ÉDITO DE LA SEMAINE DU 26 MARS AU 1 AVRIL

« Je suis satisfait si les spectateurs comprennent qu’ils ne sont pas devant
du cinéma vérité, qu’ils sont bien devant des acteurs, maquillés,
qui ont appris leur texte, que je ne triche pas. Je n’essaie pas d’imiter la réalité. Si j’imite quelque chose, c’est l’imaginaire. Je serais content si l’on disait de mes films qu’ils sont des documentaires sur l’imaginaire »
. Alain Resnais.

C’est avec le dernier film de ce réalisateur génial et inventif « Aimer, Boire et Chanter », récompensé au festival de Berlin, que s’ouvre cette semaine cinématographique. Ce film raconte la vie de trois couples, bouleversée par le comportement de leur ami Georges.
Alain Resnais nous a quitté. Je l’ai découvert il y a bien longtemps avec ses premiers documentaires et courts métrages étonnants comme « Les Statues meurent aussi » (réquisitoire contre le pillage des œuvres d’art dans l’Afrique coloniale), « Le Chant du Styrène », « Nuit et Brouillard ». Ce dernier, malgré les polémiques qu’il suscitât, reste un film de référence sur l’univers concentrationnaire. Outre ses documentaires, ce père de la modernité cinématographique, curieux pour la culture sous toutes ses formes, humaniste de tous les combats, nous a ravi avec des films tels que « Hiroshima mon amour », « Mon oncle d’ Amérique », « On connaît la chanson » pour ne citer qu’eux. Un Monsieur au cheveux blancs, en imper noir et chemise rouge s’en est allé…
Merci Alain Resnais

Bon Cinéma

FRÉDÉRIQUE

ÉDITO DE LA SEMAINE DU 19 AU 25 MARS

EDITO

Deux nouveaux films à l’affiche cette semaine.

« Les grandes ondes » de Lionel Baier : une comédie populaire, très seventies, loufoque, drôle, absurde qui raconte l’épopée de journalistes de la radio pendant la Révolution des œillets au Portugal.

« Dallas Buyers Club » de Jean Marc Vallée, porté par un acteur hors norme, Matthew McConaughey : une histoire édifiante sur la rédemption d’un macho homophobe qui devient altruiste et tolérant après avoir appris sa séropositivité.

Aussi, laissez-vous surprendre et oubliez vos préjugés sur les histoires de vampires en découvrant l’étonnant dernier film de Jim Jarmusch « Only lovers left alive » sur ces dandys immortels, érudits et mélomanes qui errent à travers Détroit et Tanger. Même pas peur !!!

Encore, « The Grand Budapest Hôtel » dernier film d’un cinéaste inventif, Wess Anderson, qui raconte la vie extravagante d’un maître d’hôtel et de son « lobby boy ».

Toujours, « Un week end à Paris » de Roger Michell, escapade parisienne tendre et cruelle, d’un couple de sexagénaires so british !!!

Bon Cinéma
Frédérique

EDITO DE LA SEMAINE DU 12 AU 18 MARS

Je me lasse parfois des histoires de « quinquas » et de « sexas »,
alors pour raviver la flamme, j’ai décidé de vous proposer une histoire d’immortels !!!
Des nouveaux films, une actrice sublime, Tilda Swinton, deux fois à l’affiche et un rendez-vous pour cette semaine : à vos agendas !!!

« Only lovers left alive » de Jim Jarmusch, presque autant mélomane que cinéaste, une histoire décalée, pleine d’humour, de dandys immortels, vampires et cultivés qui survivent dans des villes délabrées.
« The grand Budapest hôtel » de Wess Anderson, la vie d’un grand hôtel et d’un séducteur raffiné dans l’entre deux guerres. Du grand cinéma à l’ancienne.
« Un week end à Paris » de Roger Michell, escapade parisienne, tendre et cruelle d’un couple de sexagénaires.
« Ida » de Pawel Pawlikowsi, très beau film en noir et blanc, sur l’histoire d’une nonne juive, qui ravive le passé trouble de la Pologne pendant la seconde guerre mondiale. Enfin, une soirée débat, en présence de l’historien Michel Etievent, le vendredi 14 mars à 20h30 avec la projection du documentaire « Les jours heureux » de Gilles Perret ; film sur ces résistants, Stéphane Hessel, Raymond Aubrac (eux aussi immortels)… qui vont rédiger le Programme National de la Résistance et dont sont issues toutes nos grandes lois sociales.

Bon Cinéma
Frédérique

L’ÉDITO DE LA SEMAINE DU 5 AU 11 MARS

« Je souhaite approcher par le film la complexité de la pensée, son mécanisme interne. Dès qu’on descend dans l’inconscient, l’émotion naît. Et le cinéma ne devrait être qu’un montage d’émotions ».

Alain Resnais

Un grand monsieur est mort ! Il m’a fait rire, réfléchir, il m’a émue, étonnée, charmée. Pendant des années j’ai utilisé son documentaire « Nuit et brouillard » pour transmettre aux élèves sa vision de l’ignominie du totalitarisme nazi. Le 26 mars, je serai heureuse de passer au Club, son dernier film « Aimer, boire et chanter » . Au revoir Alain Resnais.

Un nouveau film cette semaine au Club, « Un week end à Paris » de Roger Michell, une comédie dramatique qui raconte l’histoire d’un couple qui vient fêter ses 30 ans de mariage à Paris. Encore et toujours « Ida » de Pawel Pawlikowski, un des grands films de l’année, avec des prises de vue en noir et blanc magnifiques, sur l’histoire d’une nonne juive qui découvre le passé trouble de la Pologne pendant la seconde guerre mondiale. Mais aussi, « Gloria » de Sebastian Lelio, l’histoire d’une sexagénaire qui, malgré les vicissitudes de la vie, relève toujours la tête. « Tante Hilda » de Jacques Rémy Girerd, fable écologique sur l’utilisation désastreuse des OGM, et toujours pour quelques séances, « 12 years a slave » de Steve Macqueen en VOSTF récompense comme le meilleur film aux oscars.

Bons films

Frédérique