L’édito de la semaine du 29 janvier au 4 fevrier

« Quand les gens sortent de la salle en disant « on a la patate », je me dis : ce n’est pas un film pour rien ». Solweig Anspach.

J’aime le cinéma et j’ai envie de voir beaucoup de films, si possible de qualité.

Cependant, étant tributaire d’un nombre limité de séances dans la semaine mais aussi des exigences des distributeurs, particulièrement lorsqu’un film est une sortie nationale, les autres films programmés ne passent alors que pour quelques séances. Entre les exigences économiques des uns et les désirs des autres il y a un équilibre à trouver, il faut faire des choix et laisser peut-être de côté des perles !!!

Cette semaine, vous pourrez découvrir deux nouveaux films :
« The Lunchbox », de Ritesh Batra, une réflexion sociale et sentimentale sur les classes moyennes indiennes qui devrait réveiller vos papilles.
« Philomena », de Stephen Frears, portrait d’un vielle dame à la recherche du fils qu’on lui a retiré à la naissance. film brillant, drôle, émouvant.

Mais aussi, si vous ne les avez pas encore vus :
« Lulu femme nue » de Solweig Anspach, une histoire de gens simples avec une Karin Viard magistrale.
Et enfin « A touch of sin » de Jia Zhangke, fresque violente sur une société chinoise corrompue et qui rend hommage aux humiliés.

Bon cinéma

Frédérique

Édito de la semaine du 22 au 28 Janvier

« Le cinéma sert à comprendre les raisons des personnages même dans les actes que la morale condamne », Jia Zhangke.

C’est avec deux nouveaux films que s’ouvre cette semaine cinématographique.
« Lulu femme nue » de Solweig Anspach, adapté de la BD d’E. Davodeau, est l’histoire d’une mère de famille (magistralement interprétée par Karin Viard) qui, à la suite d’un entretien d’embauche qui se passe mal, décide de rompre les amarres quelques jours, abandonnant mari et enfants. En chemin elle rencontre des gens qui l’aident à reprendre son autonomie, à éprouver de nouveaux sentiments et lui permettent de se reconstruire peu à peu.
« A touch of Sin » est un remarquable instantané des métamorphoses que subit la Chine contemporaine. Jia Zhangke nous conte quatre histoires inspirées de faits réels dans lesquels des laissés-pour-compte se retrouvent confrontés à la corruption, au harcèlement, au travail dégradant, à la solitude, à l’immigration. Pour retrouver leur dignité, ils se mettent hors la loi .
Ce film récompensé à Cannes par le prix du meilleur scénario est interdit au moins de 12 ans.
Encore pour cette semaine, « Le géant égoïste » de Clio Barnard est un beau film dans la tradition du cinéma anglais, sans concession, sur l’enfance, sur l’amitié et sur les marginaux dans une Angleterre toujours hantée par la crise sociale.

Bon cinéma !
Frédérique

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Lucas