Angélique Litzenburger a le courage d’assumer son personnage ne mettant aucun voile sur les sujets abordés : sa vie marginale, son âge, le désir, ses rapports avec ses propres enfants et avec les hommes.

Toujours à l’affiche cette semaine, un film que nous avons particulièrement aimé :

« Sils Maria » d’Olivier Assayas. Marie Enders, a triomphé au théâtre il y a 20 ans en jouant le personnage de Sigrid, une jeune femme troublante qui conduit Héléna au suicide, une chef d’entreprise plus âgée qu’elle. Un metteur en scène lui propose de reprendre le personnage de cette dernière.
Interprété magistralement par Kristen Stewart et Juliette Binoche, ce film est comme une vanité s’interrogeant sur la société du spectacle.

Que le cinéma vous mette en joie !!!
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 20 AU 26 AOUT

Lors du dernier festival de Cannes, il est un film qui m’a particulièrement marqué par l’interprétation magistrale des actrices, et en particulier, celle de Juliette Binoche, par les sujets et les questions qu’il aborde, par la somptuosité du décor dans lequel il a été tourné.

Sils Maria d’Olivier Assayas, nous conte l’histoire d’une actrice à qui l’on propose de rejouer une pièce qu’elle a interprétée vingt ans plus tôt, dans laquelle elle incarnait une jeune fille manipulatrice, conduisant une femme plus âgée au suicide. Cette fois, c’est le rôle de cette dernière qu’on lui propose. Le film interroge sur le parcours d’une actrice, entre passé et présent, ombre et lumière, début et fin de carrière. Il est tourné dans un paysage de montagne, l’ Engadine, au col de Malonga où se produit un phénomène climatique sous la forme d’un serpent nuageux.

Plusieurs d’entre-vous étant absents cet été, nous avons décidé de reprogrammer quelques films que nous avons aimés :

« Je voyage seule » de Maria Sole Tognazzi, nous raconte l’histoire d’Irène, 40 ans, indépendante, sans enfants ni mari mais qui aime son métier. Elle est « l’invitée surprise » d’hôtels de luxe.

« Boyhood », de Richard Linklater, nous décrit la vie quotidienne d’une famille américaine durant 12 années, en partant de l’enfance de Mason, le héros, pour arriver à l’âge adulte. L’œuvre du réalisateur est remarquable par sa fluidité dans la narration mais interroge, cependant, notre perception du temps qui passe.

Enfin, si vous ne les avez pas encore vu, je vous invite à aller voir cette comédie pleine de charme et d’humour, « Maestro » de Léa Fazer et    « Jimmy’s Hall » de Ken Loach qui nous plonge dans une Irlande rurale à peine sortie de la guerre civile.

Que le cinéma vous mette en joie

Frédérique