ÉDITO DE LA SEMAINE DU 28 MAI AU 3 JUIN

« Si j’écris ces notes à la première personne du singulier,
je sais qu’elles sont écrites à la première personne du pluriel. Mon frère. Je ne pourrais pas faire ce film sans lui et il ne pourrait pas le faire sans moi. Ses questions sont les miennes. Souvent ce sont elles qui me poussent à écrire ces notes comme le transcripteur d’une réflexion, d’une pensée partagée. C’est la même chose pour le scénario. Je tiens la plume mais elle écrit à deux mains ».

Luc Dardenne

Les frères Dardenne sont de retour et frappent à nouveau là où l’humanité oscille entre beauté et laideur. Pour raconter leur histoire, ils ont choisi la talentueuse Marion Cotillard, qui, pour l’occasion, a accepté de se « dardenniser », comme elle dit, pour interpréter cette ouvrière dépressive, menacée d’être licenciée, dispose de « Deux jours et une nuit » pour convaincre ses collègues d’abandonner leur prime de mille euros. Comme résume si bien la chanson de Petula Clark : « la nuit n’en finit plus » !

Sortie nationale oblige, nous n’avions pu programmer, cette belle histoire d’amour de Lucas Belvaux qui parle aussi de racisme et des préjugés, « Pas son genre », qu’une seule semaine, laissant de nombreux spectateurs frustrés de ne pas l’avoir vu. La chose est désormais réparée.

Belles projections à tous
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 21 AU 27 MAI

C’est le festival de Cannes et le rituel annuel est respecté. Sur la Croisette, on assiste à un mélange de genres et à cet inlassable défilé de cinéphiles badauds, curieux, starlettes d’un jour, professionnels, célébrités bien sûr…
Au delà des paillettes, c’est néanmoins le lieu pour découvrir de nouvelles perles qui feront le bonheur des cinéphiles. Cannes, c’est aussi une manière d’avoir un instantané soigneusement sélectionné de la production cinématographique mondiale où s’expriment les problématiques inhérentes à chaque continent ou pays. Pour l’instant, ce que nous en avons vu promet quelques belles projections. Un nouveau ton semble se dessiner cette année, celui de l’humour et du second degré, perceptible dans plusieurs films en compétition : on a envie de rire de la vie aussi féroce et absurde soit-elle!

Cette semaine au Club, un rendez-vous avec un ciné-débat mercredi 21 mai à 20h30 avec le film « A ciel ouvert » de Mariana Ottero qui nous conte l’histoire d’Alysson, Evanne, Amina…, des enfants psychiquement fragiles et socialement en difficulté qui, dans un lieu hors du commun, sont pris en charge par des adultes qui les aident à vivre apaisés.
Après une avant-première et une véritable montée des marches, mardi 20 mai:
« Deux jours, une nuit » des frères Dardenne: l’histoire de Sandra qui n’a qu’un week end pour convaincre ses collègues de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.

Que le cinéma vous tienne en joie!
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 14 AU 20 MAI

« Tout ce que j’ai appris de la vie ou sur les rapports humains,
je l’ai appris dans les films » Nan Goldin (photographe)

Rendez-vous cette semaine au Club et au Centre avec deux films présentés en compétition officielle à Cannes.
« Deux Jours, Une Nuit », des frères Dardenne, en avant- première, mardi 20 mai à 20h30 au Club, l’histoire de Sandra qui en très peu de temps, pour conserver son emploi, doit convaincre ses collègues de travail de renoncer à une prime.
« The Homesman » de Tommy Lee Jones au Centre à partir de dimanche 18 mai, un road movie entre le Nebraska et l’Iowa qui met en scène trois femmes qui ont perdu la raison, une pionnière indépendante et un vagabond.
Autres nouveaux films à l’affiche cette semaine :
« Ali a les yeux bleus » de Claudio Giovannesi. C’est l’histoire de Nader, jeune égyptien âgé de 16 ans, né à Rome, amoureux d’une italienne. Cela ne plaît pas à ses parents et il doit faire face à ses contradictions identitaires.
« Pas son genre » de Lucas Belvaux, nous conte la relation amoureuse entre un intellectuel et une coiffeuse qui adore le karaoké. Il est parisien, elle est native d’Arras : leur amour parviendra-t-il à rompre les barrières sociales, intellectuelles, culturelles ?
Et toujours : « My Sweet Pepper Land » de Hiner Saleem , et « Une Promesse » de Patrice Leconte.

Bon Cinéma
Frédérique

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 7 AU 13 MAI

C’est avec le dernier film « My Sweet Pepper Land » d’Hiner Saleem
(réalisateur et scénariste d’origine kurde et qui a fui le régime de Saddam Hussein à 17ans pour se réfugier en Europe) que s’ouvre cette nouvelle semaine cinématographique. Tourné comme un western, le film se passe dans les paysages magnifiques au carrefour de l’Iran, de l’Irak et de la Turquie.
A l’affiche aussi, « Une Promesse » de Patrice Lecomte (adaptation du livre de Stephan Zweig
« Le voyage dans le passé »), est un film sur la résistance au désir amoureux et à la séparation, dans lequel les silences et les gestes sont plus importants que les dialogues.
C’est le mois de mai ! Et si nous allions voir Paris en 1962 avec « Le Joli Mai » : magnifique documentaire, de Chris Marker et Pierre Lhomme, narré par Yves Montand, réalisé alors que la guerre d’Algérie vient de s’achever et qu’un vent de paix et de liberté souffle sur la capitale.
Ce film sera suivi d’un débat, vendredi 9 mai à 20 heures, animé par Sylviane Besson et Patrick Takerkart (historiens).
Mais encore, si vous ne les avez pas encore vu : « Dans La Cour » de Pierre Salvadori,
tragi-comédie avec des personnages attachants et sensibles, un peu dépressifs, qui vivent autour d’une cour d’immeuble .
Enfin, « Pelo Malo » de Mariana Rondon, chronique de la vie quotidienne d’un petit garçon au Venezuela qui aime aussi danser, chanter et se coiffer.

BON CINÉMA
Frédérique